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Marine Tokyoïte et entrepreneuse au Japon | Expat’Interview #9

Carte d'identité

Salut salut Marine ! Donc toi tu es une jeune entrepreneuse française de 26 ans n’est-ce-pas ?

Oui tout à fait, je suis co-fondatrice d’une entreprise (IT, applications mobiles) que j’ai montée au Japon en juin dernier (2018) avec mon compagnon japonais après avoir effectué une licence (4 ans au Japon) dans une université à Tokyo dans le domaine des relations et du commerce international.

Ça a l’air génial ! Comment s’appelle ton entreprise ?

Notre entreprise s’appelle Sympathy (http://sympathy.world/). Notre première application mobile s’appelle WordWolf, un jeu du loup garou à base de thèmes et mots. Ce jeu, à la base japonais, a été traduit et localisé par moi. (voir plus bas pour les liens ! 😊)

WHOLE GAMEHOW TO PLAY

Nous avons choisi le nom « Sympathy » pour notre entreprise car c’est la traduction littérale de « kyokan », un concept japonais qui met en valeur l’empathie envers autrui.

Alors moi qui suis une grande fan du Japon et de la culture japonaise, je veux bien que tu m’en dises un peu plus là-dessus…

Eh bien le concept « kyokan » est à l’opposé de la société occidentale très portée sur l’individualisme et la compétition) afin de créer et maintenir le « Wa », l’harmonie japonaise pilier de leur culture.

Le concept du « kyokan » en quelques phrases : https://en.wikipedia.org/wiki/Kyokan

Et le « wa » : https://www.japantimes.co.jp/news/2016/12/17/national/media-national/western-culture-end-japanese-harmony/

Alors dis-moi, où es-tu expatriée exactement et depuis combien de temps ?

Ça fait déjà 7 ans que je vis au Japon, d’abord pour mes études et maintenant pour le travail. Je vis actuellement à Tokyo.

Dis m’en un peu plus sur ton chemin de vie. Comment ça se fait que tu es maintenant expat ? Quelle a été ta motivation ?

J’ai grandi à l’époque où les mangas commençaient à être très populaires en France (début 2000). J’ai été influencée par la culture pop japonaise et j’avais commencé à apprendre le japonais en autodidacte durant mes années collège. J’ai quitté la France très jeune après un baccalauréat général. Lycéenne, j’avais déjà effectué plusieurs séjours linguistiques d’été à Tokyo et je souhaitais y revenir sur une plus longue période afin de maitriser la langue et y continuer mes études. Après 3 ans d’études de la langue et de petits boulots, j’ai trouvé une université qui me plaisait énormément, et j’y ai été acceptée.

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

Comme je dépendais entièrement de mes parents financièrement, je ne pouvais pas être à 100% sûre de partir à la période choisie. En plus de cela, les évènements de Fukushima en 2011 (mon année de départ) ont rendu les choses un peu plus compliquées que prévu, et j’ai dû modifier et ajuster mes plans d’expatriation. J’ai toujours fait de mon mieux pour partir et préparer ma future expatriation, notamment en récoltant le plus d’informations possible sur la vie au Japon.

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

De l’excitation !

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir cet endroit dans le monde en particulier ?

Tokyo était la ville étrangère dans laquelle j’avais passé le plus de temps en tant que touriste (3 mois), et j’aimais ce dépaysement total.

Combien de langues parles-tu ? Quelles sont-elles ?

Je parle 4 langues : français, anglais, espagnol et japonais. J’ai pris quelques cours d’allemand et de chinois à la fac, mais je ne peux pas parler couramment.

En quoi parler japonais avant d’arriver sur place t’a aidée dans ton expatriation ?

Pour tout : trouver un boulot, pour trouver un endroit pour vivre, me faire des amis et simplement pour le quotidien. Aussi pour toutes les démarches. Le Japon est un pays où la paperasse et autres procédures sont extrêmement complexes. Ouvrir un compte en banque ou remplir des papiers prendrait énormément de temps si l’interlocuteur ne parlait que japonais. Et même en parlant japonais couramment, c’est souvent très long car il y a toujours toutes sortes de « vérifications » supplémentaires qui ne s’appliquent qu’aux étrangers.

