Construire sa vie au Japon : l’histoire d’Eva | Expat’Interview #5

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Bonjour Eva ! Alors toi tu es expatriée depuis longtemps n’est-ce-pas ?

Oui, ça fait déjà 7 ans que je vis au Japon, depuis mai 2011 ! J’habite maintenant à Nishinomiya (西宮市), entre Kobe (神戸市), capitale de la préfecture de Hyōgo, et Osaka (大阪市).

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Peux-tu m’en dire un peu plus sur toi et la raison de ton expatriation ?

Je suis partie par amour : j’ai juste suivi celui qui est devenu mon mari pour rester avec lui. Nous sommes depuis devenus parents. Mon mari voulait rester habiter près de sa famille car il bosse dans la boîte familiale.

Quel a été le point de non-retour ?

Quand mon mari m’a fait sa demande en mariage vers le milieu de mon visa Vacances-Travail.

Waouh ! Et qu’as-tu ressenti à ce moment, sachant que tu ferais ta vie au Japon ?

Un mélange d’excitation et d’appréhension !

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur le Japon ?

Je n’ai même pas cherché, j’ai suivi mon mari.

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Culturellement oui, car au début j’ai cohabité 6 mois avec mes beaux-parents…

Quelles langues parles-tu ?

Français, anglais, espagnol, japonais (portugais je le comprends, mais n’arrive plus à le parler).

Penses-tu qu’il soit nécessaire d’apprendre le japonais avant de s’expatrier au Japon ?

Oui tout à fait.

C’est vraiment nécessaire ?

Oui pour à peu près tout : trouver un boulot, se faire des amis, et pour le quotidien de manière générale.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

J’ai mis du temps, les amitiés japonaises sont particulières.

Ce sont plutôt des locaux ou des expatriés du coup ?

Les deux.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse au Japon ?

Non, ce n’est pas évident. Etant européenne, je ne passe pas inaperçue dans la foule…

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

Les 6 mois de cohabitation avec mes beaux-parents quand je suis arrivée avec mon visa Vacances-Travail.

Quels conseils tu donnerais à quiconque voudrait venir vivre en tant qu’expatrié là où tu es ?

Apprendre la langue, les coutumes en premier. Si on vient par amour, habiter avec la personne dans son pays plusieurs mois avant de passer le pas du mariage car souvent les gens n’ont pas le même comportement à l’étranger que dans leur pays surtout quand les cultures et mentalités sont si différentes. Cela évitera bien des désagréments et les complications si un enfant se trouve au milieu.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

Oui sans problème.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oui, on va dire que je fais ce qu’il faut en leur présence, mais chez moi je fais à la française.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

Non, je ne supporte toujours pas l’été japonais. Trop chaud, trop lourd, trop humide, trop long. Le haut taux d’humidité empire toutes ces sensations, chaque été est un calvaire pour moi au point de faire des malaises.

Ah oui je vois… je sais ce que c’est, j’y étais cet été pendant la canicule ! Et du coup, est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

J’ai gardé mon style vestimentaire simple et classique, mais j’ose mettre davantage de robes et de jupes car ici les femmes ne sont pas jugées et portent du très court.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux coutumes ?

Oui pour certaines choses que je connaissais déjà, j’ai mis du temps pour d’autres et il y en a d’autres auxquelles je ne m’habituerai jamais ou n’en ai pas envie.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de vivre ?

Oui, il le faut sinon on ne peut pas vivre ici.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de travailler ?

Ne travaillant pas dans une entreprise japonaise, j’échappe au stress et tout ce que cela englobe.

Le mot de la fin ?

Vivre au Japon et y venir pour des vacances c’est très différent, mais c’est un beau pays qui vaut le coup d’être visiter pour son dépaysement total. En temps que touriste, sans pour autant parler japonais, on s’y sent bien et on peut y passer un très agréable séjour.


Eva partage très régulièrement son quotidien d’expatriée française au Japon sur mon blog ! Mais je la laisse présenter elle-même son blog :

« Eva, alsacienne expatriée au pays du soleil levant depuis 6 ans. Épouse de japonais, maman d’un petit garçon et professeur de FLE à Kobe. Je partage sur mon blog un peu de mon quotidien ainsi que mes découvertes, mes voyages et ces différences culturelles avec lesquelles je cohabite. Je publie un nouvel article tous les 10, 20 et 30 de chaque mois. N’hésitez pas à vous abonner, je serais ravie de lire vos impressions ! »

N’hésitez surtout pas à aller faire un tour sur son blog et vous abonner !

Son blog : Frenchy Nippon

Son compte Instagram : @frenchynipp0n

Sa page Facebook : Quotidien d’une expatriée au Japon

Son compte Twitter : @frenchynippon


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié(e) sur mon blog !


*FLE : Français Langue Etrangère

**© Photos : Eva, FrenchyNippon.

On Top Of The Californian Hills | World Tour #7

Our second day in San Francisco started with a huge Starbucks latte in hand, which was fortunate in light of the day we had ahead of us.


