Liz’ au Koweït | Expat’Interview #10

Carte d'identité

Salut Liz’ ! Alors toi, tu es expatriée dans un pays peu commun…

Oui, ça fait 3 ans que je vis au Koweït, à Salmiya exactement !

Salmiya Koweit

Franchement en lançant mon projet d’interviews d’expatriés jamais je n’aurais songé avoir le témoignage de quelqu’un expatrié au Koweït, c’est génial ! Et tu fais quoi là-bas ?

Je suis maitresse d’école chargée d’une grande section de maternelle

Tu es partie seule ?

Oui.

Je pense que tout le monde se pose déjà la question alors : pourquoi le Koweït ?

Je ne trouvais pas de travail en France, j’ai postulé dans plein de pays et seul le Koweït m’a répondu.

Et puis le Koweït était dans la liste parce que mon père y a travaillé il y a une vingtaine d’années. Je trouvais ça marrant de marcher sur ses pas. Surtout que le Koweït est un pays très peu connu…

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

L’entretien téléphonique avec le directeur de l’établissement. J’ai réalisé que je n’avais rien à perdre en y allant…

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

De l’excitation et de l’appréhension !

Tu parles quelles langues ?

Je parle français et anglais couramment.

Donc tu ne parles la langue officielle du pays (arabe koweitien). Tu dirais qu’il faut l’apprendre avant de venir ?

Pas forcément. C’est mieux de la parler j’imagine mais on peut très bien vivre sans.

En quoi ça t’a posé des difficultés ?

Pour me faire des amis et simplement pour le quotidien.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

Rien, je suis partie tellement rapidement que je ne pouvais pas faire mieux, honnêtement !

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur le Koweït ?

…nulle part !

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Rien non plus. Je trouve que mon arrivée s’est plutôt bien passée… Avec les difficultés que j’ai rencontrées, je m’en suis bien sortie !

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdu(e) ? Si oui, dans quel sens ?

Complètement ! Les coutumes sont différentes, je parlais très mal anglais, pas un mot de Koweitien. Il faisait 47 degrés à mon arrivée donc difficile de vivre la journée, je n’avais pas de voiture, les débuts ont été très compliqués.

47 degrés, OUCH ! Tu as dû avoir un ajustement au climat j’imagine…

Il fait CHAUD. C’est le désert ! Il faut s’habituer à vivre sous 40 degrés et + ! Et l’hiver il fait un froid de bord de mer, les maisons sont très mal isolées…

Du coup, j’imagine que tu as dû t’ajuster à l’habillement aussi ?

Evidemment, je vis dans un pays très traditionnel. Du coup, ça dépend d’où je vais. Sur mon lieu de travail, je m’habille comme en France, après ça dépend des endroits. Mais globalement, je ne porte pas de décolleté ou de débardeur, j’ai des jupes courtes mais elles ne sont pas sexy.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Je n’en ai pas plein mais je ne galère pas et je n’ai jamais galéré…

Des locaux ou des expatriés ?

Des locaux.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse à Salmiya ?

Je suis brune, matte, les yeux marrons alors je peux passer pour une Arabe. J’imagine que pour les blonds c’est différent !

Qu’en est-il des coutumes ?

C’est un pays très religieux… Par exemple, on ne mange ni ne boit dehors pendant le Ramadan.

As-tu dû ajuster ta façon de vivre ?

Oui, j’ai ajusté ma façon de vivre mais pas aux coutumes du pays. Ici, on vit la nuit, moi au contraire je vis exactement au rythme du soleil.

Est-ce-que tu as dû t’habituer à la nourriture ?

Les quantités sont énormes ! C’est beaucoup plus sucré, plus salé. J’ai pris 10kg la première année.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de travailler ?

Non, je travaille dans une école française.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oui et non. Les Koweitiens que j’ai rencontrés sont plutôt ouverts et curieux, donc je peux expliquer comment ça marche en France. Cependant, oui, il faut accepter la générosité extrême et un non-respect de l’espace vital (en France, on ne dérange pas, on n’appelle pas le soir etc. pas ici !)