As-tu rencontré des difficultés particulières à ton installation ?

Oui, pour trouver un logement. Louer un appartement au Japon en tant qu’étranger est compliqué car beaucoup de propriétaires refusent les candidatures sans même les inspecter. Même en étant accepté par le propriétaire, on peut se voir demander des garanties supplémentaires (loyer supplémentaire, société garante payante, etc.).

Est-ce-que tu conseillerais d’apprendre la langue avant de venir ?

Oui, sans hésiter.

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur l’endroit dans lequel tu t’es expatriée ?

Internet !

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation en général ?

S’adapter à la communication japonaise et apprendre à « décoder » leurs mots ou formules de politesse. Par exemple : un japonais ne dira pas directement « non » pour refuser, mais passera par diverses formules de politesse qu’il faut être capable de détecter pour éviter de le mettre mal à l’aise en tentant de lui soutirer un « oui » par des négociations.

Oui, je vois parfaitement ce que tu veux dire ! Maintenant que tu es partie, penses-tu que tu aurais dû te préparer différemment à ton expatriation ?

Non, car je pense qu’au final il n’est jamais possible d’être entièrement prêt à s’expatrier (en dehors des informations disponibles sur internet sur la société japonaise et les mœurs et coutumes). L’expatriation peut prendre mille et une tournures différentes selon les personnes que l’on rencontre et les choix que l’on fait sur place.

Je suis entièrement d’accord. Justement, que penses-tu que tu aurais pu faire différemment à ton arrivée sur place ?

J’aurais dû rechercher un autre logement à mon arrivée. Après quelques années sur place, je me suis rendue compte que la Guest House que je louais était très chère pour le lieu (banlieue, loin du centre) et l’état du bâtiment (très vieille maison japonaise peu entretenue).

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Pas vraiment. J’ai emménagé avec mon compagnon très rapidement. Après mon arrivée nous nous voyions quotidiennement et nous avons pris un appartement ensemble au bout de 4 mois au Japon.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Beaucoup de connaissances, mais les vrais amis se comptent sur les doigts de la main (comme partout).

Est-ce-que ce sont plutôt des locaux ou des expatriés comme toi ?

Les deux.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse à Tokyo ?

Non : peu importe le nombre d’années passées au Japon, un étranger restera un étranger. Le physique y étant pour beaucoup, les japonais peuvent avoir tendance à se souvenir de moi comme « l’étrangère du coin », plutôt que comme moi en tant qu’individu avec ma propre personnalité.

Quels conseils donnerais-tu à quiconque voudrait s’expatrier au Japon ?

Ne pas venir en pensant que le Japon est un pays paradisiaque. C’est souvent ce qui amène à un rejet du pays et à une énorme déception. Ne pas essayer de « devenir » japonais dans l’espoir d’être accepté. Rester soi-même et privilégier les amitiés et relations sincères qui vous acceptent tel que vous êtes. Et si vous n’aimez pas les grandes villes et la foule, il vaut mieux éviter de vivre à Tokyo.

Ça aussi j’en sais quelque chose, j’étais à Tokyo cet été et je n’avais jamais vu autant de monde de toute ma vie. Bon, rentrons un peu plus dans les détails maintenant ! Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

Non j’aime beaucoup la nourriture japonaise, que je cuisine quotidiennement à la maison. Mais la nourriture et les aliments disponibles en supermarché étant différents de la France, j’ai appris une nouvelle façon de cuisiner ainsi qu’un tout nouveau rapport vis-à-vis de la nourriture.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oui, j’essaie de passer le plus inaperçue possible. Certains japonais peuvent se sentir stressés en présence d’étrangers s’ils n’en ont jamais rencontré auparavant.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la législation ?