Coffee At Alamo Square Park

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Ahhhh, the Painted Ladies. What a beautiful sight! I’ve taken many more pictures of them than those two, but I can’t overload this blog… I was finally being able to see them with my own eyes!

Their colors were indeed so vivid and each and every one of them was completely unique. To think that people actually live in them blows my mind as those may well be the most photographed inhabited houses of the world!

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We then went to take the bus that would take us west, to the Golden Gate Park where fun would never end!

A Morning At The California Academy Of Sciences

California Academy of Sciences
© California Academy of Sciences / San Francisco

Although it was sunny until then, when we arrived at the huge building of the California Academy of Sciences it was almost raining. Ahhhhh the joys of being in a oceanside town…

Anyway, we rushed inside, to discover an ENORMOUS T-rex squeleton, welcoming us right at the entrance! We took some maps of the Academy and began the exploration.

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This wasn’t a museum, nor anything we’d ever visited: this truly was a temple for Science! There were so many things to see we didn’t know which one we would choose to start!

  • An Aquarium
  • a Planetarium
  • a Rain Forest
  • and a Natural History Museum !
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The Bio-Dome

We began the visit with the Rain Forest Dome, which was absolutely amazing: there were birds, fishes, turtles and butterflies everywhere inside !

About the Dome : Housed within a spectacular 90-foot-diameter glass dome, our rainforest exhibit is the largest of its kind in the world. With temperatures of 82–85°F and humidity at 75% or above, it will instantly transport you to some of the most biodiverse places on Earth. (source: California Academy of Sciences website)

It was a one-way path: you had to climb up a sort of sloped access ramp that was going all the way up to the top of the dome, and then you had to take a lift right at the middle to go down again.

So right after visiting the dome–and dodging hundreds of butterflies– we took the lift to go to the “Water Planet” area: it was still on the RainForest “journey” but focused more on species found in water.

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It was amazing, AGAIN. There were all sorts of fishes, turtles, insects, snakes, lizards, frogs and toads… likely to be found in a rainforest, such as the Amazon Rainforest or the Congo Rainforest.

To stay on the water side, we then pursued our visit at the Aquarium.

California Academy of Sciences in San Francisco
The underwater way

And let me tell you, I had never seen so many species at once. Again, so many types of fishes, sharks, mollusks, shellfishes, corals, jellyfishes and so on!

Also, I really want to say that this aquarium was beautifully built: every fish tank was amazingly showcased, in a particular light for each one of them… A lot of work has gone into making this aquarium one of the most amazing I’ve ever seen.

We took some beautiful pictures in front of the fish tanks:

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And gazed at the huge, magnificent coral reef for a long time…

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And when we got out of the aquarium space, we came face to face with Claude, the Albino Alligator of the Academy!

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It was already midday by then, so we had lunch at the Academy’s restaurant, and we sat outside because the sun had made another appearance and we weren’t going to waste it!

And then we rushed the visit of the Natural History Museum, wanting to see the Planetarium as soon as the visit would open, but there were way too many people so gave up and didn’t end up seeing inside the Planetarium. Until next time!

Japan In California: The Japanese Tea Garden

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Right next to the California Academy of Sciences was a closed area that I wanted to see: the Japanese Tea Garden. The entrance fee was $9–for non-residents adults, and we stayed for over an hour.

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We enjoyed the calmness of the park despite the crowds of people, and took some of the coolest pictures of the whole trip!

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San Francisco Beach

Yes. We went to the beach. But it only had the name! Forget what you have in mind about Californian beaches… San Francisco rather looks like a French Normandy or Brittany beach!

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And we actually FROZE TO DEATH on this beach! haha That chilly wind though! The parents were muffled in their coats but I wasn’t feeling too good myself!

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After walking all the way to the ocean front, we went all the way back to the road to take the bus again.

The Golden Gate Bridge, Again

Yes, we went to see it again, but as the day before, it was literally wrapped up in fog, so we didn’t get to see it very well. But again, until next time!

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Lombard Street, Or The Crookedest Street In The World

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You can’t come to San Francisco without going to see Lombard Street: even on foot, we struggled to go up the hill right behind it (to arrive at the top of the street) and it was hard to climb down!

Yes, because there were many people, but also because the slope and the stairs were quite steep!

And I found the sign explaining a bit more about the street:

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And there were beautiful houses on that street, the blue one with the magenta flowers being my favorite one…

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The Cable Cars

To sum up this wonderful day of exploration and to come back downtown where our hotel was, we went to take a Cable Car (also because it was included in our CityPasses!).

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We waited for over an hour in a loooooong line outside, but it was worth the wait: the experience was amazing (I know I say this a lot, but really, it was!).

In fact I filmed the whole trip up and down the steep hill on the way downtown and will be posting that on my YouTube Channel as soon as I get the chance to edit the footage!

India In Our Plates

All in all, and from what I can tell, the best food of all the United States was in San Francisco!

The restaurant we went to to eat dinner was The New Delhi, and we very much enjoyed the food! It was delicious, and beautifully served.


Annnnnd that is a wrap for San Francisco! All in all, we didn’t stay very long, two full days and three nights in total.

