Alix la New-Yorkaise | Expat’Interview #8

ID ALIX

Bonjour Alix c’est un plaisir de t’interviewer ! Que fais-tu dans la vie ?

Je travaille dans l’audiovisuel, assistante de production. Je suis freelance donc je fais beaucoup de choses différentes. Assistante de production, chargée du public et invités, traductrice…

Et donc tu vis à New York ! Depuis combien de temps ?

Depuis 4 ans maintenant.

Est-ce-que tu y es seule là-bas ?

Non, je suis avec mon mari.

Pourquoi es-tu partie ?

A l’origine c’était pour le boulot, mais désormais c’est surtout pour mon mari.

Dis m’en un peu plus sur ton chemin de vie, pourquoi New York ?

Après avoir obtenu mon diplôme de fin d’étude à NYC -j’étais à l’EFAP Paris* mais j’ai fini mon cursus à New York- j’ai obtenu un job dans une émission TV.

Depuis tout s’est enchaîné, je me suis mariée à un américain qui travaille aussi dans l’audiovisuel, il est caméraman. Grâce à mes connexions et les siennes nous avons agrandi notre réseau. Le fait d’être freelance m’a permis de lancer mon blog et bientôt des vidéos sur la vie d’expatrié et surtout sur NYC.

New York me rappelle beaucoup Paris… C’est une grande ville, qui bouge et surtout où il y a le plus d’opportunités de travail, avec L.A. bien entendu.

Quelle a été ta principale motivation pour rester ?

Travailler dans une grosse émission américaine. J’ai eu une grosse opportunité mais j’étais en plein processus de Green card, et peu de gens le savent mais pendant plusieurs mois, nous ne sommes pas autorisés à travailler… j’ai donc vu cette opportunité s’envoler mais je ne désespère pas.

Pour le moment je travaille sur de grosses émissions sur NYC.

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

J’ai tout simplement eu une opportunité que je n’aurais jamais eu si j’étais restée en France. Mon rêve absolu était de venir ici et de travailler dans la TV, je ne pouvais pas dire non.

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

Un mélange d’excitation et d’appréhension !

Tu parles combien de langues ?

2 : le français et l’anglais.

La connaissance de l’anglais t’a aidée dans ton expatriation ?

Oui, pour trouver un boulot et trouver un endroit pour vivre, et puis simplement pour le quotidien. Il faut parler anglais avant de venir.

Tu as rencontré des difficultés ?

Oui pour me faire des amis, et aussi dans le quotidien.

Pour les amis j’ai galéré, et je galère toujours. J’ai tout de même réussi à m’en faire, et ce sont plutôt des locaux.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

Je dirais le processus pour obtenir les papiers pour travailler. Les américains ne rigolent pas avec ça. Il faut souvent attendre plus d’un an, avoir un employeur prêt à débourser beaucoup d’argent. Ce n’est vraiment pas facile.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

Rien de différent. Il faut vivre au jour le jour et surtout être prêt moralement. Je me suis expatriée pour un an et j’ai rencontré mon mari, maintenant ça va bientôt faire 4 ans que je suis ici.

Heureusement que j’ai mon mari pour me soutenir. Il faut aussi avoir de la famille qui croit en vous.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Je pense que j’aurais du continuer à postuler pour d’autres opportunités. 6 mois après mon arrivée l’émission a été annulée et j’ai du tout recommencer à zéro. Il faut être très ouvert et ne jamais dire non à une opportunité de travail ici.

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur l’expatriation à New York et aux Etats-Unis en général ?

Nulle part… j’ai vraiment tout fait toute seule… j’aurais beaucoup aimé avoir de l’aide ou un endroit pour parler avec d’autres expatriés. Les US sont très prisés mais il y est très difficile de s’expatrier.

Je pense que beaucoup de gens ne souhaitent pas partager leur aventure car ils sont souvent ici sans papiers, ou ne veulent tout simplement pas partager comment ils ont obtenu leur visa.

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Heureusement pour moi, j’ai vécu deux ans à New York lors de mes études.