L’obtention d’un visa peut être compliquée, et il faut être sûr(e) d’avoir le bon visa pour exercer une activité, vérifier le nombre d’heures maximum autorisées pour un petit boulot, quels secteurs sont interdits aux étrangers, etc.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

La météo est assez compliquée au Japon. Surtout l’été, très chaud et humide. Certaines maisons sont très mal isolées, rendant l’intérieur encore plus chaud que l’extérieur (ou froid pendant l’hiver). Cette année, nous avons encore 32 degrés à Tokyo alors que nous sommes en octobre. Il y a aussi beaucoup de typhons qui nous forcent à rester cloitrés chez nous et à prendre certaines précautions le temps qu’ils passent.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

La mode japonaise privilégie le mignon sur le sexy. Il y a beaucoup de rose et de froufrous. Les japonaises sont globalement plus petites que les occidentales. Les chaussures m’allant (taille 38 en France) sont souvent les plus grosses pointures disponibles ici. Certaines boutiques de chaussures ne proposent que des pointures classées comme « Small », « Medium », ou « Large ». Les pantalons des marques japonaises sont trop petits pour celles qui font un 38 ou plus en France. Il faut privilégier les marques japonaises « internationales » (UNIQLO), ou les marques étrangères (GAP, ZARA…).

Dans quel sens as-tu dû t’ajuster aux coutumes japonaises, la façon de travailler ?

A la maison, pas du tout, je reste comme je suis. Dans le monde du travail (lorsque je faisais des petits boulots), j’ai dû m’ajuster au service client japonais, qui est selon moi le plus strict et le plus codifié du monde. Cette adaptation peut être compliquée pour un français car l’employé est considéré comme inférieur au client et aura toujours tort face à ce dernier, quelle que soit la situation.

Par exemple, lorsque je travaillais dans une petite boutique située dans un grand centre commercial de Tokyo, il fallait lors de chaque ouverture matinale se placer devant la boutique, les mains croisées, celle de droite sur celle de gauche, un grand sourire sur le visage, et saluer 5 bonnes minutes les clients entrant tout en faisant courbettes sur courbettes : « bienvenue », « merci d’être venu chez nous », « regardez nos produits »… Le client (qui est Dieu, au Japon) n’a jamais tort, et il faut immédiatement s’excuser pour chaque acte qui pourrait le contrarier (se tromper de commande, faire tomber une pièce de monnaie devant lui, se tromper de mot dans la phrase que l’on voulait dire…).

Dans certains centres commerciaux « haut de gamme », le personnel qui veut prendre sa pause et aller dans les locaux réservés au staff doit s’incliner devant le client devant la porte qui relie le centre commercial aux locaux des employés. Ainsi, nous montrons une forme de respect au client en prenant notre pause « humblement » et en quelque sorte nous excusant de nous éloigner de notre lieu de travail.

Maintenant que j’ai ma propre entreprise, je travaille chez moi et j’évite le train bondé tous les matins et soirs, qui était un énorme facteur de stress pour moi.

Y a-t-il autre chose que tu aimerais dire sur les différences de coutumes et que je n’ai pas demandé ?

Oui, au Japon la valeur de l’argent est totalement différente de chez nous. Peut-être que c’est parce que les salaires sont un peu plus élevés au Japon qu’en France.

Au Japon, il y a par exemple la culture du « o-tooshi ». C’est une petite assiette plus mince qu’une entrée que le restaurant fait payer au client en guise de « frais de table ». Ce tarif (d’environ 5 euros par personne) est obligatoire dans la plupart des bars servant de l’alcool. Beaucoup de restaurants ont une politique d’annulation et demandent des frais (parfois très chers) que le client doit payer s’il annule sa réservation dans le restaurant.

Il y a aussi beaucoup d’autres situations dans la vie quotidienne qui requièrent de payer des frais qui peuvent être incompréhensibles pour un étranger. Pour les Tokyoïtes dont le salaire est plus élevé que dans les autres régions, il est plutôt banal de dépenser 100 euros par-ci par-là. Par praticité, beaucoup de japonais préfèrent payer pour recevoir un service plutôt que de demander l’aide d’un proche ou d’un voisin.

Sous prétexte que c’est « ennuyant », ma belle-soeur japonaise a refusé mon aide lorsque je lui ai proposé de mettre en vente sa télé sur internet et a préféré à la place payer 50 euros pour qu’une entreprise vienne la récupérer.

