Liz’ au Koweït | Expat’Interview #10

Carte d'identité

Salut Liz’ ! Alors toi, tu es expatriée dans un pays peu commun…

Oui, ça fait 3 ans que je vis au Koweït, à Salmiya exactement !

Salmiya Koweit

Franchement en lançant mon projet d’interviews d’expatriés jamais je n’aurais songé avoir le témoignage de quelqu’un expatrié au Koweït, c’est génial ! Et tu fais quoi là-bas ?

Je suis maitresse d’école chargée d’une grande section de maternelle

Tu es partie seule ?

Oui.

Je pense que tout le monde se pose déjà la question alors : pourquoi le Koweït ?

Je ne trouvais pas de travail en France, j’ai postulé dans plein de pays et seul le Koweït m’a répondu.

Et puis le Koweït était dans la liste parce que mon père y a travaillé il y a une vingtaine d’années. Je trouvais ça marrant de marcher sur ses pas. Surtout que le Koweït est un pays très peu connu…

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

L’entretien téléphonique avec le directeur de l’établissement. J’ai réalisé que je n’avais rien à perdre en y allant…

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

De l’excitation et de l’appréhension !

Tu parles quelles langues ?

Je parle français et anglais couramment.

Donc tu ne parles la langue officielle du pays (arabe koweitien). Tu dirais qu’il faut l’apprendre avant de venir ?

Pas forcément. C’est mieux de la parler j’imagine mais on peut très bien vivre sans.

En quoi ça t’a posé des difficultés ?

Pour me faire des amis et simplement pour le quotidien.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

Rien, je suis partie tellement rapidement que je ne pouvais pas faire mieux, honnêtement !

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur le Koweït ?

…nulle part !

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Rien non plus. Je trouve que mon arrivée s’est plutôt bien passée… Avec les difficultés que j’ai rencontrées, je m’en suis bien sortie !

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdu(e) ? Si oui, dans quel sens ?

Complètement ! Les coutumes sont différentes, je parlais très mal anglais, pas un mot de Koweitien. Il faisait 47 degrés à mon arrivée donc difficile de vivre la journée, je n’avais pas de voiture, les débuts ont été très compliqués.

47 degrés, OUCH ! Tu as dû avoir un ajustement au climat j’imagine…

Il fait CHAUD. C’est le désert ! Il faut s’habituer à vivre sous 40 degrés et + ! Et l’hiver il fait un froid de bord de mer, les maisons sont très mal isolées…

Du coup, j’imagine que tu as dû t’ajuster à l’habillement aussi ?

Evidemment, je vis dans un pays très traditionnel. Du coup, ça dépend d’où je vais. Sur mon lieu de travail, je m’habille comme en France, après ça dépend des endroits. Mais globalement, je ne porte pas de décolleté ou de débardeur, j’ai des jupes courtes mais elles ne sont pas sexy.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Je n’en ai pas plein mais je ne galère pas et je n’ai jamais galéré…

Des locaux ou des expatriés ?

Des locaux.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse à Salmiya ?

Je suis brune, matte, les yeux marrons alors je peux passer pour une Arabe. J’imagine que pour les blonds c’est différent !

Qu’en est-il des coutumes ?

C’est un pays très religieux… Par exemple, on ne mange ni ne boit dehors pendant le Ramadan.

As-tu dû ajuster ta façon de vivre ?

Oui, j’ai ajusté ma façon de vivre mais pas aux coutumes du pays. Ici, on vit la nuit, moi au contraire je vis exactement au rythme du soleil.

Est-ce-que tu as dû t’habituer à la nourriture ?

Les quantités sont énormes ! C’est beaucoup plus sucré, plus salé. J’ai pris 10kg la première année.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de travailler ?

Non, je travaille dans une école française.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oui et non. Les Koweitiens que j’ai rencontrés sont plutôt ouverts et curieux, donc je peux expliquer comment ça marche en France. Cependant, oui, il faut accepter la générosité extrême et un non-respect de l’espace vital (en France, on ne dérange pas, on n’appelle pas le soir etc. pas ici !)

Y a-t-il une législation particulière au Koweït ?

Oui ! La peine de mort n’est pas abolie ici et en tant qu’expatriée, je peux être renvoyée dans mon pays si je ne suis pas les règles.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation selon toi ?