Mais la toute première fois était très stressante, je ne parlais pas anglais, j’avais tout juste 20 ans. Je quittais le cocon familial pour une vie à l’autre bout du monde. J’ai eu beaucoup de hauts et bas, mes parents peuvent en témoigner mais ça en valait le coup.

Aujourd’hui j’ai la vie que j’espérais, c’est pas parfait mais je ne pense pas que j’aurais pu accomplir autant de choses en si peu de temps en France.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse à New York ?

Oui, plutôt.

Quels conseils tu donnerais à quiconque voudrait venir vivre en tant qu’expatrié à New York ?

Il faut s’accrocher, le vouloir et surtout ne jamais abandonner. C’est difficile mais vraiment top quand on arrive à travailler et vivre correctement ici. Il faut se faire beaucoup de contacts et toujours les relancer.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la nourriture ?

Ahh… la nourriture américaine… très très grasse… je me suis jamais posé la question. Oui j’ai du m’adapter mais ça n’a pas été si difficile.

Je me fais à manger quand je peux et j’évite quand je peux leur fast food. Même si j’y vais plus qu’en France, j’essaie de maintenir un minimum d’équilibre.

J’ai eu beaucoup d’empoisonnement alimentaire au tout début mais maintenant je fais beaucoup plus attention.

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux gens ?

Les américains sont très superficiels. Ils sont souvent vos amis pour une raison, ils cherchent toujours à savoir ce que vous pouvez leur apporter. Il faut s’ajuster et jouer le jeu.

C’est aussi comme ça que j’ai pu me faire autant de contacts car il faut juste savoir comment s’y prendre. Les vraies amitiés sont rares.

Est-ce-que tu as du t’ajuster au climat ?

L’hiver est violent ici, c’est vrai qu’en France on a pas des hivers aussi froids.

Ici à NY on passe d’un extrême à l’autre. Il va faire très très froid en hiver et très très chaud en été. On n’a pas de mi saison…

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux types de vêtements ?

Non, pas vraiment.

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux coutumes ?

Pas vraiment. À part Thanksgiving, je n’ai pas vraiment du m’adapter à leurs coutumes.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de vivre ?

J’ai gardé ma façon de vivre européenne. Je l’ai même imposée à la maison. 3 repas par jour assis à table. Et le dimanche c’est repos, si l’on peut.

Les américains vivent dans le mouvement, ils ne s’arrêtent jamais de travailler ou de bouger.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de travailler ?

Les américains travaillent non-stop, ne comptent pas leurs heures de travail. Ils rentrent chez eux et continuent à travailler. Pas de 35h ou 4 semaines de vacances ici.

Mon premier job était ici, je n’ai pas vraiment travaillé à plein temps en France, donc je ne connais que le mode américain, mais je sais que de nombreuses personnes expatriées ont du mal à s’adapter au rythme de travail.

Durant ta période étudiante est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon d’enseigner ?

Pas vraiment mais je trouve que l’on était assez libres. Ils nous laissaient faire beaucoup de choses nous-mêmes.

Ils ont des examens importants à la mi-semestre et en fin de semestre. C’est là où vous bossez le plus, mais comme dans toute université.

Ton dernier mot ? 🙂

Il faut se lancer mais y réfléchir à deux fois. Ce n’est pas facile et sans un plan bien défini on peut vite avoir des désillusions. Mais NYC c’est cool, il faut venir XD 🙂


C’est avec un grand plaisir que je partage aujourd’hui l’interview d’Alix, la New-Yorkaise du blog ! 🙂 Alix gère un super blog sur lequel elle partage énormément de choses sur sa vie d’expat’ alors n’hésites pas à aller la suivre !

Blog d’Alix : Vis ma vie d’expatriée

Instagram d’Alix : @vismaviedexpatriee

Elle représente aussi C my Cities à NYC, une entreprise qui aide à programmer des voyages et même des déménagements pour ceux qu’ils veulent s’expatrier ou les étudiants. Si ça t’intéresse ça se passe ici :

Site Web Cmycities : cmycities.com


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié sur mon blog !