Je vois… j’aimerais te poser une dernière question sur les coutumes : lorsque tu étais étudiante, est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’enseignement « à la japonaise » ?

Oui. Les universités japonaises requièrent peu de « critical thinking » en général. Beaucoup de cours proposent des examens sous forme de QCM. Mon université était différente et assez globalisée, mais j’ai quand même eu peu de rédactions ou commentaires à faire par rapport à mes années lycée en France. Les japonais sont toujours très surpris lorsque je leur dis qu’en France, les lycéens doivent rester 4 heures pour rédiger un examen de philosophie.

Marine, je te remercie d’avoir partagé autant d’informations durant cette interview ! Je suis certaine que cela en aidera plus d’un(e). Pour conclure, comment décrirais-tu ton expatriation au global ?

Mon expatriation s’est dans l’ensemble bien passée, sinon je ne serais pas restée 7 ans. J’ai eu de la chance de pouvoir monter mon entreprise avec mon compagnon et de pouvoir travailler depuis mon domicile en faisant ce qui me plait.

L’entrepreneuriat est selon moi une excellente option pour de profiter de la vie au Japon « à son rythme » et en travaillant à sa façon. Il n’y a « que » 10 000 français expatriés résidant au Japon, et le chiffre n’augmente pas radicalement, ce qui veut dire que l’adaptation est difficile pour beaucoup.

La distance et la séparation familiale est certainement le sujet le plus récurrent quant aux difficultés rencontrées lors de l’expatriation au Japon. Je pense que le Japon est un pays fascinant. En revanche, beaucoup de français que je rencontre et qui ont déjà une longue expérience en tant qu’expatriés ne savent pas s’ils veulent rester au Japon toute leur vie.

Je pense que c’est une question difficile à laquelle on ne peut jamais vraiment avoir de réponse. Certains expatriés se sentent bien les 10 premières années, puis décident de rentrer en France du jour au lendemain car le Japon ne leur convient plus. Certains passent par la même étape au bout d’un an à peine. Mais certains sont au Japon depuis 40 ans, et s’y sentent très bien !

Une dernière chose à ajouter peut-être ? 😊

Pour plus d’informations sur l’entrepreneuriat en tant qu’étranger et la recherche d’emploi au Japon, voici une de mes interviews sur le site Tokyo Interlopers :

https://tokyointerlopers.com/2018/09/12/sclerotic-and-antiquated/


Je suis absolument ravie de vous présenter aujourd’hui l’interview de Marine, qui m’a donné un nombre faramineux d’informations de qualité sur sa vie d’expatriée à Tokyo ! Retrouve vite le jeu mobile de Marine sur l’iTunes Store et le Play Store !


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié sur mon blog !

Construire sa vie au Japon : l’histoire d’Eva | Expat’Interview #5

eva portrait

Bonjour Eva ! Alors toi tu es expatriée depuis longtemps n’est-ce-pas ?

Oui, ça fait déjà 7 ans que je vis au Japon, depuis mai 2011 ! J’habite maintenant à Nishinomiya (西宮市), entre Kobe (神戸市), capitale de la préfecture de Hyōgo, et Osaka (大阪市).

carte

Peux-tu m’en dire un peu plus sur toi et la raison de ton expatriation ?

Je suis partie par amour : j’ai juste suivi celui qui est devenu mon mari pour rester avec lui. Nous sommes depuis devenus parents. Mon mari voulait rester habiter près de sa famille car il bosse dans la boîte familiale.

Quel a été le point de non-retour ?

Quand mon mari m’a fait sa demande en mariage vers le milieu de mon visa Vacances-Travail.

Waouh ! Et qu’as-tu ressenti à ce moment, sachant que tu ferais ta vie au Japon ?

Un mélange d’excitation et d’appréhension !

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur le Japon ?

Je n’ai même pas cherché, j’ai suivi mon mari.

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Culturellement oui, car au début j’ai cohabité 6 mois avec mes beaux-parents…

Quelles langues parles-tu ?