La première année : l’administratif a été long… Vivre sans permis de conduire ni voiture a été très difficile.

Quels conseils donnerais-tu à quiconque voudrait venir vivre au Koweït ?

Soyez prêt à envisager votre vie autrement que dans votre pays d’origine.

Pour conclure, comment décrirais-tu ton expatriation au global ?

Je dirais qu’elle est facile et agréable.


Aujourd’hui c’est sous une chaleur de presque 50 dégrés qu’on s’évade au Koweït grâce à Elisabeth (Liz’), une maîtresse d’école pas comme les autres ! Encore merci d’avoir répondu à mes questions Liz’ ! 🙂


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié sur mon blog !

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Alix la New-Yorkaise | Expat’Interview #8

ID ALIX

Bonjour Alix c’est un plaisir de t’interviewer ! Que fais-tu dans la vie ?

Je travaille dans l’audiovisuel, assistante de production. Je suis freelance donc je fais beaucoup de choses différentes. Assistante de production, chargée du public et invités, traductrice…

Et donc tu vis à New York ! Depuis combien de temps ?

Depuis 4 ans maintenant.

Est-ce-que tu y es seule là-bas ?

Non, je suis avec mon mari.

Pourquoi es-tu partie ?

A l’origine c’était pour le boulot, mais désormais c’est surtout pour mon mari.

Dis m’en un peu plus sur ton chemin de vie, pourquoi New York ?

Après avoir obtenu mon diplôme de fin d’étude à NYC -j’étais à l’EFAP Paris* mais j’ai fini mon cursus à New York- j’ai obtenu un job dans une émission TV.

Depuis tout s’est enchaîné, je me suis mariée à un américain qui travaille aussi dans l’audiovisuel, il est caméraman. Grâce à mes connexions et les siennes nous avons agrandi notre réseau. Le fait d’être freelance m’a permis de lancer mon blog et bientôt des vidéos sur la vie d’expatrié et surtout sur NYC.

New York me rappelle beaucoup Paris… C’est une grande ville, qui bouge et surtout où il y a le plus d’opportunités de travail, avec L.A. bien entendu.

Quelle a été ta principale motivation pour rester ?

Travailler dans une grosse émission américaine. J’ai eu une grosse opportunité mais j’étais en plein processus de Green card, et peu de gens le savent mais pendant plusieurs mois, nous ne sommes pas autorisés à travailler… j’ai donc vu cette opportunité s’envoler mais je ne désespère pas.

Pour le moment je travaille sur de grosses émissions sur NYC.

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

J’ai tout simplement eu une opportunité que je n’aurais jamais eu si j’étais restée en France. Mon rêve absolu était de venir ici et de travailler dans la TV, je ne pouvais pas dire non.

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

Un mélange d’excitation et d’appréhension !

Tu parles combien de langues ?

2 : le français et l’anglais.

La connaissance de l’anglais t’a aidée dans ton expatriation ?

Oui, pour trouver un boulot et trouver un endroit pour vivre, et puis simplement pour le quotidien. Il faut parler anglais avant de venir.

Tu as rencontré des difficultés ?

Oui pour me faire des amis, et aussi dans le quotidien.

Pour les amis j’ai galéré, et je galère toujours. J’ai tout de même réussi à m’en faire, et ce sont plutôt des locaux.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

Je dirais le processus pour obtenir les papiers pour travailler. Les américains ne rigolent pas avec ça. Il faut souvent attendre plus d’un an, avoir un employeur prêt à débourser beaucoup d’argent. Ce n’est vraiment pas facile.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

Rien de différent. Il faut vivre au jour le jour et surtout être prêt moralement. Je me suis expatriée pour un an et j’ai rencontré mon mari, maintenant ça va bientôt faire 4 ans que je suis ici.

Heureusement que j’ai mon mari pour me soutenir. Il faut aussi avoir de la famille qui croit en vous.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Je pense que j’aurais du continuer à postuler pour d’autres opportunités. 6 mois après mon arrivée l’émission a été annulée et j’ai du tout recommencer à zéro. Il faut être très ouvert et ne jamais dire non à une opportunité de travail ici.

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur l’expatriation à New York et aux Etats-Unis en général ?