Y a-t-il une législation particulière au Koweït ?

Oui ! La peine de mort n’est pas abolie ici et en tant qu’expatriée, je peux être renvoyée dans mon pays si je ne suis pas les règles.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation selon toi ?

La première année : l’administratif a été long… Vivre sans permis de conduire ni voiture a été très difficile.

Quels conseils donnerais-tu à quiconque voudrait venir vivre au Koweït ?

Soyez prêt à envisager votre vie autrement que dans votre pays d’origine.

Pour conclure, comment décrirais-tu ton expatriation au global ?

Je dirais qu’elle est facile et agréable.


Aujourd’hui c’est sous une chaleur de presque 50 dégrés qu’on s’évade au Koweït grâce à Elisabeth (Liz’), une maîtresse d’école pas comme les autres ! Encore merci d’avoir répondu à mes questions Liz’ ! 🙂


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié sur mon blog !

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Life’s Sweet In Singapore | Sat’Update #3

Day: Saturday the 8th, December 2018 (late afternoon).

Location: McDonald’s, at United Square Mall (Novena), Singapore.

Last event(s): very busy week at work, have made my first Singaporean friend & purchased my new BuJo for 2019.

Next event(s): building IKEA furniture that arrived at my apartment on Wednesday & getting internet connection at home.

Current state of mind: very excited to prepare lots of contents for the coming new year (more Blogposts, more Instagram pics, new Bullet Journal).

Current state of body: feeling good & full.


This week was extremely busy but at the same time life’s been so sweet here.

Here in Singapore, you never worry about the time, or the weather (even when it’s raining because you just get under the covered passages), or walking home at 2 a.m., or getting food whatever the time of day or night may be, or making friends…

Singaporeans are so friendly and genuine I still can’t believe they actually exist!

My new friend told me how she and her friends have always been afraid to go to France and all I can say is how much I can relate to it now that I can see how untroubled and oblivious life here may be…

I can’t wait to tell you all about it! I have been making lists of topics I absolutely want to cover on my blog and I can’t wait to sit down and write the related blog posts for you all!


Until next time (and don’t forget to travel),

Lilly,

aka The French Hat

I Left France For Singapore! | J’ai quitté la France pour Singapour | Expatriation #2

MY SECOND VLOG: I LEFT FRANCE FOR SINGAPORE!

On my YouTube Channel Lilly Out And About!

Don’t forget to go and subscribe to it to support me 🙂


MON SECOND VLOG : JE PARS SEULE A SINGAPOUR !

Sur ma chaîne YouTube Lilly Out And About !

N’oubliez pas d’aller vous abonner pour me soutenir 🙂

Bear With Me: I’m Only Switching Continents! | Sat’Update #1

Day: November 17 (morning).

Location: at a friend’s house, in Suresnes (Parisian suburbs).

Last event(s): leaving my apartment in France.

Next event(s): expatriation in Asia coming in approximately 30 hours.

Current state of mind: not ready for what’s coming tomorrow.

Current state of body: completed knackered.


I just wanted to update you guys on my life because everything went so fast I didn’t have a chance to post anything on my cherished blog for about 2 weeks!

Those last two weeks easily were the busiest two weeks of my entire life: I’ve moved out of my apartment in Versailles (France), said goodbye to Versailles Palace, and that took my friends and family (and I) three days in total (saturday morning until monday evening). For three days, I had to stay alert without discontinuing, which was extremely exhausting.

But I’ve done it, and now I’ve moved out and most of my stuff is in transit, between here and there… Lost in Translation? haha just kiddin’, I’m way too tired to make witty remarks xD

I’ve even vlogged everything so that you’ll be able to see! We’ll talk about my YouTube channel and its future in another blogpost, but I’m just saying: you’ll have a Moving Vlog coming your way soon 🙂

Soooo yes, my main photo for this blogpost is quite blurry on purpose: this is only meant as a teaser for my upcoming vlog!! Tell me whether you’re excited about it, I sure am myself!!!

Anyway, I am leaving France tomorrow evening, and I’ll be arriving in Asia on Monday afternoon.