Français, anglais, espagnol, japonais (portugais je le comprends, mais n’arrive plus à le parler).

Penses-tu qu’il soit nécessaire d’apprendre le japonais avant de s’expatrier au Japon ?

Oui tout à fait.

C’est vraiment nécessaire ?

Oui pour à peu près tout : trouver un boulot, se faire des amis, et pour le quotidien de manière générale.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

J’ai mis du temps, les amitiés japonaises sont particulières.

Ce sont plutôt des locaux ou des expatriés du coup ?

Les deux.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse au Japon ?

Non, ce n’est pas évident. Etant européenne, je ne passe pas inaperçue dans la foule…

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

Les 6 mois de cohabitation avec mes beaux-parents quand je suis arrivée avec mon visa Vacances-Travail.

Quels conseils tu donnerais à quiconque voudrait venir vivre en tant qu’expatrié là où tu es ?

Apprendre la langue, les coutumes en premier. Si on vient par amour, habiter avec la personne dans son pays plusieurs mois avant de passer le pas du mariage car souvent les gens n’ont pas le même comportement à l’étranger que dans leur pays surtout quand les cultures et mentalités sont si différentes. Cela évitera bien des désagréments et les complications si un enfant se trouve au milieu.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

Oui sans problème.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oui, on va dire que je fais ce qu’il faut en leur présence, mais chez moi je fais à la française.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

Non, je ne supporte toujours pas l’été japonais. Trop chaud, trop lourd, trop humide, trop long. Le haut taux d’humidité empire toutes ces sensations, chaque été est un calvaire pour moi au point de faire des malaises.

Ah oui je vois… je sais ce que c’est, j’y étais cet été pendant la canicule ! Et du coup, est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

J’ai gardé mon style vestimentaire simple et classique, mais j’ose mettre davantage de robes et de jupes car ici les femmes ne sont pas jugées et portent du très court.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux coutumes ?

Oui pour certaines choses que je connaissais déjà, j’ai mis du temps pour d’autres et il y en a d’autres auxquelles je ne m’habituerai jamais ou n’en ai pas envie.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de vivre ?

Oui, il le faut sinon on ne peut pas vivre ici.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de travailler ?

Ne travaillant pas dans une entreprise japonaise, j’échappe au stress et tout ce que cela englobe.

Le mot de la fin ?

Vivre au Japon et y venir pour des vacances c’est très différent, mais c’est un beau pays qui vaut le coup d’être visiter pour son dépaysement total. En temps que touriste, sans pour autant parler japonais, on s’y sent bien et on peut y passer un très agréable séjour.


Eva partage très régulièrement son quotidien d’expatriée française au Japon sur mon blog ! Mais je la laisse présenter elle-même son blog :

« Eva, alsacienne expatriée au pays du soleil levant depuis 6 ans. Épouse de japonais, maman d’un petit garçon et professeur de FLE à Kobe. Je partage sur mon blog un peu de mon quotidien ainsi que mes découvertes, mes voyages et ces différences culturelles avec lesquelles je cohabite. Je publie un nouvel article tous les 10, 20 et 30 de chaque mois. N’hésitez pas à vous abonner, je serais ravie de lire vos impressions ! »

N’hésitez surtout pas à aller faire un tour sur son blog et vous abonner !

Son blog : Frenchy Nippon

Son compte Instagram : @frenchynipp0n

Sa page Facebook : Quotidien d’une expatriée au Japon

Son compte Twitter : @frenchynippon


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*FLE : Français Langue Etrangère

**© Photos : Eva, FrenchyNippon.

Are Lonely Planet® Guides Worth It? | Review #1

If you’re anything like me you cannot choose when you have too many choices to choose from. That’s exactly what I felt when I was looking for the perfect travel guides before my world tour. Here’s what I thought about Lonely Planet® ones!


For these reviews I’ve chosen 5 criteria (the MAPAR review :D), to which I can add bonus points if there are any:

  • Maps
  • Accuracy
  • Pictures
  • Advice quality
  • Readability

Of course those are completely subjective, and I will of course express my free opinion on each of them. If you disagree with me or think I’ve left something out, please leave me a comment!