*EFAP Paris : Ecole de communication (site internet : EFAP).

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S’expatrier en Thailande sans préparation : Elo l’a fait ! | Expat’Interview #6

portrait ELO

Salut Elo ! Alors dis-nous en un peu plus sur toi : où es-tu expatriée et depuis quand ?

Je suis expatriée à Bangkok en Thaïlande, depuis déjà 2 ans !

Et tu fais quoi là-bas ?

Je travaille en tant qu’Ingénieur packaging, en tant que responsable de recherche, dans une entreprise thailandaise basée sur Bangkok.

Est-ce-que tu es expatriée en solo ?

Maintenant oui. Initialement, j’y suis allée pour suivre pour mon ex-copain, mais la vie thaïlandaise m’a convaincue de rester !

Dis m’en un peu plus sur ton chemin de vie. Comment ça se fait que tu es maintenant expat ?

Je dirais que c’est un peu du hasard. Je n’avais pas pour ambition de vivre à l’étranger. Il y a 2 ans, mon ex-copain a eu une opportunité de poste sur Bangkok et comme mon emploi de l’époque ne me convenait pas, j’ai décidé de démissionner pour le suivre. J’ai eu une superbe opportunité d’obtenir un poste équivalent en moins de 3 mois.

Et, peu de temps après, je me suis retrouvée célibataire, mais comme je débutais un travail, je me suis donné au moins une année sur ce poste avant de revenir en France… Et puis j’ai découvert une superbe vie sur Bangkok, en créant de jolies amitiés, en profitant de la vie nocturne de Bangkok, en voyageant beaucoup, et en gardant le soleil toute l’année. Alors pourquoi revenir en France ?

Ah oui, donc tu n’avais pas spécialement envisagé la vie d’expatrié avant ça… Quelle a été ta motivation première alors ?

C’est compliqué à dire… l’amour m’a fait venir, mais ma passion du voyage et la jolie vie que l’on peut s’offrir en Thaïlande (en tant qu’expat) m’ont fait rester plus longtemps que prévu !

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

Je dirais qu’il y a eu plusieurs points de non-retour :
1/ le départ sur Bangkok : une grosse déception pro (et perso), qui m’a motivée à démissionner.
2/ lorsque j’ai su que j’allais rester : j’ai reçu une jolie proposition d’emploi pour revenir en France au bout d’un an… mais je n’ai pas mis longtemps à me rendre compte que je n’étais pas prête à ‘revenir à la vie normale’ et à quitter cette vie ‘hors-norme’ ! 😀

Tu dirais que tu as ressenti quoi à ce moment-là ?

Tout est enfin devenu plus clair pour moi.

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir cet endroit dans le monde en particulier ?

Je n’ai pas vraiment eu le choix: mon ex-copain a eu une opportunité en interne pour un poste sur Bangkok. Et, honnêtement, j’ai fait un tour d’Asie en mode backpack il y a 4 ans… et la Thaïlande était de loin le pays que j’avais le moins apprécié, très certainement à cause du coté ultra touristique. Mais pour y vivre, je pense que Bangkok est l’un des meilleurs choix en Asie:
– une ville internationale, donc c’est pratique pour continuer d’avoir des amis européens, voire français en cas de manque;
– une superbe ville pour faire la fête;
– c’est tellement plus simple de voyager en Thaïlande lorsque l’on parle un peu la langue locale;
– le faible coût de la vie;
– les accès faciles à de nombreuses plages paradisiaques !
– de même pour les parcs naturels;
– l’absence d’hiver;
– et on se régale avec les plats thaïlandais !

Tu parles combien de langues ?

1/ Français de langue maternelle
2/ Anglais, développé depuis que je vis sur Bangkok
3/ Espagnol, d’un niveau basique
4/ Thailandais, que j’essaie d’améliorer au quotidien!

Du coup tu connais les langues officielles du pays dans lequel tu es expatriée, en quoi ça t’a aidée dans ton expatriation selon toi ?