Nulle part… j’ai vraiment tout fait toute seule… j’aurais beaucoup aimé avoir de l’aide ou un endroit pour parler avec d’autres expatriés. Les US sont très prisés mais il y est très difficile de s’expatrier.

Je pense que beaucoup de gens ne souhaitent pas partager leur aventure car ils sont souvent ici sans papiers, ou ne veulent tout simplement pas partager comment ils ont obtenu leur visa.

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Heureusement pour moi, j’ai vécu deux ans à New York lors de mes études.

Mais la toute première fois était très stressante, je ne parlais pas anglais, j’avais tout juste 20 ans. Je quittais le cocon familial pour une vie à l’autre bout du monde. J’ai eu beaucoup de hauts et bas, mes parents peuvent en témoigner mais ça en valait le coup.

Aujourd’hui j’ai la vie que j’espérais, c’est pas parfait mais je ne pense pas que j’aurais pu accomplir autant de choses en si peu de temps en France.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse à New York ?

Oui, plutôt.

Quels conseils tu donnerais à quiconque voudrait venir vivre en tant qu’expatrié à New York ?

Il faut s’accrocher, le vouloir et surtout ne jamais abandonner. C’est difficile mais vraiment top quand on arrive à travailler et vivre correctement ici. Il faut se faire beaucoup de contacts et toujours les relancer.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la nourriture ?

Ahh… la nourriture américaine… très très grasse… je me suis jamais posé la question. Oui j’ai du m’adapter mais ça n’a pas été si difficile.

Je me fais à manger quand je peux et j’évite quand je peux leur fast food. Même si j’y vais plus qu’en France, j’essaie de maintenir un minimum d’équilibre.

J’ai eu beaucoup d’empoisonnement alimentaire au tout début mais maintenant je fais beaucoup plus attention.

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux gens ?

Les américains sont très superficiels. Ils sont souvent vos amis pour une raison, ils cherchent toujours à savoir ce que vous pouvez leur apporter. Il faut s’ajuster et jouer le jeu.

C’est aussi comme ça que j’ai pu me faire autant de contacts car il faut juste savoir comment s’y prendre. Les vraies amitiés sont rares.

Est-ce-que tu as du t’ajuster au climat ?

L’hiver est violent ici, c’est vrai qu’en France on a pas des hivers aussi froids.

Ici à NY on passe d’un extrême à l’autre. Il va faire très très froid en hiver et très très chaud en été. On n’a pas de mi saison…

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux types de vêtements ?

Non, pas vraiment.

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux coutumes ?

Pas vraiment. À part Thanksgiving, je n’ai pas vraiment du m’adapter à leurs coutumes.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de vivre ?

J’ai gardé ma façon de vivre européenne. Je l’ai même imposée à la maison. 3 repas par jour assis à table. Et le dimanche c’est repos, si l’on peut.

Les américains vivent dans le mouvement, ils ne s’arrêtent jamais de travailler ou de bouger.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de travailler ?

Les américains travaillent non-stop, ne comptent pas leurs heures de travail. Ils rentrent chez eux et continuent à travailler. Pas de 35h ou 4 semaines de vacances ici.

Mon premier job était ici, je n’ai pas vraiment travaillé à plein temps en France, donc je ne connais que le mode américain, mais je sais que de nombreuses personnes expatriées ont du mal à s’adapter au rythme de travail.

Durant ta période étudiante est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon d’enseigner ?

Pas vraiment mais je trouve que l’on était assez libres. Ils nous laissaient faire beaucoup de choses nous-mêmes.

Ils ont des examens importants à la mi-semestre et en fin de semestre. C’est là où vous bossez le plus, mais comme dans toute université.

Ton dernier mot ? 🙂

Il faut se lancer mais y réfléchir à deux fois. Ce n’est pas facile et sans un plan bien défini on peut vite avoir des désillusions. Mais NYC c’est cool, il faut venir XD 🙂


C’est avec un grand plaisir que je partage aujourd’hui l’interview d’Alix, la New-Yorkaise du blog ! 🙂 Alix gère un super blog sur lequel elle partage énormément de choses sur sa vie d’expat’ alors n’hésites pas à aller la suivre !