Main criteria

Maps *****

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©Lonely Planet

There are lots of maps, and very good quality ones! Depending on the version of the guide you get, you can also have a detachable folded map, the size of a tourist one (if you get what I mean) with top sights and venues on it!

I’ve given 5 stars for Lonely Planet ones because they were all I could ever wish for in a travel guide: coloured, big enough, some of them very detailed, and most of all, I didn’t have to buy any more!

Advice Quality *****

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©Lonely Planet

All in all the advice throughout the guide was good, and dependent on any kind of reader. There are pieces of advice for everyone and anyone, from families with small kids, to young adults looking for fun and even for LGBTs in particular!

The downside was that sometimes, those were quite cliche, which discredited the whole thing. But when the advice was good, it was delightful to follow it!

Pictures *****

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©Lonely Planet

I think this picture speaks for itself: the images in Lonely Planet® guides are amazing.

Very high quality, very beautiful and inspirational, a good size even in small versions of the guides, they are all you could look for in a travel guide to help you figure out how the destination looks like, feels like, and to inspire you even before you’ve arrived to your destinations.

Accuracy *****

Throughout our month of travelling, in 2 different continents and 3 different countries, we sometimes only depended on the Lonely Planet® guides I’d purchased. And while most of the time we didn’t have any problems, we did have some disappointments here and there: hours of restaurants, venues or stores that didn’t match the real ones, places closed down for good or replaced with other ones when we arrived in front of them…

This happened one too many time for me not to mention it, although it is to be expected with printed travel guides, sometimes having been written months or even years before you get them in your hands!

Readability *****

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©Lonely Planet

Compared to other guides, let me tell you the Lonely Planet® ones are a delight to read! They’ve got colours, bullet points, logos, sections, big titles, boxed texts, highlights, and most of all, their normal paragraphs are a good size to read! You would think it is a given, but apparently not from what I’ve seen…

Therefore this is definitely a good point for Lonely Planet®.

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Normal double page, with a boxed text for highlight – ©Lonely Planet

Bonus Points

Special Pages

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©Lonely Planet

Even if the guides I’d chosen weren’t that big, they had a lot of content! Enough to have special pages and sections all throughout the book.

 

On the left: This Top Itineraries double page gives you advice on full-day itineraries you can follow as if you were with a professional travel guide all day long! I’ve tested some of them myself, and they were pretty good to allow you spending good days with plenty of things to see and do!

On the right: This section is by far one of my favorites! It allows you to really get an idea of how your destination and its inhabitants are like. There’s information on the place nowadays, its history, customs, architecture and even language!

Tone

What a delight when the travel guide you’re reading has a funny tone or inspire you to visit everything in the destination you’ve chosen? Well Lonely Planet guides combine those two characteristics!

Not only are they very inspirational, but their writers are sometimes particularly funny! I’ve found myself laughing quite a number of times while reading them, and it made it all the more enjoyable 🙂

Recap: The Best Guides Out There?

Top points:

  • Readability
  • Pictures
  • Maps

Low points:

  • Accuracy
  • Advice Quality

Bonus points:

  • Special pages
  • Tone

Well to say that I would need to review each edition of travel guides out there. But from what I can tell, they really were good travel companions through my whole month of travelling, and I’ve managed to read them cover to cover and still wanting more! I will for sure buy more Lonely Planet® guides for my next travels.

Signing off,

Lilly, aka The French Hat


Lonely Planet guides on which I based this article:

  • Singapore, 11th edition, Ria de Jong, ©Lonely Planet 2018
  • L’Essentiel de New York, 3e édition, Regis St Louis & Michael Grosberg ©Lonely Planet 2017 (translated from Best of New York City, 2nd edition)
  • San Francisco en quelques jours, 4e édition, Mariella Krause, Alison Bing & John A Vlahides, ©Lonely Planet 2017 (translated from Pocket San Francisco, 6th edition)
  • Tokyo en quelques jours, 6e édition, Rebecca Milner & Simon Richmond, ©Lonely Planet 2017 (translated from Pocket Tokyo, 6th edition)
  • Kyoto et Osaka en quelques jours, 1re édition, Kate Morgan & Rebecca Miller, ©Lonely Planet 2017 (translated from Pocket Tokyo & Osaka, 1st edition)

San Francisco, Or The Fog City | World Tour #6

Around nine hours after leaving New York City on July 18th, we arrived in California and I set foot on the west coast of the United States for the first time in my life.