IS THIS REALLY HAPPENING?!


See you on my next round of adventures!

Lilly,

aka The French Hat

Alix la New-Yorkaise | Expat’Interview #8

ID ALIX

Bonjour Alix c’est un plaisir de t’interviewer ! Que fais-tu dans la vie ?

Je travaille dans l’audiovisuel, assistante de production. Je suis freelance donc je fais beaucoup de choses différentes. Assistante de production, chargée du public et invités, traductrice…

Et donc tu vis à New York ! Depuis combien de temps ?

Depuis 4 ans maintenant.

Est-ce-que tu y es seule là-bas ?

Non, je suis avec mon mari.

Pourquoi es-tu partie ?

A l’origine c’était pour le boulot, mais désormais c’est surtout pour mon mari.

Dis m’en un peu plus sur ton chemin de vie, pourquoi New York ?

Après avoir obtenu mon diplôme de fin d’étude à NYC -j’étais à l’EFAP Paris* mais j’ai fini mon cursus à New York- j’ai obtenu un job dans une émission TV.

Depuis tout s’est enchaîné, je me suis mariée à un américain qui travaille aussi dans l’audiovisuel, il est caméraman. Grâce à mes connexions et les siennes nous avons agrandi notre réseau. Le fait d’être freelance m’a permis de lancer mon blog et bientôt des vidéos sur la vie d’expatrié et surtout sur NYC.

New York me rappelle beaucoup Paris… C’est une grande ville, qui bouge et surtout où il y a le plus d’opportunités de travail, avec L.A. bien entendu.

Quelle a été ta principale motivation pour rester ?

Travailler dans une grosse émission américaine. J’ai eu une grosse opportunité mais j’étais en plein processus de Green card, et peu de gens le savent mais pendant plusieurs mois, nous ne sommes pas autorisés à travailler… j’ai donc vu cette opportunité s’envoler mais je ne désespère pas.

Pour le moment je travaille sur de grosses émissions sur NYC.

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

J’ai tout simplement eu une opportunité que je n’aurais jamais eu si j’étais restée en France. Mon rêve absolu était de venir ici et de travailler dans la TV, je ne pouvais pas dire non.

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

Un mélange d’excitation et d’appréhension !

Tu parles combien de langues ?

2 : le français et l’anglais.

La connaissance de l’anglais t’a aidée dans ton expatriation ?

Oui, pour trouver un boulot et trouver un endroit pour vivre, et puis simplement pour le quotidien. Il faut parler anglais avant de venir.

Tu as rencontré des difficultés ?

Oui pour me faire des amis, et aussi dans le quotidien.

Pour les amis j’ai galéré, et je galère toujours. J’ai tout de même réussi à m’en faire, et ce sont plutôt des locaux.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

Je dirais le processus pour obtenir les papiers pour travailler. Les américains ne rigolent pas avec ça. Il faut souvent attendre plus d’un an, avoir un employeur prêt à débourser beaucoup d’argent. Ce n’est vraiment pas facile.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

Rien de différent. Il faut vivre au jour le jour et surtout être prêt moralement. Je me suis expatriée pour un an et j’ai rencontré mon mari, maintenant ça va bientôt faire 4 ans que je suis ici.

Heureusement que j’ai mon mari pour me soutenir. Il faut aussi avoir de la famille qui croit en vous.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Je pense que j’aurais du continuer à postuler pour d’autres opportunités. 6 mois après mon arrivée l’émission a été annulée et j’ai du tout recommencer à zéro. Il faut être très ouvert et ne jamais dire non à une opportunité de travail ici.

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur l’expatriation à New York et aux Etats-Unis en général ?

Nulle part… j’ai vraiment tout fait toute seule… j’aurais beaucoup aimé avoir de l’aide ou un endroit pour parler avec d’autres expatriés. Les US sont très prisés mais il y est très difficile de s’expatrier.

Je pense que beaucoup de gens ne souhaitent pas partager leur aventure car ils sont souvent ici sans papiers, ou ne veulent tout simplement pas partager comment ils ont obtenu leur visa.