The next day we went to the San Francisco International Airport: my mother took a flight to come back to France, and my father and I took a plane to Las Vegas. And our journey continued…

With love,

Lilly

aka The French Hat


Want to know what happened next during our summer trip around the world? Keep up with our adventures in my World Tour series!

La vie en Suède, c’est comment ? | Expat’Interview #4

portrait Marie suède

Salut Marie ! Alors dis-nous en un peu plus sur toi : où es-tu expatriée et depuis quand ?

Je suis expatriée à Göteborg en Suède, depuis 3 mois !

D’accord, ça ne fait pas très longtemps ! Tu t’y es installée ?

Oui, mon mari et moi souhaitions changer de vie, pour être en accord avec nous-même, dans un pays qui nous permettait de vivre pleinement nos aspirations.

Comment ça ?

Avec mon mari nous avons un van pour voyager, mon rêve était de faire un road trip en Suède et Norvège, ce que nous avons fait. Ce n’était pas la première fois que l’on partait avec le van, mais là ça a été comme une évidence. On s’est sentis libres, un sentiment de bien-être. On s’est rappelés l’importance de prendre le temps de vivre, de faire ce qui nous fait vibrer.

On a décidé de retourner en Suède, cette fois-ci en hiver et dans une ville, pour voir comment on vivait la situation. Une fois de plus on a adoré, la culture, l’ouverture d’esprit, le slow life, l’importance donnée au temps pour soi, au temps avec sa famille, tout ce qui nous manquait dans nos vies frénétiques en France.

Alors on a pris le pari de venir vivre ici. On a décidé de chercher du travail pour voir ce que ça donnerait, mon mari en un trouvé un et on a décidé de tout quitter pour partir vivre là-bas. Ça n’a pas été simple de tout quitter mais le bonheur de refaire sa vie en accord avec nos envies a pris le dessus.

Waouh, c’est vraiment inspirant ce que tu dis Marie ! Et alors quel a été le point de non-retour pour vous deux ?

Quand on a comparé notre vie maintenant et comment on pourrait vivre en Suède ! Quand on s’est rendu compte que finalement ce n’était pas si compliqué, qu’il fallait juste prendre le temps de le faire, de se faire confiance et de faire confiance en l’avenir.

Et ça t’a fait quoi de sauter le pas ?

J’ai ressenti beaucoup d’excitation !

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir cet endroit dans le monde en particulier ?

La nature, l’espace, des villes à taille humaine, les lacs, les forêts, l’ouverture d’esprit, la place de la femme, la place à la différence, le slow life. On vit dans une ville magnifique, Göteborg, qui bouge mais en même temps qui n’étouffe pas. On est au bord de l’océan, près de la Norvège pays magnifique également.

Tu parles combien de langues ?

Anglais, espagnol, français (et un tout petit peu suédois)

Du coup tu ne connais pas véritablement le Suédois ?

Non, mais je l’apprends !

Tu penses que c’est mieux d’apprendre la langue avant de venir ou bien tu ne rencontres pas spécialement de difficultés ?

Ici tout le monde parle anglais, mais il est certain que c’est un plus de parler suédois. Ce n’est pas nécessaire de l’apprendre avant de venir.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

L’administratif en France ! (impôt, sécurité sociale, pôle emploi, …) Mais aussi tout quitter sans se retourner, laisser les amis, la famille, son confort.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

Je suis hyper organisée ! Alors à part partir plus tôt dans ma vie c’est la seule chose que j’aurais fait différemment ! Si, peut-être apprendre plus tôt la langue pour être moins perdue.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

On est partis assez vite, donc sur place ça s’est bien passé, on a eu le temps de faire tout ce dont on avait besoin. J’aurais plutôt préféré prendre un peu plus de temps en France pour régler tout ce qu’il y avait à faire, car une fois partis c’est plus compliqué !

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur la Suède ?

Il est difficile de trouver des informations, donc il y a pas un endroit en particulier mais plein ! Des blogs, forums, site de l’ambassade, site du gouvernement.

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Non, mais être à deux je pense que ça aide. Ici c’est très clair ce qu’il faut faire administrativement parlant, cela prend du temps mais on sait ce qu’il faut faire. Après ce qui peut perturber c’est le fonctionnement en général, pour le logement, le numéro d’identification suédois, le pays fonctionne différemment et parfois on a du mal à savoir si on va y arriver !

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Je viens d’arriver, mais on a déjà un cercle d’expatriés français parce que c’est le plus simple pour commencer, mais on espère tisser des liens avec des locaux.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse en Suède ?

Oui et non ! Oui parce que c’est une grande ville cosmopolite, on est loin d’être les seuls ! Après je pense que pour rencontrer des locaux et tisser des liens c’est plus compliqué mais ce n’est pas propre au pays, je pense que c’est général.

Quels conseils tu donnerais à quiconque voudrait venir vivre en tant qu’expatrié là où tu es ?