8 long hours on the plane helped me realize I wasn’t in New York anymore. The 7 magic days there were over. But I didn’t feel sad. A very different and beautiful place was awaiting me: San Francisco.

After a long-awaited dinner in a renowned Japanese sushi restaurant the night we arrived, here is what we discovered on our first day in San Francisco.

Getting Our City Passes

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This isn’t sponsored by City Pass® but I thought I would talk to you about them.

At first we were a bit worried those passes were just a rip-off for tourists, so we didn’t get any in New York. But we decided to get one each in San Francisco, as advised in my Lonely Planet® guide. What a wonderful choice we made: it allowed us to get around so easily and go on so many more adventures, not having to pay for it each time!

In short: we paid a rather small price each ($82) to get 4 tickets available in the listed attractions + 3 days of free MUNI public transportation as well as rides in the famous Cable cars! What more could we ask for? The price for the attractions were discounted at more than 40%, and they were:

  • The California Academy of Sciences
  • The Blue & Gold Fleet Bay Cruise Adventure
  • The Aquarium of the Bay
  • The Exploratorium or The San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA)

We did each and every one of these attractions and had the best time ever 🙂

To get our passes, we went to the San Francisco Visitor Information Center, located on 900 Market St, Lower Hallidie Plaza, near the Powell BART Station, but you can also buy them online, or before each of the attractions listed above!

Morning At Pier 39

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After getting our passes, we took the MUNI streetcar to Pier 39, one of the main spots of San Francisco. And it was everything we wished it would be.

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The sights were so typical, and to me it looked as if I had directly been taken to a movie set.

I mean there were just so many things to look at! So many cool-looking signs, shops, buildings, colours! This was definitely the hip spot, and I took great photos there.

Every single time I looked around I discovered something I hadn’t seen the first time.

Of course there were lots of people there, as this is definitely a must-see, and even though it was pretty early in the day, it was difficult to take pictures without anyone on them!

One of the main reasons I wanted to come to the Pier was to see the famous sea lions! The bay is notorious for being the habitat of many sea lions, that come and rest right next to the Pier!

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We looked at them for quite some time as they were so funny to listen to and observe! Very playful creatures 🙂

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Bay Cruise Adventure

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We couldn’t come to San Francisco without going on a boat trip to see the Golden Gate Bridge up close. So that’s what we did, with the Blue & Gold Fleet Bay Cruise Adventure!

We hop on a big boat, which took us right below the famous bright orange bridge, and back around Alcatraz Island, all of this while telling us a bit about the history of San Francisco and those two sights specifically.

Although it was a bit cold, we had the best time, and you know I LOVE BOAT TRIPS!

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Alcatraz Prison

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Even seeing it now of the picture I took gives me chills. To think that people were actually imprisoned there, even Al Capone, feels very disturbing. Also, seeing it in person after having heard all those escape stories is really strange: how on earth could inmates have gone past those sharp rocks, and jumped into the ice-cold water without dying?

Also, it was funny to see how so many shops were DEDICATED to Alcatraz goodies and clothes! I loved it!

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Lunch At The Crab House

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You see those two huge crabs? Well they ended up in our stomachs, and I even wiped the melted butter off the pan (sorry, not sorry)! It was the most delicious meal EVER.

As neither of us had had to shell whole crabs before, we just had a few moments we’re not exactly proud of, as we couldn’t understand how we were supposed to do it! But then the waiter-in-charge came, cracked every part down, and we ate the whole thing(s)!