C’est plus simple pour le quotidien d’avoir un niveau basique de thaïlandais : plus simple pour faire des courses ou parler au taxi, et également pour s’intégrer au travail. C’est aussi très pratique lorsque l’on voyage dans des lieux moins touristiques.

Est-ce-que tu conseillerais d’apprendre la langue avant de venir ?

Oui

Quelles ont été les difficultés que tu as rencontrées en Thaïlande jusqu’à maintenant ?

Tout d’abord, me faire des amis, et trouver un cocon dans cette nouvelle ville ! Puis, l’intégration avec les thaïlandais n’est pas facile, cela étant dû à une différence culturelle.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

Le manque des amis et de la famille en France 🙂 !

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

Mon départ en Thaïlande n’était pas du tout préparé… Et j’ai survécu 🙂 ! Je conseillerais simplement de commencer à chercher un emploi avant le départ, et de se renseigner sur les quartiers.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Je ne suis pas une pro de l’anticipation… je ne pense pas que j’aurais mieux fait différemment. Au final, c’était un peu de découvertes au quotidien !

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur la Thaïlande ?

Sur les blogs !

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Pas spécialement, mais c’est toujours plus simple lorsque l’on arrive dans une ville à deux!

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Oui, j’en ai plein !

Est-ce-que ce sont plutôt des locaux ou des expatriés comme toi ?

Plutôt des expatriés.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse en tant qu’expat en Thaïlande ?

Non. Je travaille dans une entreprise thaïlandaise, en étant une des seules blanches. Donc dès que l’on fait quelque chose qui “sort de l’ordinaire”… qu’est-ce que ça gossipe ! 🙂

Quels conseils tu donnerais à quiconque voudrait venir vivre en tant qu’expatrié là où tu es ?

Rester ouvert d’esprit, et toujours être respectueux.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

Oh oui, la nourriture thaïlandaise est épicée! Il faut un peu se ‘forcer’ au début, mais le corps s’habitue naturellement assez rapidement!

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oh oui, surtout dans le monde du travail : être toujours souriant, ne pas être trop direct, ne pas placer un mot plus haut que l’autre, toujours respecter les ‘anciens’…

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la législation ?

Pas forcément, il faut simplement être en règle pour le permis de travail.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

Oui, mais c’était facile ! Le climat est chaud toute l’année, il faut s’habituer à suer 😀 ! Le plus ‘compliqué’ est la saison de mousson, où l’eau peut facilement arriver jusqu’au mollets !

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

Un peu dans le monde du travail… en oubliant les jeans, en me couvrant les épaules, et en m’habillant de manière plus formelle.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux coutumes ?

Non.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de vivre ?

Je prends bien plus de snacks qu’en France… Sinon ça n’a pas trop changé 🙂 !

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de travailler ?

Etre moins directe, et bien plus courtoise, ce qui n’est pas plus mal 😉 !

Le mot de la fin ? 🙂

Si on attend le bon moment pour devenir expat… on peut attendre longtemps. Alors foncez !


C’est avec un immense plaisir que je vous livre aujourd’hui l’interview d’Elo : cette fille est géniale, et je la trouve hyper inspirante et drôle ! A elle toute seule et en seulement deux ans elle a réussi à faire ce que des milliers ne parviennent pas à accomplir durant leur vie entière : construire sa vie à l’étranger ! Elle raconte ça sur son blog alors n’hésitez pas à aller voir et vous abonner 😀

Son blog : EloditHello

Son Facebook : lectourebangkok

Son compte Instagram : @elodithello.blog


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Construire sa vie au Japon : l’histoire d’Eva | Expat’Interview #5

eva portrait

Bonjour Eva ! Alors toi tu es expatriée depuis longtemps n’est-ce-pas ?

Oui, ça fait déjà 7 ans que je vis au Japon, depuis mai 2011 ! J’habite maintenant à Nishinomiya (西宮市), entre Kobe (神戸市), capitale de la préfecture de Hyōgo, et Osaka (大阪市).

carte

Peux-tu m’en dire un peu plus sur toi et la raison de ton expatriation ?