Se donner les conditions de réussite, prendre le temps de réfléchir à ce que l’on est prêt à sacrifier et ce que l’on ne veut pas sacrifier ! En fonction de ça prendre le temps de s’organiser pour que le départ se passe le mieux possible.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

Non au contraire, nous sommes vegan et ici c’est beaucoup plus simple, il y a des options vegan partout, et même dans une petite supérette de centre ville il y a un rayon vegan, ils sont plus ouverts qu’en France sur ce point.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Forcément un peu, les français sont des latins, les suédois des nordiques, nous n’avons pas le même savoir vivre, l’un n’est pas mieux que l’autre c’est juste assez différent. Ici il faut savoir respecter la zone d’intimité des autres, ne pas exclamer son point de vue, tout doit se faire dans la mesure, dans le respect des autres. Moi qui suit très expressive, j’ai du apprendre à me mesurer ! Mais je trouve que cela m’a beaucoup appris sur moi et sur les autres.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la législation ?

Etant un pays de l’Union européenne, de ce point de vue là ça reste raisonnable. Il faut juste un numéro d’identification, le personumer, c’est le saint graal ici, une fois que tu as ça toutes les portes s’ouvrent !

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

C’est certain… surtout où je suis, c’est la côte ouest donc en gros c’est le climat de la Bretagne avec plus de pluie, de la neige et des températures plus basses ! D’ailleurs les locaux sont assez surpris de voir des gens comme nous qui ont choisi de venir vivre ici, on a pas été mutés c’est un choix en toute conscience !

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

J’aime beaucoup une citation du pays qui dit : “il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que des mauvais vêtements !” Alors oui un peu c’est sûr, je me suis équipée en parka, vêtements chauds, chaussures de pluie, sac imperméable, mais pas de gros investissements.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux coutumes ?

Pas vraiment, ici c’est très cosmopolites, mais il y a quelques règles du quotidien ; on ne fait pas la bise et on ne serre pas la main, on dit juste bonjour et si l’on est vraiment proche on fait un câlin. Noël n’est pas à la même période. Ici le “fika” est très important, une vraie institution, c’est la pause café, et si on t’invite à un fika c’est très mal vu de refuser ! Rien de très violent 🙂

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de vivre ?

Oui, dans le sens positif ! Ici on est investi dans son travail, mais personne n’attend que tu fasses des heures supplémentaires, tu as du temps pour te consacrer à tes activités personnelles. En général, ici on est proche de la nature, le weekend tu pars te balader. Il y a le fika comme j’en ai déjà parlé mais aussi les after work qui sont très appréciés. De manière général ici c’est : bien être, sport, slow life, donc l’adaptation n’était pas difficile !

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de travailler ?

Je ne travaille pas encore, mais mon mari oui et j’ai eu pas mal d’entretiens donc je peux dire que c’est assez différent de la France. Ici c’est en mode flat management, pas beaucoup de hiérarchie et quand il y en a on ne la sent pas, tu peux aller frapper au bureau de CEO, cela ne choque pas ! C’est beaucoup dans le consensus, alors les décisions prennent du temps à être actées, mais une fois que c’est fait pas de retour en arrière. Pas de compétition entre les gens, tout le monde a à peu près le même statut, et c’est poussé par le fait que les impôts sur le revenus sont très élevés donc parfois une augmentation ne vaut vraiment pas le coup !

Est-ce que tu as dû t’ajuster à quoi que ce soit d’autre ?

La patience en général ! Le slow life a du bon, parfois on a du mal, on aurait envie que ça aille plus vite : l’administratif, les décisions au travail, cela va jusque dans les files d’attentes ou tu dois prendre un ticket avec un numéro même dans certains magasins pour payer à la caisse ! Il faut être patient ici.

Le mot de la fin ? 🙂

Je n’ai aucun regret, c’est une expérience fabuleuse, même si finalement on se serait dit que ce pays n’était pas fait pour nous j’aurais été heureuse de l’avoir fait !


Marie partage au quotidien son expérience de la vie d’expatriée en Suède sur son blog, sa chaîne YouTube et son compte Instagram ! N’hésites pas à aller la suivre dès maintenant :

Son blog : Affrenchie

Sa chaîne YouTube : Affrenchie blog

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*© Photos : Marie, Affrenchie.

Le Montréal de Julie | Expat’Interview #3

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Bonjour Julie, je te remercie de prendre le temps de répondre à mon interview et de participer à mon projet ! Alors toi tu es une ancienne expatriée c’est bien ça ?

Oui, j’ai été expatriée 2 ans, de 2015 à 2017, à Montréal, au Québec, au Canada.

Pourquoi étais-tu là-bas ?

Après 3 ans dans le tourisme web et des études dans le journalisme je voulais vivre une expérience à l’étranger. Je suis partie grâce à un visa PVT*.

Quelle a été ta motivation première ?

Découvrir une nouvelle culture, vivre une expérience à l’étranger et puis peaufiner mon anglais.

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

Je dirais que c’était la mentalité française, la non-perspective d’évolution et le salaire dans le milieu professionnel.

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

De l’excitation !

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir cet endroit dans le monde en particulier ?

On a toujours adoré l’Amérique du Nord et on trouvait que le Canada était le parfait compromis !

Tu parles quoi comme langues ?

Je parle le français et l’anglais.