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Heureusement pour moi, j’ai vécu deux ans à New York lors de mes études.

Mais la toute première fois était très stressante, je ne parlais pas anglais, j’avais tout juste 20 ans. Je quittais le cocon familial pour une vie à l’autre bout du monde. J’ai eu beaucoup de hauts et bas, mes parents peuvent en témoigner mais ça en valait le coup.

Aujourd’hui j’ai la vie que j’espérais, c’est pas parfait mais je ne pense pas que j’aurais pu accomplir autant de choses en si peu de temps en France.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse à New York ?

Oui, plutôt.

Quels conseils tu donnerais à quiconque voudrait venir vivre en tant qu’expatrié à New York ?

Il faut s’accrocher, le vouloir et surtout ne jamais abandonner. C’est difficile mais vraiment top quand on arrive à travailler et vivre correctement ici. Il faut se faire beaucoup de contacts et toujours les relancer.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la nourriture ?

Ahh… la nourriture américaine… très très grasse… je me suis jamais posé la question. Oui j’ai du m’adapter mais ça n’a pas été si difficile.

Je me fais à manger quand je peux et j’évite quand je peux leur fast food. Même si j’y vais plus qu’en France, j’essaie de maintenir un minimum d’équilibre.

J’ai eu beaucoup d’empoisonnement alimentaire au tout début mais maintenant je fais beaucoup plus attention.

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux gens ?

Les américains sont très superficiels. Ils sont souvent vos amis pour une raison, ils cherchent toujours à savoir ce que vous pouvez leur apporter. Il faut s’ajuster et jouer le jeu.

C’est aussi comme ça que j’ai pu me faire autant de contacts car il faut juste savoir comment s’y prendre. Les vraies amitiés sont rares.

Est-ce-que tu as du t’ajuster au climat ?

L’hiver est violent ici, c’est vrai qu’en France on a pas des hivers aussi froids.

Ici à NY on passe d’un extrême à l’autre. Il va faire très très froid en hiver et très très chaud en été. On n’a pas de mi saison…

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux types de vêtements ?

Non, pas vraiment.

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux coutumes ?

Pas vraiment. À part Thanksgiving, je n’ai pas vraiment du m’adapter à leurs coutumes.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de vivre ?

J’ai gardé ma façon de vivre européenne. Je l’ai même imposée à la maison. 3 repas par jour assis à table. Et le dimanche c’est repos, si l’on peut.

Les américains vivent dans le mouvement, ils ne s’arrêtent jamais de travailler ou de bouger.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de travailler ?

Les américains travaillent non-stop, ne comptent pas leurs heures de travail. Ils rentrent chez eux et continuent à travailler. Pas de 35h ou 4 semaines de vacances ici.

Mon premier job était ici, je n’ai pas vraiment travaillé à plein temps en France, donc je ne connais que le mode américain, mais je sais que de nombreuses personnes expatriées ont du mal à s’adapter au rythme de travail.

Durant ta période étudiante est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon d’enseigner ?

Pas vraiment mais je trouve que l’on était assez libres. Ils nous laissaient faire beaucoup de choses nous-mêmes.

Ils ont des examens importants à la mi-semestre et en fin de semestre. C’est là où vous bossez le plus, mais comme dans toute université.

Ton dernier mot ? 🙂

Il faut se lancer mais y réfléchir à deux fois. Ce n’est pas facile et sans un plan bien défini on peut vite avoir des désillusions. Mais NYC c’est cool, il faut venir XD 🙂


C’est avec un grand plaisir que je partage aujourd’hui l’interview d’Alix, la New-Yorkaise du blog ! 🙂 Alix gère un super blog sur lequel elle partage énormément de choses sur sa vie d’expat’ alors n’hésites pas à aller la suivre !

Blog d’Alix : Vis ma vie d’expatriée

Instagram d’Alix : @vismaviedexpatriee

Elle représente aussi C my Cities à NYC, une entreprise qui aide à programmer des voyages et même des déménagements pour ceux qu’ils veulent s’expatrier ou les étudiants. Si ça t’intéresse ça se passe ici :

Site Web Cmycities : cmycities.com


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié sur mon blog !