Je suis partie par amour : j’ai juste suivi celui qui est devenu mon mari pour rester avec lui. Nous sommes depuis devenus parents. Mon mari voulait rester habiter près de sa famille car il bosse dans la boîte familiale.

Quel a été le point de non-retour ?

Quand mon mari m’a fait sa demande en mariage vers le milieu de mon visa Vacances-Travail.

Waouh ! Et qu’as-tu ressenti à ce moment, sachant que tu ferais ta vie au Japon ?

Un mélange d’excitation et d’appréhension !

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur le Japon ?

Je n’ai même pas cherché, j’ai suivi mon mari.

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Culturellement oui, car au début j’ai cohabité 6 mois avec mes beaux-parents…

Quelles langues parles-tu ?

Français, anglais, espagnol, japonais (portugais je le comprends, mais n’arrive plus à le parler).

Penses-tu qu’il soit nécessaire d’apprendre le japonais avant de s’expatrier au Japon ?

Oui tout à fait.

C’est vraiment nécessaire ?

Oui pour à peu près tout : trouver un boulot, se faire des amis, et pour le quotidien de manière générale.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

J’ai mis du temps, les amitiés japonaises sont particulières.

Ce sont plutôt des locaux ou des expatriés du coup ?

Les deux.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse au Japon ?

Non, ce n’est pas évident. Etant européenne, je ne passe pas inaperçue dans la foule…

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

Les 6 mois de cohabitation avec mes beaux-parents quand je suis arrivée avec mon visa Vacances-Travail.

Quels conseils tu donnerais à quiconque voudrait venir vivre en tant qu’expatrié là où tu es ?

Apprendre la langue, les coutumes en premier. Si on vient par amour, habiter avec la personne dans son pays plusieurs mois avant de passer le pas du mariage car souvent les gens n’ont pas le même comportement à l’étranger que dans leur pays surtout quand les cultures et mentalités sont si différentes. Cela évitera bien des désagréments et les complications si un enfant se trouve au milieu.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

Oui sans problème.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oui, on va dire que je fais ce qu’il faut en leur présence, mais chez moi je fais à la française.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

Non, je ne supporte toujours pas l’été japonais. Trop chaud, trop lourd, trop humide, trop long. Le haut taux d’humidité empire toutes ces sensations, chaque été est un calvaire pour moi au point de faire des malaises.

Ah oui je vois… je sais ce que c’est, j’y étais cet été pendant la canicule ! Et du coup, est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

J’ai gardé mon style vestimentaire simple et classique, mais j’ose mettre davantage de robes et de jupes car ici les femmes ne sont pas jugées et portent du très court.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux coutumes ?

Oui pour certaines choses que je connaissais déjà, j’ai mis du temps pour d’autres et il y en a d’autres auxquelles je ne m’habituerai jamais ou n’en ai pas envie.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de vivre ?

Oui, il le faut sinon on ne peut pas vivre ici.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de travailler ?

Ne travaillant pas dans une entreprise japonaise, j’échappe au stress et tout ce que cela englobe.

Le mot de la fin ?

Vivre au Japon et y venir pour des vacances c’est très différent, mais c’est un beau pays qui vaut le coup d’être visiter pour son dépaysement total. En temps que touriste, sans pour autant parler japonais, on s’y sent bien et on peut y passer un très agréable séjour.


Eva partage très régulièrement son quotidien d’expatriée française au Japon sur mon blog ! Mais je la laisse présenter elle-même son blog :

« Eva, alsacienne expatriée au pays du soleil levant depuis 6 ans. Épouse de japonais, maman d’un petit garçon et professeur de FLE à Kobe. Je partage sur mon blog un peu de mon quotidien ainsi que mes découvertes, mes voyages et ces différences culturelles avec lesquelles je cohabite. Je publie un nouvel article tous les 10, 20 et 30 de chaque mois. N’hésitez pas à vous abonner, je serais ravie de lire vos impressions ! »

N’hésitez surtout pas à aller faire un tour sur son blog et vous abonner !