Du coup, tu connaissais les langues officielles du Canada. En quoi ça t’a aidée dans ton expatriation ?

Pour tout ! Trouver un boulot, trouver un endroit pour vivre, me faire des amis, et simplement pour le quotidien.

Est-ce-que tu conseillerais d’apprendre la langue avant de venir ?

Au Québec on parle autant français qu’anglais.

Quelle ont été les parties les plus difficiles de ton expatriation ?

Peut-être le changement des habitudes alimentaires et le fait d’être loin de la mer, car je viens du sud… ok ok être loin de la famille ce n’est pas si facile non plus.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation et à ton arrivée sur place ?

J’aurai encore plus voyagé même si j’en ai beaucoup profité. Et puis en arrivant, j’aurais parlé à plus de monde rapidement. Pourtant je suis connue pour être très bavarde, Mais en expatriation il faut faire plus d’efforts c’est normal.

Où as-tu trouvé le plus d’infos sur Montréal et le Québec en général ?

Les pages Facebook Pvtistes à Montréal, Logements à louer…

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

C’était un souvenir unique, je me souviens de notre arrivée à l’aéroport puis de tous nos premiers moments dans la ville. Je n’étais pas perdue j’avais des étoiles plein les yeux avec mon chéri et notre chat Silver qui faisait partie du voyage !

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Pas une centaine, mais j’ai de vrais amis sur qui je peux vraiment compter et avec qui j’ai passé deux années extraordinaires et rien que pour ça c’est magique. Je ne dis pas que toutes les rencontres se sont transformées en amitié non plus. Il y a des erreurs de parcours parfois !

Plutôt des locaux ou des expatriés comme toi ?

Plutôt des expatriés. Mais je me suis fait deux amies québécoises vraiment géniales dans le milieu professionnel.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse à Montréal ?

Oui, aucun souci ! À part si tu veux porter une doudoune Canada Goose et te faire remarquer comme un français râleur.

Quels conseils donnerais-tu à quiconque voudrait venir vivre à Montréal ?

Il faut profiter, s’ouvrir sur beaucoup de choses et ne pas comparer sans arrêt avec la France ça ne sert à rien même si c’est notre référence.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

Oui, pour nos premières courses par exemple, on avait pris exactement les mêmes ingrédients que lorsqu’on faisait nos courses en France et au vu de la facture finale, on a du adapter notre consommation avec les habitudes canadiennes. Au bout de 2 ans on connaissait toutes les promos par coeur et on arrivait à se faire plaisir avec des fromages, viandes… on consommait moins mais mieux.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oui dans le milieu de travail parfois on est très lisse mais ça cache un peu d’hypocrisie, il faut savoir être positif et aller de l’avant. Pour les rencontres aussi, il faut savoir relativiser, parfois ça colle avec des personnes parfois non, c’est aussi ça l’expatriation.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la législation ?

L’administratif était plutôt facile. Notre seul changement a été de devoir prendre un comptable pour faire faire nos impôts, c’est comme ça là bas.

Est-ce-que tu as du t’ajuster au climat ?

On appréhendait l’hiver et pourtant on a adoré. Et on a été très surpris de la saison estivale ou j’ai eu encore plus chaud que dans ma ville natale Marseille !

A la façon de s’habiller ?

Non, à part les gants de ski, des bons bonnets et des bonnes chaussures. Je n’étais pas habillée en tenue de ski tous les jours.

Aux coutumes ?

J’ai adoré la période d’halloween et l’automne de manière générale, on se sent vraiment en amérique du Nord. Puis toutes les parades et les activités de Noël aussi c’était féerique.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de vivre ? Dans quel sens ?

Ah oui je m’y suis plutôt bien adaptée. Moi qui vivait avec une voiture à Marseille, j’étais en vélo 6 mois de l’année à Montréal et je ralais beaucoup moins.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de travailler ? Dans quel sens ?

Oui, surtout faire attention à ne pas faire de vague et rester positif.

Est-ce que ton retour a été difficile ?

Oui les 6 premiers mois, une réelle dépression quand j’y repense avec le recul, j’étais vraiment au fond du gouffre. Je pleurais tous les matins.

Est-ce que du coup tu penses déjà à repartir ?

Au début on souhaitait repartir et on repartira peut-être mais en attendant on a trouvé de nouveaux projets et on a envie d’avancer près de notre famille pour le moment.

Si tu penses déjà à repartir, que feras-tu différemment ?

Je repartirai avec un projet pro et pas sans savoir ou je vais dormir et où je vais travailler. J’organiserai plus le projet on va dire. Mais c’était une première.

Ton dernier mot ? 🙂

Merci pour ces questions ça m’a fait revivre ces 2 magnifiques années d’expatriation. Bravo pour cette initiative Lilly

Je t’en prie Julie, merci à toi d’avoir pris le temps d’y répondre aussi sincèrement !


Julie est une super bloggeuse, super active, qui se décrit elle-même en tant que “Marseillaise survitaminée” ! C’est une véritable joie d’aller lire les articles de son blog, dans lesquels elle parle de tout, et qu’elle illustre de magnifiques photos. Elle a notamment toute une catégorie dédiée à son expatriation au Canada ; je t’invite à aller voir ça !