Blog d’Alix : Vis ma vie d’expatriée

Instagram d’Alix : @vismaviedexpatriee

Elle représente aussi C my Cities à NYC, une entreprise qui aide à programmer des voyages et même des déménagements pour ceux qu’ils veulent s’expatrier ou les étudiants. Si ça t’intéresse ça se passe ici :

Site Web Cmycities : cmycities.com


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié sur mon blog !


*EFAP Paris : Ecole de communication (site internet : EFAP).

Rémy (Indiana Jones) en Australie| Expat’Interview #7

ID rémy

Salut Rémy ! Alors raconte-moi un peu ton expatriation/ voyage/ aventure ?

En effet c’était tout ça à la fois ! En fait, j’ai fait 1 an et demi de voyage, backpacking, pour partir à la découverte d’un autre mode de vie. J’ai pu le faire suite à un arrangement avec mon employeur, en cumulant la pose d’un congé sabbatique + d’un congé sans solde !

Ah oui quelle chance ! Qu’est-ce-qui t’avait poussé à demander ça ?

Quand un ami m’a dit qu’il était ok pour partir aussi : à ce moment j’ai su que c’était sûr que je partais !

Tu as ressenti quoi ?

Beaucoup d’excitation !

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir l’Australie en particulier ?

Un ami pouvait me trouver un job dès mon arrivée.

Tu étais où ça ?

A Perth exactement.

Perth Australie

Tu parles quelles langues ?

Français et anglais, et j’ai des bases en allemand et italien.

Du coup tu connaissais la langue du pays dans lequel du partais. En quoi cela t’a aidé ?

Pour tout : trouver un boulot et un endroit pour vivre, me faire des amis et simplement pour le quotidien. Trouver un boulot a tout de même été la chose la plus compliquée.

Est-ce que tu conseillerais d’apprendre la langue avant de venir ?

C’est un plus mais il n’y a rien de mieux que d’être sur place pour apprendre.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

La gestion du budget pour alterner travail et voyage.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Mieux caler la date d’arrivée sur la date de début du job (saisonnier)

Où as-tu trouvé le plus d’infos sur l’Australie ?

En faisant des recherches Internet, en allant consulter des forums, etc.

Le jour où tu es arrivé, est-ce-que tu t’es senti perdu ?

Non, j’avais bien préparé mon arrivée.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Oui je m’en suis fait des tas !

Plutôt des locaux ou des expatriés ?

Les deux !

Est-ce qu’il est facile de se fondre dans la masse en Australie ?

Oui, plutôt.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait venir vivre en Australie ?

De bien gérer son budget !

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la nourriture ?

Oui, le fromage me manquait 🙂

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux gens ?

Pas spécialement.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la législation ?

Pas spécialement non plus.

Est-ce-que tu as du t’ajuster au climat ?

Un peu, le climat est plus chaud.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à l’habillement ?

Pas spécialement non plus !

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de travailler ?

Oui, les jobs réalisés étaient beaucoup plus manuels que celui exercé en France.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de vivre ?

Oui, j’ai du m’adapter à la vie en mode backpacking !

C’est-à-dire ?

Eh bien en fait je ne suis pas resté en Australie les 1 an et demi : j’ai aussi fait 6 mois de backpacking en Asie !

D’accord ! Je comprends mieux !

Oui mon expérience est davantage une vie de voyage plutôt qu’une expatriation à proprement parler 🙂

Je vois ! Le retour a du être vraiment difficile.

Oui, le retour au train train quotidien n’est pas évident.

Et tu penses déjà à repartir ?

Oui, mais plus sur des périodes de vacances (déjà reparti 3 semaines en Inde) pour ne pas nuire à ma vie professionnelle.

Je te remercie de tes réponses Rémy, je pense que tout cela intéressera pas mal de personnes ! A la prochaine !


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S’expatrier en Thailande sans préparation : Elo l’a fait ! | Expat’Interview #6

portrait ELO

Salut Elo ! Alors dis-nous en un peu plus sur toi : où es-tu expatriée et depuis quand ?

Je suis expatriée à Bangkok en Thaïlande, depuis déjà 2 ans !

Et tu fais quoi là-bas ?

Je travaille en tant qu’Ingénieur packaging, en tant que responsable de recherche, dans une entreprise thailandaise basée sur Bangkok.