Son blog : Frenchy Nippon

Son compte Instagram : @frenchynipp0n

Sa page Facebook : Quotidien d’une expatriée au Japon

Son compte Twitter : @frenchynippon


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié(e) sur mon blog !


*FLE : Français Langue Etrangère

**© Photos : Eva, FrenchyNippon.

On Top Of The Californian Hills | World Tour #7

Our second day in San Francisco started with a huge Starbucks latte in hand, which was fortunate in light of the day we had ahead of us.


Coffee At Alamo Square Park

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Ahhhh, the Painted Ladies. What a beautiful sight! I’ve taken many more pictures of them than those two, but I can’t overload this blog… I was finally being able to see them with my own eyes!

Their colors were indeed so vivid and each and every one of them was completely unique. To think that people actually live in them blows my mind as those may well be the most photographed inhabited houses of the world!

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We then went to take the bus that would take us west, to the Golden Gate Park where fun would never end!

A Morning At The California Academy Of Sciences

California Academy of Sciences
© California Academy of Sciences / San Francisco

Although it was sunny until then, when we arrived at the huge building of the California Academy of Sciences it was almost raining. Ahhhhh the joys of being in a oceanside town…

Anyway, we rushed inside, to discover an ENORMOUS T-rex squeleton, welcoming us right at the entrance! We took some maps of the Academy and began the exploration.

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This wasn’t a museum, nor anything we’d ever visited: this truly was a temple for Science! There were so many things to see we didn’t know which one we would choose to start!

  • An Aquarium
  • a Planetarium
  • a Rain Forest
  • and a Natural History Museum !
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The Bio-Dome

We began the visit with the Rain Forest Dome, which was absolutely amazing: there were birds, fishes, turtles and butterflies everywhere inside !

About the Dome : Housed within a spectacular 90-foot-diameter glass dome, our rainforest exhibit is the largest of its kind in the world. With temperatures of 82–85°F and humidity at 75% or above, it will instantly transport you to some of the most biodiverse places on Earth. (source: California Academy of Sciences website)

It was a one-way path: you had to climb up a sort of sloped access ramp that was going all the way up to the top of the dome, and then you had to take a lift right at the middle to go down again.

So right after visiting the dome–and dodging hundreds of butterflies– we took the lift to go to the “Water Planet” area: it was still on the RainForest “journey” but focused more on species found in water.

inside rainforest water planet

It was amazing, AGAIN. There were all sorts of fishes, turtles, insects, snakes, lizards, frogs and toads… likely to be found in a rainforest, such as the Amazon Rainforest or the Congo Rainforest.

To stay on the water side, we then pursued our visit at the Aquarium.

California Academy of Sciences in San Francisco
The underwater way

And let me tell you, I had never seen so many species at once. Again, so many types of fishes, sharks, mollusks, shellfishes, corals, jellyfishes and so on!

Also, I really want to say that this aquarium was beautifully built: every fish tank was amazingly showcased, in a particular light for each one of them… A lot of work has gone into making this aquarium one of the most amazing I’ve ever seen.

We took some beautiful pictures in front of the fish tanks:

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And gazed at the huge, magnificent coral reef for a long time…

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And when we got out of the aquarium space, we came face to face with Claude, the Albino Alligator of the Academy!

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It was already midday by then, so we had lunch at the Academy’s restaurant, and we sat outside because the sun had made another appearance and we weren’t going to waste it!

And then we rushed the visit of the Natural History Museum, wanting to see the Planetarium as soon as the visit would open, but there were way too many people so gave up and didn’t end up seeing inside the Planetarium. Until next time!

Japan In California: The Japanese Tea Garden

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Right next to the California Academy of Sciences was a closed area that I wanted to see: the Japanese Tea Garden. The entrance fee was $9–for non-residents adults, and we stayed for over an hour.