Son blog : Bird of Passage America

Sa page Facebook : Bird of passage

Son compte Instagram : @birdofpassage___

Son compte Twitter : @birdofpassage_

Son Pinterest : Birdofpassage


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié sur mon blog !


*PVT : Le PVT est le Programme Vacances Travail (PVT), ou Permis Vacances-Travail, Visa Vacances-Travail (VVT) et Working Holiday Visa (WHV) en anglais. Il recouvre un ensemble de visas temporaires permettant à leurs détenteurs de voyager dans différents pays étrangers tout en y travaillant.

**© Photos : Julie, BirdOfPassage.

Sláinte ! L’Irlande avec Clotilde | Expat’Interview #2

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Bonjour Clotilde ! Alors toi tu as été expat’ à Dublin en Irlande c’est bien ça ? 🙂

Oui ! Pendant 2 ans, de 2011 à 2013.

Pourquoi y étais-tu ?

Après le bac, je suis partie en Irlande dans le cadre d’un double-diplôme en droit français et droit de common law.

Ah oui ! ça n’a pas du être facile ! Quelle a été ta motivation première ?

Je ne voulais pas aller à la fac à Paris.

Et le moment où tu as su que tu partirais ?

J’ai su que je partais quand mon dossier a été accepté.

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

Un mélange d’excitation et d’appréhension.

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir l’Irlande ?

C’était le seul pays partenaire avec ma fac française qui permettait de faire un double diplôme en anglais à l’époque. Et j’aime bien les moutons.

Quelles langues tu parles ?

Je parle le français et l’anglais. Je baragouine l’italien. J’arrive à comprendre quelques mots de suédois et je reconnais quelques mots écrits en gaélique.

Du coup, tu connaissais la langue officielle de l’Irlande.

En fait, les deux langues officielles sont l’anglais et le gaélique. J’avais déjà un bon niveau en anglais quand je suis partie. A Dublin, le gaélique fait surtout joli sur les panneaux, donc ça ne m’a pas posé de problème. Ça n’aurait pas été pareil dans tous les comtés d’Irlande ceci dit.

D’accord. Et au sujet de l’anglais, en quoi cela t’a aidée dans ton expatriation de bien le connaître ?

Pour tout franchement. Trouver un logement, me faire des amis, comprendre les cours…

Donc tu conseillerais de bien connaître la langue avant de partir ?

Oui.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

Étrangement ça n’a pas été de me retrouver dans un autre pays, mais de me retrouver seule pour la première fois.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

J’aurais appris à me faire à manger. Et j’aurais repéré le trajet qui mène de l’aéroport à l’université, je ne me serais pas contenté de prendre l’adresse de celle-ci en pensant que le GPS m’y mènerait sans problème.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Je n’ai pas grand-chose à redire sur mon arrivée sur place. Ça s’est plutôt bien passé.

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur l’Irlande et Dublin ?

Je me suis basée sur le site internet de mon université et des guides touristiques. J’avais aussi un contact avec une irlandaise qui vivait à Dublin et qui a répondu à mes questions sur la ville.

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Au sens littéral. On a eu du mal à trouver la fac ; une fois trouvée, à se repérer sur le campus ; et le soir on s’est perdus dans la ville.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Oui, j’en ai plein !

Est-ce-que ce sont plutôt des locaux ou des expatriés comme toi ?

Les deux !

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse en Irlande ?

Oui

Quels conseils donnerais-tu à quiconque voudrait venir vivre en Irlande ?

Ne prenez pas de parapluie, ça ne sert à rien il y a trop de vent. Ils ne rendent pas la monnaie dans les transports en commun donc prenez beaucoup de petite monnaie ou achetez une carte de transport ou mieux encore achetez un vélo. Dublin a beaucoup de pistes cyclables et ça vous évite le passage obligatoire par le centre-ville que font toutes les lignes de bus si vous ne voulez pas y aller.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

J’ai dû m’ajuster à me faire de la nourriture. Du coup je cuisinais ce que je connaissais, donc pas trop local.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Les étudiants irlandais s’habillent étrangement mais sinon il n’y a pas eu trop d’ajustement nécessaire.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la législation ?

Certaines choses me paraissaient banales en France et n’existaient pas en Irlande. Mais c’était plus une adaptation intellectuelle qu’administrative. Je n’ai eu besoin d’accomplir aucune démarche particulière en arrivant sur place.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

Pour les irlandais, au-delà de 25°C c’est la canicule. Il n’y a que deux saisons là-bas (le printemps et l’automne), et elles ont lieu plusieurs fois par jour. Il y a toujours du vent. Il ne fait pas trop froid en hiver.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

J’ai adopté une écharpe pour couper le vent.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux coutumes ?

Les coutumes sont assez similaires à celles de la France.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de vivre ?

Pareil, la façon de vivre est assez similaire.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon d’enseigner ?

Je n’avais pas été à la fac avant alors j’ai dû m’ajuster comme j’aurais dû m’ajuster si j’étais restée en France.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à quoi que ce soit d’autre ?