Est-ce-que tu es expatriée en solo ?

Maintenant oui. Initialement, j’y suis allée pour suivre pour mon ex-copain, mais la vie thaïlandaise m’a convaincue de rester !

Dis m’en un peu plus sur ton chemin de vie. Comment ça se fait que tu es maintenant expat ?

Je dirais que c’est un peu du hasard. Je n’avais pas pour ambition de vivre à l’étranger. Il y a 2 ans, mon ex-copain a eu une opportunité de poste sur Bangkok et comme mon emploi de l’époque ne me convenait pas, j’ai décidé de démissionner pour le suivre. J’ai eu une superbe opportunité d’obtenir un poste équivalent en moins de 3 mois.

Et, peu de temps après, je me suis retrouvée célibataire, mais comme je débutais un travail, je me suis donné au moins une année sur ce poste avant de revenir en France… Et puis j’ai découvert une superbe vie sur Bangkok, en créant de jolies amitiés, en profitant de la vie nocturne de Bangkok, en voyageant beaucoup, et en gardant le soleil toute l’année. Alors pourquoi revenir en France ?

Ah oui, donc tu n’avais pas spécialement envisagé la vie d’expatrié avant ça… Quelle a été ta motivation première alors ?

C’est compliqué à dire… l’amour m’a fait venir, mais ma passion du voyage et la jolie vie que l’on peut s’offrir en Thaïlande (en tant qu’expat) m’ont fait rester plus longtemps que prévu !

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

Je dirais qu’il y a eu plusieurs points de non-retour :
1/ le départ sur Bangkok : une grosse déception pro (et perso), qui m’a motivée à démissionner.
2/ lorsque j’ai su que j’allais rester : j’ai reçu une jolie proposition d’emploi pour revenir en France au bout d’un an… mais je n’ai pas mis longtemps à me rendre compte que je n’étais pas prête à ‘revenir à la vie normale’ et à quitter cette vie ‘hors-norme’ ! 😀

Tu dirais que tu as ressenti quoi à ce moment-là ?

Tout est enfin devenu plus clair pour moi.

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir cet endroit dans le monde en particulier ?

Je n’ai pas vraiment eu le choix: mon ex-copain a eu une opportunité en interne pour un poste sur Bangkok. Et, honnêtement, j’ai fait un tour d’Asie en mode backpack il y a 4 ans… et la Thaïlande était de loin le pays que j’avais le moins apprécié, très certainement à cause du coté ultra touristique. Mais pour y vivre, je pense que Bangkok est l’un des meilleurs choix en Asie:
– une ville internationale, donc c’est pratique pour continuer d’avoir des amis européens, voire français en cas de manque;
– une superbe ville pour faire la fête;
– c’est tellement plus simple de voyager en Thaïlande lorsque l’on parle un peu la langue locale;
– le faible coût de la vie;
– les accès faciles à de nombreuses plages paradisiaques !
– de même pour les parcs naturels;
– l’absence d’hiver;
– et on se régale avec les plats thaïlandais !

Tu parles combien de langues ?

1/ Français de langue maternelle
2/ Anglais, développé depuis que je vis sur Bangkok
3/ Espagnol, d’un niveau basique
4/ Thailandais, que j’essaie d’améliorer au quotidien!

Du coup tu connais les langues officielles du pays dans lequel tu es expatriée, en quoi ça t’a aidée dans ton expatriation selon toi ?

C’est plus simple pour le quotidien d’avoir un niveau basique de thaïlandais : plus simple pour faire des courses ou parler au taxi, et également pour s’intégrer au travail. C’est aussi très pratique lorsque l’on voyage dans des lieux moins touristiques.

Est-ce-que tu conseillerais d’apprendre la langue avant de venir ?

Oui

Quelles ont été les difficultés que tu as rencontrées en Thaïlande jusqu’à maintenant ?

Tout d’abord, me faire des amis, et trouver un cocon dans cette nouvelle ville ! Puis, l’intégration avec les thaïlandais n’est pas facile, cela étant dû à une différence culturelle.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

Le manque des amis et de la famille en France 🙂 !