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We enjoyed the calmness of the park despite the crowds of people, and took some of the coolest pictures of the whole trip!

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San Francisco Beach

Yes. We went to the beach. But it only had the name! Forget what you have in mind about Californian beaches… San Francisco rather looks like a French Normandy or Brittany beach!

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And we actually FROZE TO DEATH on this beach! haha That chilly wind though! The parents were muffled in their coats but I wasn’t feeling too good myself!

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After walking all the way to the ocean front, we went all the way back to the road to take the bus again.

The Golden Gate Bridge, Again

Yes, we went to see it again, but as the day before, it was literally wrapped up in fog, so we didn’t get to see it very well. But again, until next time!

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Lombard Street, Or The Crookedest Street In The World

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You can’t come to San Francisco without going to see Lombard Street: even on foot, we struggled to go up the hill right behind it (to arrive at the top of the street) and it was hard to climb down!

Yes, because there were many people, but also because the slope and the stairs were quite steep!

And I found the sign explaining a bit more about the street:

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And there were beautiful houses on that street, the blue one with the magenta flowers being my favorite one…

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The Cable Cars

To sum up this wonderful day of exploration and to come back downtown where our hotel was, we went to take a Cable Car (also because it was included in our CityPasses!).

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We waited for over an hour in a loooooong line outside, but it was worth the wait: the experience was amazing (I know I say this a lot, but really, it was!).

In fact I filmed the whole trip up and down the steep hill on the way downtown and will be posting that on my YouTube Channel as soon as I get the chance to edit the footage!

India In Our Plates

All in all, and from what I can tell, the best food of all the United States was in San Francisco!

The restaurant we went to to eat dinner was The New Delhi, and we very much enjoyed the food! It was delicious, and beautifully served.


Annnnnd that is a wrap for San Francisco! All in all, we didn’t stay very long, two full days and three nights in total.

The next day we went to the San Francisco International Airport: my mother took a flight to come back to France, and my father and I took a plane to Las Vegas. And our journey continued…

With love,

Lilly

aka The French Hat


Want to know what happened next during our summer trip around the world? Keep up with our adventures in my World Tour series!

La vie en Suède, c’est comment ? | Expat’Interview #4

portrait Marie suède

Salut Marie ! Alors dis-nous en un peu plus sur toi : où es-tu expatriée et depuis quand ?

Je suis expatriée à Göteborg en Suède, depuis 3 mois !

D’accord, ça ne fait pas très longtemps ! Tu t’y es installée ?

Oui, mon mari et moi souhaitions changer de vie, pour être en accord avec nous-même, dans un pays qui nous permettait de vivre pleinement nos aspirations.

Comment ça ?

Avec mon mari nous avons un van pour voyager, mon rêve était de faire un road trip en Suède et Norvège, ce que nous avons fait. Ce n’était pas la première fois que l’on partait avec le van, mais là ça a été comme une évidence. On s’est sentis libres, un sentiment de bien-être. On s’est rappelés l’importance de prendre le temps de vivre, de faire ce qui nous fait vibrer.

On a décidé de retourner en Suède, cette fois-ci en hiver et dans une ville, pour voir comment on vivait la situation. Une fois de plus on a adoré, la culture, l’ouverture d’esprit, le slow life, l’importance donnée au temps pour soi, au temps avec sa famille, tout ce qui nous manquait dans nos vies frénétiques en France.

Alors on a pris le pari de venir vivre ici. On a décidé de chercher du travail pour voir ce que ça donnerait, mon mari en un trouvé un et on a décidé de tout quitter pour partir vivre là-bas. Ça n’a pas été simple de tout quitter mais le bonheur de refaire sa vie en accord avec nos envies a pris le dessus.

Waouh, c’est vraiment inspirant ce que tu dis Marie ! Et alors quel a été le point de non-retour pour vous deux ?

Quand on a comparé notre vie maintenant et comment on pourrait vivre en Suède ! Quand on s’est rendu compte que finalement ce n’était pas si compliqué, qu’il fallait juste prendre le temps de le faire, de se faire confiance et de faire confiance en l’avenir.