Pas que je me souvienne.

Est-ce que ton retour a été difficile ?

Oui, je ne voulais pas rentrer. L’Irlande m’a beaucoup manquée.

Est-ce que tu penses déjà à repartir ? Dans quelles conditions ?

Je pense repartir mais seulement pour les vacances, pas à long terme. Pas tout de suite en tout cas. Peut-être un jour si j’en ai la possibilité professionnellement parlant.

Si tu penses déjà à repartir, que feras-tu différemment ?

J’ai été exemplaire. A part sur le coup du repérage du trajet à l’aller ^^.

Et maintenant, que fais-tu dans la vie ?

Je protège le faible, la veuve et l’orphelin (en bas de l’échelle hiérarchique).

Un dernier mot (Jean-Pierre) ? 🙂

Sláinte!*

Je te remercie de tes réponses sincères et pleines d’esprit ! J’espère que nos lecteurs auront autant de plaisir à te lire !


Clotilde vient de créer un blog, sur lequel elle parle de sa nouvelle vie en Pays de la Loire, plus précisément à Pornic, où elle fait des tas de balades à vélo et les raconte (en y ajoutant quelques mots d’esprit et impressions) au travers de ses articles !

Le Blog de Clotilde: Pornic à vélo


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié(e) sur mon blog !


*Slàinte! : “santé !” en gaélique.

Moving To Singapore For Love: Brianna’s Story | Expat’ Interview #1

BRIANNA

Hey Brianna, thank you for joining me on this adventure! Can you tell me a bit more about yourself and about your expatriation in Singapore? What was your motivation to go?

Well, I’ve always wanted to start my own business and I fell in love with a New Zealander working as an expat in Singapore. So I’ve expatriated myself to be with my loved one, and I wanted to experience something new!

What was the turning point for you?

When he asked me and I lost my job in the US. It gave me no excuse and I had nothing to lose.

How did it felt then?

Exciting!

How long have you been there?

It has been 2 years.

What made you choose this place in the world in particular, besides the fact that your boyfriend was living there?

Singapore is modern, there are lots of opportunities for traveling, and so many other expats who are new and in a similar position as me.

How many languages do you speak?

I speak two languages, Polish and English.

As an English speaker, you already knew the official language of Singapore (one of them actually). How did it help? Do you recommend learning it beforehand?

It helped with making friends, and just daily life in general. If you don’t speak English, you don’t particularly have to learn it beforehand.

Did you encounter any difficulties?

Yes, getting a job and finding a place were a difficult part, and also making friends: in fact I still struggle to make friends, and the ones I have are mostly other expats, not locals.

What do you think is the reason for that?

Singapore is not an easy place to blend in as an expat’: there are just too many different cultures with not a lot in common and people tend to stay to themselves.

I see what you mean. Having said that, what do you think was the most difficult part of your expatriation?

Keeping myself busy and dealing with loneliness.

Looking back on it now, what would you have done differently upon your arrival there?

Explore more instead of sitting at home feeling homesick.

And what would you have done differently during your preparation?

I would have spent more time saying goodbye to my family and favorite places.

On your day of arrival there, did you really feel lost? How so?

Yes. I thought, ‘what now?

Where did you get the most/best information about the place of your expatriation?

My boyfriend and meeting other expats giving me advice.

What advice would you give to anyone looking to come live as an expat’ in Singapore?

Go out and make friends.

Duly noted! Now, about the adjustments you needed to make during your expatriation: how about the food there?

Yes it needed adjusting. Most things were spicy and Asian food. Coming from the US, there aren’t too many options for western food.

Did you need an adjustment to the people? How so?

Yes. I wasn’t used to the big city rudeness and I have a hard time walking through large crowds of people.

Did you need an adjustment to the legislation?

No, not really.

Even though the Singaporean legislation is one of the most restrictive in the world?

I guess I found some laws quite strange and bizarre and sometimes I think the government is a bit too strict with ridiculous things such as the ban of chewing gum, not being fair about same sex marriage laws, etc. But none of the laws here have affected my daily living lifestyle so I don’t mind and I am respectful of the country’s legislation. Although I believe strongly in better rights for the lgbt community here.

Did you need an adjustment to the climate? How so?

Yes. It’s so humid and hot year round. I miss seasons.

Did you need an adjustment to clothing? How so?

It’s so hot and I only wear clothes that I can sweat in. I don’t put as much effort into fashion, hair, and makeup like I used to. The hot humidity makes it hard.

Did you need an adjustment to the customs?

A little bit.

How so?

I find the “singlish” slang to be very hard to understand. It’s english, but they throw in a bunch of other words and phrases that I don’t understand as a native English speaker. I’ve also had to deal with hatred just because I am an American. And getting used to the hawker street feed was hard for me at first. But now I love it!

I see. Did you also need an adjustment to the way of living? How so?

Yes. Things here are much more expensive and you spend most of your time indoors.

Did you need an adjustment to the work life? How so?

Yes. This is the first time I am full time working for myself.

Did you need an adjustment to anything else?