*EFAP Paris : Ecole de communication (site internet : EFAP).

Rémy (Indiana Jones) en Australie| Expat’Interview #7

ID rémy

Salut Rémy ! Alors raconte-moi un peu ton expatriation/ voyage/ aventure ?

En effet c’était tout ça à la fois ! En fait, j’ai fait 1 an et demi de voyage, backpacking, pour partir à la découverte d’un autre mode de vie. J’ai pu le faire suite à un arrangement avec mon employeur, en cumulant la pose d’un congé sabbatique + d’un congé sans solde !

Ah oui quelle chance ! Qu’est-ce-qui t’avait poussé à demander ça ?

Quand un ami m’a dit qu’il était ok pour partir aussi : à ce moment j’ai su que c’était sûr que je partais !

Tu as ressenti quoi ?

Beaucoup d’excitation !

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir l’Australie en particulier ?

Un ami pouvait me trouver un job dès mon arrivée.

Tu étais où ça ?

A Perth exactement.

Perth Australie

Tu parles quelles langues ?

Français et anglais, et j’ai des bases en allemand et italien.

Du coup tu connaissais la langue du pays dans lequel du partais. En quoi cela t’a aidé ?

Pour tout : trouver un boulot et un endroit pour vivre, me faire des amis et simplement pour le quotidien. Trouver un boulot a tout de même été la chose la plus compliquée.

Est-ce que tu conseillerais d’apprendre la langue avant de venir ?

C’est un plus mais il n’y a rien de mieux que d’être sur place pour apprendre.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

La gestion du budget pour alterner travail et voyage.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Mieux caler la date d’arrivée sur la date de début du job (saisonnier)

Où as-tu trouvé le plus d’infos sur l’Australie ?

En faisant des recherches Internet, en allant consulter des forums, etc.

Le jour où tu es arrivé, est-ce-que tu t’es senti perdu ?

Non, j’avais bien préparé mon arrivée.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Oui je m’en suis fait des tas !

Plutôt des locaux ou des expatriés ?

Les deux !

Est-ce qu’il est facile de se fondre dans la masse en Australie ?

Oui, plutôt.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait venir vivre en Australie ?

De bien gérer son budget !

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la nourriture ?

Oui, le fromage me manquait 🙂

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux gens ?

Pas spécialement.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la législation ?

Pas spécialement non plus.

Est-ce-que tu as du t’ajuster au climat ?

Un peu, le climat est plus chaud.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à l’habillement ?

Pas spécialement non plus !

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de travailler ?

Oui, les jobs réalisés étaient beaucoup plus manuels que celui exercé en France.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de vivre ?

Oui, j’ai du m’adapter à la vie en mode backpacking !

C’est-à-dire ?

Eh bien en fait je ne suis pas resté en Australie les 1 an et demi : j’ai aussi fait 6 mois de backpacking en Asie !

D’accord ! Je comprends mieux !

Oui mon expérience est davantage une vie de voyage plutôt qu’une expatriation à proprement parler 🙂

Je vois ! Le retour a du être vraiment difficile.

Oui, le retour au train train quotidien n’est pas évident.

Et tu penses déjà à repartir ?

Oui, mais plus sur des périodes de vacances (déjà reparti 3 semaines en Inde) pour ne pas nuire à ma vie professionnelle.

Je te remercie de tes réponses Rémy, je pense que tout cela intéressera pas mal de personnes ! A la prochaine !


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Tu veux participer ? Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié sur mon blog !

Time To Say Goodbye Again | Thoughts On Expatriation #2

I’ve had a hard time writing on this topic, because I do think I’m not like many people and it’s making me nervous. But I’ve also said I’ll be as honest as possible on this blog. October the 15th has passed, therefore it’s official: I’ll be leaving for my second expatriation in less than a month.


And yes, you’ve guessed it, Singapore is the destination!