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

Mon départ en Thaïlande n’était pas du tout préparé… Et j’ai survécu 🙂 ! Je conseillerais simplement de commencer à chercher un emploi avant le départ, et de se renseigner sur les quartiers.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Je ne suis pas une pro de l’anticipation… je ne pense pas que j’aurais mieux fait différemment. Au final, c’était un peu de découvertes au quotidien !

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur la Thaïlande ?

Sur les blogs !

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Pas spécialement, mais c’est toujours plus simple lorsque l’on arrive dans une ville à deux!

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Oui, j’en ai plein !

Est-ce-que ce sont plutôt des locaux ou des expatriés comme toi ?

Plutôt des expatriés.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse en tant qu’expat en Thaïlande ?

Non. Je travaille dans une entreprise thaïlandaise, en étant une des seules blanches. Donc dès que l’on fait quelque chose qui “sort de l’ordinaire”… qu’est-ce que ça gossipe ! 🙂

Quels conseils tu donnerais à quiconque voudrait venir vivre en tant qu’expatrié là où tu es ?

Rester ouvert d’esprit, et toujours être respectueux.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

Oh oui, la nourriture thaïlandaise est épicée! Il faut un peu se ‘forcer’ au début, mais le corps s’habitue naturellement assez rapidement!

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oh oui, surtout dans le monde du travail : être toujours souriant, ne pas être trop direct, ne pas placer un mot plus haut que l’autre, toujours respecter les ‘anciens’…

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la législation ?

Pas forcément, il faut simplement être en règle pour le permis de travail.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

Oui, mais c’était facile ! Le climat est chaud toute l’année, il faut s’habituer à suer 😀 ! Le plus ‘compliqué’ est la saison de mousson, où l’eau peut facilement arriver jusqu’au mollets !

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

Un peu dans le monde du travail… en oubliant les jeans, en me couvrant les épaules, et en m’habillant de manière plus formelle.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux coutumes ?

Non.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de vivre ?

Je prends bien plus de snacks qu’en France… Sinon ça n’a pas trop changé 🙂 !

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de travailler ?

Etre moins directe, et bien plus courtoise, ce qui n’est pas plus mal 😉 !

Le mot de la fin ? 🙂

Si on attend le bon moment pour devenir expat… on peut attendre longtemps. Alors foncez !


C’est avec un immense plaisir que je vous livre aujourd’hui l’interview d’Elo : cette fille est géniale, et je la trouve hyper inspirante et drôle ! A elle toute seule et en seulement deux ans elle a réussi à faire ce que des milliers ne parviennent pas à accomplir durant leur vie entière : construire sa vie à l’étranger ! Elle raconte ça sur son blog alors n’hésitez pas à aller voir et vous abonner 😀

Son blog : EloditHello

Son Facebook : lectourebangkok

Son compte Instagram : @elodithello.blog


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Sláinte ! L’Irlande avec Clotilde | Expat’Interview #2

Carte ID

Bonjour Clotilde ! Alors toi tu as été expat’ à Dublin en Irlande c’est bien ça ? 🙂

Oui ! Pendant 2 ans, de 2011 à 2013.

Pourquoi y étais-tu ?

Après le bac, je suis partie en Irlande dans le cadre d’un double-diplôme en droit français et droit de common law.

Ah oui ! ça n’a pas du être facile ! Quelle a été ta motivation première ?

Je ne voulais pas aller à la fac à Paris.

Et le moment où tu as su que tu partirais ?

J’ai su que je partais quand mon dossier a été accepté.

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

Un mélange d’excitation et d’appréhension.

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir l’Irlande ?

C’était le seul pays partenaire avec ma fac française qui permettait de faire un double diplôme en anglais à l’époque. Et j’aime bien les moutons.

Quelles langues tu parles ?

Je parle le français et l’anglais. Je baragouine l’italien. J’arrive à comprendre quelques mots de suédois et je reconnais quelques mots écrits en gaélique.

Du coup, tu connaissais la langue officielle de l’Irlande.

En fait, les deux langues officielles sont l’anglais et le gaélique. J’avais déjà un bon niveau en anglais quand je suis partie. A Dublin, le gaélique fait surtout joli sur les panneaux, donc ça ne m’a pas posé de problème. Ça n’aurait pas été pareil dans tous les comtés d’Irlande ceci dit.