Yes, I had to get used to the time difference making it hard to sometimes call family and friends back home.

Your last word? 🙂

Singapore is a fun place to grow and enjoy life in the modern clean city but I wouldn’t stay here forever.

Well thank you so much Brianna! It has been a real pleasure interviewing you!


Brianna de Gaston is a very successful YouTuber and Instagram influencer. She creates great content about her expatriation in Singapore, but also about fashion, lifestyle and traveling! Check out her social media:

Brianna’s YouTube Channel: Brianna in Singapore

Brianna’s Vlogging YouTube Channel: Brianna and James

Brianna’s Instagram Account: @briannainsingapore

Brianna’s Twitter Account: @briannadeg

Brianna’s Blog: http://www.globalfashiongal.com/

Brianna’s Patreon Page: https://www.patreon.com/GlobalFashionGal


If you also want to be involved in my ‘One Goal: Expatriation!’ project and share your thoughts on your expatriation on my blog, please check this post.


*© Photos: Brianna, Brianna in Singapore.

The Next Chapter Of My Life | Thoughts On Expatriation #1

It’s all about opportunities” … or character. In a couple months I will turn 25, aka a ‘quarter of a century‘. Here are my thoughts on how I’ve always intended to live my life and how I’ve been able to fulfill my dream: living an expatriate life.


I’m that annoying person who’s always claimed:

If you want, you can

This French saying basically reminds you that if you really want something, you can get it, or do it. Nobody or nothing should ever stop you from reaching your goals. And I’m the living proof that that motto isn’t only motivational talk. So, when it comes to my love of travelling, I always knew where I was going.

Getting Out Of Your Comfort Zone Is The Hardest Part

As a kid, who did you find most inspiring? Astronauts? Scientists? F1 drivers? Firefighters? For me it was travelers. You know, real backpackers, wanderers, international reporters, professional translators travelling around the world… really anyone that could travel full time, either through their work or on savings, allowing them to discover new cultures, customs and languages.

This seemed like the dream life to me.

I don’t remember exactly when I first discovered it was actually possible not only to visit other countries but actually live there, as an expatriate. But it must have been when I was 7 or 8, through a movie or a book. What I do remember is what I thought to myself that day: I would give anything to live this kind of life.

Little did I know at that moment what my future life would be like.

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Me then, quietly enjoying the Irish landscapes – © Gilles Gautier

Pretty soon, life answered me.

Right after finishing high school, when I was only seventeen years-old, I got accepted into a very selective university program, allowing me to study law in Dublin, Ireland for two years.

Those two years were absolutely incredible, but to be honest, I didn’t enjoy them as much as I should have, because at the time, I struggled with my anxiety a lot: getting out of my comfort zone wasn’t easy at first, but I’ve learned then to enjoy and control it.

The Courage To Lose Sight Of The Shore

Man cannot discover new oceans unless he has the courage to lose sight of the shore. – André Gide

This perfectly sums up the most important lessons I’ve learned from life so far: you will never do anything in life, unless you make a leap of faith.

I’m not saying you should take such leaps every minute of every hour of every day of your life. What I’m saying is to take a leap from time to time, when you want and are able to take it. And this does not only apply to travelling: the same goes for everything in life.

Your life can radically change from one minute to the next, so why not control those changes as much as you can?

Why wait to experience new things when you don’t know how much time is on your hands?

Think about what you’ll say to your children and grandchildren: do you want to say “I’ve always wanted to do it, but I never found the time and the courage“? Or do you want them to know you’ve done everything in your power to live your dreams and always come up with new ones?

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Me now, living my best life in Japan.

We travel not to escape life, but for life not to escape us.

Defying All Odds

My main point here is this: I was not predetermined to live the life I’m currently living.

I’m a only child. My whole family is French and doesn’t speak any other language than French, except my father who speaks English in his work. I’m from a rather small city in Southeast France, Lyon. My father is an IT consultant, my mother’s an accountant. I didn’t learn any English before I was 11 years old, and even then it was only through school. I never went to any prep schools, or took international classes. I never traveled outside France during my childhood.

But: I doubled my efforts to learn English by myself. In high school, I worked much harder to get into a selective university program. Then I worked harder to stay in the university path I’d chosen. Then I worked even harder to pass the French bar exam. And for the last 4 years, I worked my a** off to be the best intern possible.

So today, I’m almost 25. I’ll be graduating as a lawyer in a month. I’ve lived in Ireland for 2 years and I’ve traveled to 3 continents and more than 10 countries. I’m learning Japanese, Chinese and Korean, and I’m getting ready to expatriate myself in Asia to work for a multinational company.

What were the chances? You tell me!

If I hadn’t doubled my efforts, I would not be where I am today in my life, but I was willing to put everything I had into it to follow my dream!

So stay tuned to my blog to follow me on my next adventures, because let me tell you right away: there will be a lot more!


This is one of the most personal blog posts I’ve written on this blog. This subject was not easy to write about. I’ve carefully chosen every single one of my words here, and I hope it inspires you to take a leap of faith, just like me!

Signing off,

Lilly, aka The French Hat