Afternoon At The Aquarium Of The Bay

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I don’t have much to tell about this aquarium apart from this:

  • There is a freaking underwater tunnel with actual SHARKS inside the water. YES. They swim directly above your head.
  • You can TOUCH small sharks, ray mantas, starfishes and anemones. YES.
  • If you ever come to San Francisco, you have to visit it. YES.

That’s all I need to say! We had a great time!

Quick Visit To Chinatown

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After leaving the Aquarium, we took the streetcar again, and then the bus, heading out to Chinatown.

This district is only 3 streets large per 5 blocks long, but it was like we landed it China: I much preferred this Chinatown, compared to the NYC Chinatown: the colours were beautiful, it was well maintained, and there were actual Chinese people walking around!

As a matter of fact, when we arrived we were stopped in the middle of the street because a shooting was going on! That was a funny thing to watch for a while 🙂

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Evening At The ExplOratorium

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At first we weren’t sure what it was: a museum? A science institution? Well, we found out that it was actually both of those things.

Our love of science was fulfilled as we had the best time walking along those corridors, experimenting every science installation that seemed fun!!! Hundreds and hundreds of installations, designed to make you learn more about scientific facts and phenomena, gathered on 3 levels! This was HUGE, and full of people!

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After almost 3 hours spent there and LOTS of scientific experiments and discoveries made, we decided it was time to leave, because we clearly didn’t have time to see everything… So, we went outside, and had a breathtaking view of the Bay Bridge

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That day we had dinner at the Fog Harbour Fish House, the first restaurant located on Pier 39. My mother and I had a clam chowder in bread bowl, specialty of San Francisco, which was absolutely delicious and looked like this:

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And then it was time to head back to our hotel!


Yes, we did A LOT of things that first day, as our first day in New York City, just because we were so excited to be here, and frankly we had the BEST time ever.

Hope this post made you wish you’d come with us!

Signing off,

Lilly, aka The French Hat

A Mega-Trip To Remember | Summer 2018

As this blog is intended to be all about travelling and expatriation, what better first article than one teasing you (briefly) where I went this summer?!

As it happens, my father and I decided to take a one-month trip, all around the world, in places neither of us had been before!

For my part, I had only been to some European countries, mainly Ireland, England, Italy, Spain, and the Netherlands.

Can you guess what I felt when we finally decided we were going to actually do this huge trip around the world?! Some of the cities I had always dreamt to see, all in one go, this was a true dream come true!

And it didn’t disappoint me!

2 continents, 7 of the biggest cities in the world, 1 month of travelling

TRIP 2018 MAP

From Paris, we started our mega-trip by setting off for New York City, from which we then went to the following places:

  • San Francisco, US
  • Las Vegas, US
  • Los Angeles, US
  • Tokyo, Japan
  • Kyoto, Japan
  • Singapore, Singapore

A total of 3 months of preparation beforehand, 29 hours spent on planes, 24 hours spent in airports around the globe, around 100 kilometers of exploration on foot, more than 10 hotels tried out, dozens of venues explored, more than 50 restaurants experimented, and 5 travel guides devoured from cover to cover.

The experience I got from this trip feels absolutely incredible and I find it unbearable to keep it to myself.

My ‘Honest Logbook’ Series: A Disclaimer

During this trip, I’ve written a lot about my thoughts, the tips and tricks I learned along the way, but also about my surprises and disappointments; it is only right I share them all, along with reflection about what I’ve witnessed in the countries I went.

In the future I intend to travel even more, and expatriate myself (again – but this shall be related in a future article), therefore gathering and sharing even more thoughts and knowledge about other countries and places.

Of course I wouln’t be able to do that without giving an opinion on those different matters. I would never intend this opinion to offend anyone, therefore I ask you not to forget that this opinion is my own, and that liberty of expression should remain a fundamental right. I should hope every single one of my readers is informed of this fact, and cannot be shocked by anything I say here.

In any case, feel free to comment on what I say, inform me on subjects I may have overlooked and spread positivity for better understanding. I will for sure answer each and every one of you, and even share dialogs I may have on this platform if I think they could benefit us all!

Signing off,

Lilly a.k.a. The French Hat


*Map created for free with Travellers Point!