D’accord. Et au sujet de l’anglais, en quoi cela t’a aidée dans ton expatriation de bien le connaître ?

Pour tout franchement. Trouver un logement, me faire des amis, comprendre les cours…

Donc tu conseillerais de bien connaître la langue avant de partir ?

Oui.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

Étrangement ça n’a pas été de me retrouver dans un autre pays, mais de me retrouver seule pour la première fois.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

J’aurais appris à me faire à manger. Et j’aurais repéré le trajet qui mène de l’aéroport à l’université, je ne me serais pas contenté de prendre l’adresse de celle-ci en pensant que le GPS m’y mènerait sans problème.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Je n’ai pas grand-chose à redire sur mon arrivée sur place. Ça s’est plutôt bien passé.

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur l’Irlande et Dublin ?

Je me suis basée sur le site internet de mon université et des guides touristiques. J’avais aussi un contact avec une irlandaise qui vivait à Dublin et qui a répondu à mes questions sur la ville.

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Au sens littéral. On a eu du mal à trouver la fac ; une fois trouvée, à se repérer sur le campus ; et le soir on s’est perdus dans la ville.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Oui, j’en ai plein !

Est-ce-que ce sont plutôt des locaux ou des expatriés comme toi ?

Les deux !

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse en Irlande ?

Oui

Quels conseils donnerais-tu à quiconque voudrait venir vivre en Irlande ?

Ne prenez pas de parapluie, ça ne sert à rien il y a trop de vent. Ils ne rendent pas la monnaie dans les transports en commun donc prenez beaucoup de petite monnaie ou achetez une carte de transport ou mieux encore achetez un vélo. Dublin a beaucoup de pistes cyclables et ça vous évite le passage obligatoire par le centre-ville que font toutes les lignes de bus si vous ne voulez pas y aller.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

J’ai dû m’ajuster à me faire de la nourriture. Du coup je cuisinais ce que je connaissais, donc pas trop local.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Les étudiants irlandais s’habillent étrangement mais sinon il n’y a pas eu trop d’ajustement nécessaire.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la législation ?

Certaines choses me paraissaient banales en France et n’existaient pas en Irlande. Mais c’était plus une adaptation intellectuelle qu’administrative. Je n’ai eu besoin d’accomplir aucune démarche particulière en arrivant sur place.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

Pour les irlandais, au-delà de 25°C c’est la canicule. Il n’y a que deux saisons là-bas (le printemps et l’automne), et elles ont lieu plusieurs fois par jour. Il y a toujours du vent. Il ne fait pas trop froid en hiver.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

J’ai adopté une écharpe pour couper le vent.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux coutumes ?

Les coutumes sont assez similaires à celles de la France.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de vivre ?

Pareil, la façon de vivre est assez similaire.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon d’enseigner ?

Je n’avais pas été à la fac avant alors j’ai dû m’ajuster comme j’aurais dû m’ajuster si j’étais restée en France.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à quoi que ce soit d’autre ?

Pas que je me souvienne.

Est-ce que ton retour a été difficile ?

Oui, je ne voulais pas rentrer. L’Irlande m’a beaucoup manquée.

Est-ce que tu penses déjà à repartir ? Dans quelles conditions ?

Je pense repartir mais seulement pour les vacances, pas à long terme. Pas tout de suite en tout cas. Peut-être un jour si j’en ai la possibilité professionnellement parlant.

Si tu penses déjà à repartir, que feras-tu différemment ?

J’ai été exemplaire. A part sur le coup du repérage du trajet à l’aller ^^.

Et maintenant, que fais-tu dans la vie ?

Je protège le faible, la veuve et l’orphelin (en bas de l’échelle hiérarchique).

Un dernier mot (Jean-Pierre) ? 🙂

Sláinte!*

Je te remercie de tes réponses sincères et pleines d’esprit ! J’espère que nos lecteurs auront autant de plaisir à te lire !


Clotilde vient de créer un blog, sur lequel elle parle de sa nouvelle vie en Pays de la Loire, plus précisément à Pornic, où elle fait des tas de balades à vélo et les raconte (en y ajoutant quelques mots d’esprit et impressions) au travers de ses articles !

Le Blog de Clotilde: Pornic à vélo


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*Slàinte! : “santé !” en gaélique.