Small disclaimer: in this blog post, I’ll be talking about very sensitive subjects, on purpose, because I feel like giving my opinion and let my voice be heard is quite as important as hearing the voice of others on those subjects. So there will be talk about:

  • Expatriation v. immigration;
  • White European girl wanting to discover as much as she can about the Asian culture(s);
  • Moving v. Traveling

To make things perfectly clear, I’m going to Singapore to work, and work a lot for that matter. And anyway, Singaporean authorities wouldn’t let me stay on their land otherwise. You can find a lot of resources on that subject everywhere on the web.

But to be perfectly honest, I can’t believe my luck.

The Wonders Of Asia

My first expatriation was in Ireland, and it already was quite a change compared to France. I had some preconceived ideas about the culture that were literally blown away by the end of my two years living there. And I’ve discovered things you could never find in books or on the internet. But that’s for another blog post.

But now Asia, this is a whole other story.

As a white French girl, I will say I feel as far from the Asian culture as can be: not by choice, though. I would love to know more about each and every culture composing it, making this culture one of the oldest, richest and most diverse of our world.

COLLAGE ASIA

Japan I know a lot already, due to my early interest in this country and my learning of its language since early 2017. But what about the others?

Bengali, Burmese, Chinese, Cambodian, Dravidian, Filipino, Hmong, Hong Kong, Indonesian, Israeli, Korean, Kurdish, Lao, Macanese, Malaysian, Miao, Mongolian, Punjabi, Tibetan, Romani, Sindhi, Tajik, Taiwanese, Thai, Vietnamese, Malay…

What am I rambling about? I say this because Singapore is a real melting pot: it has a diversity of languages, religions, and cultures, with 4 official languages, 8 religions being practiced on its land, and at least 9 completely different cultures thriving there.

And for the record, I currently feel two things:

  • I feel very lucky to be able to see what I’ve been dreaming about with my own eyes;
  • I feel disappointed I’ll probably never be able to fit in any of the Asian countries.

Which brings me to my next point:

Why Stay In My Original Country?

…while there is so much to discover elsewhere?

And I do mean discovering it by actually living in those places. Not wandering about during your annual two-week holiday trip.

I’m not saying you won’t see anything in such a short period of time, but rather that you won’t be able to get very much in depth on anything.

And now, ladies and gentlemen, I will be touching on those sensitive points I’ve disclaimed above.

I’m not judging anyone, I’m just saying I know you simply cannot get a good idea of a place and its culture(s) while only staying there for less than three months. And yes that’s a totally subjective minimum.

Now, people will have different takes on this, but I also think a place cannot be detached from its living population: therefore it’s constantly growing and you will never be able to know everything about it (but I guess it’s now more a matter of what you consider being a ‘knowledge’… but I’m going too far).

My point is, I’m not saying I wish to discover the Asian culture to then become a sort of sociological expert or a tour guide.

I’m not fooling myself thinking I’ll know everything there is to know about Asia even after living there for years.

But I can try experiencing as much as I can get into my system.

In fact, just so you know I make a point living like locals when I’m in another country. Not imitating, but experiencing life as they do. So that after a while, I can consider myself a local without blushing.

And I’m desperate to do it again soon.

Privileged French Expat’

Okay, third sensitive point. And it may be the worst one for many people. So without getting into much detail I’ll just say this:

Yes, I am white. Yes, I am French and therefore extremely favoured compared to most of the world’s population.

But I can’t do anything about those two things.

Yes, I have the opportunity to expatriate myself, i.e. moving to another country where I’ll be working (/immigrating: moving to another country because my original one cannot welcome me anymore).

And YES, I know how lucky I am and how many people would love to find work in the first place and what’s more find work in another country than their original one.

I’m not saying being aware of it wipes out the fact I still am considered privileged.

I only wanted to address this topic before getting real hate about it, and I know I will get it.

Saying Goodbye…

Last time I knew I would stay in Ireland for 2 years.

This time I’m saying goodbye for I don’t know how long… every single one of my close family members and friends have already planned their trip to come and see me over the next year.

Adventure cannot get more real than that, despite it being a sensitive matter because of my skin colour, nationality and situation in life.

And you know what? Maybe I should be, but I’m not scared one bit.

Until next time,

With love,

Lilly

aka The French Hat


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