Et ça t’a fait quoi de sauter le pas ?

J’ai ressenti beaucoup d’excitation !

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir cet endroit dans le monde en particulier ?

La nature, l’espace, des villes à taille humaine, les lacs, les forêts, l’ouverture d’esprit, la place de la femme, la place à la différence, le slow life. On vit dans une ville magnifique, Göteborg, qui bouge mais en même temps qui n’étouffe pas. On est au bord de l’océan, près de la Norvège pays magnifique également.

Tu parles combien de langues ?

Anglais, espagnol, français (et un tout petit peu suédois)

Du coup tu ne connais pas véritablement le Suédois ?

Non, mais je l’apprends !

Tu penses que c’est mieux d’apprendre la langue avant de venir ou bien tu ne rencontres pas spécialement de difficultés ?

Ici tout le monde parle anglais, mais il est certain que c’est un plus de parler suédois. Ce n’est pas nécessaire de l’apprendre avant de venir.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

L’administratif en France ! (impôt, sécurité sociale, pôle emploi, …) Mais aussi tout quitter sans se retourner, laisser les amis, la famille, son confort.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

Je suis hyper organisée ! Alors à part partir plus tôt dans ma vie c’est la seule chose que j’aurais fait différemment ! Si, peut-être apprendre plus tôt la langue pour être moins perdue.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

On est partis assez vite, donc sur place ça s’est bien passé, on a eu le temps de faire tout ce dont on avait besoin. J’aurais plutôt préféré prendre un peu plus de temps en France pour régler tout ce qu’il y avait à faire, car une fois partis c’est plus compliqué !

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur la Suède ?

Il est difficile de trouver des informations, donc il y a pas un endroit en particulier mais plein ! Des blogs, forums, site de l’ambassade, site du gouvernement.

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Non, mais être à deux je pense que ça aide. Ici c’est très clair ce qu’il faut faire administrativement parlant, cela prend du temps mais on sait ce qu’il faut faire. Après ce qui peut perturber c’est le fonctionnement en général, pour le logement, le numéro d’identification suédois, le pays fonctionne différemment et parfois on a du mal à savoir si on va y arriver !

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Je viens d’arriver, mais on a déjà un cercle d’expatriés français parce que c’est le plus simple pour commencer, mais on espère tisser des liens avec des locaux.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse en Suède ?

Oui et non ! Oui parce que c’est une grande ville cosmopolite, on est loin d’être les seuls ! Après je pense que pour rencontrer des locaux et tisser des liens c’est plus compliqué mais ce n’est pas propre au pays, je pense que c’est général.

Quels conseils tu donnerais à quiconque voudrait venir vivre en tant qu’expatrié là où tu es ?

Se donner les conditions de réussite, prendre le temps de réfléchir à ce que l’on est prêt à sacrifier et ce que l’on ne veut pas sacrifier ! En fonction de ça prendre le temps de s’organiser pour que le départ se passe le mieux possible.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

Non au contraire, nous sommes vegan et ici c’est beaucoup plus simple, il y a des options vegan partout, et même dans une petite supérette de centre ville il y a un rayon vegan, ils sont plus ouverts qu’en France sur ce point.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Forcément un peu, les français sont des latins, les suédois des nordiques, nous n’avons pas le même savoir vivre, l’un n’est pas mieux que l’autre c’est juste assez différent. Ici il faut savoir respecter la zone d’intimité des autres, ne pas exclamer son point de vue, tout doit se faire dans la mesure, dans le respect des autres. Moi qui suit très expressive, j’ai du apprendre à me mesurer ! Mais je trouve que cela m’a beaucoup appris sur moi et sur les autres.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la législation ?

Etant un pays de l’Union européenne, de ce point de vue là ça reste raisonnable. Il faut juste un numéro d’identification, le personumer, c’est le saint graal ici, une fois que tu as ça toutes les portes s’ouvrent !

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

C’est certain… surtout où je suis, c’est la côte ouest donc en gros c’est le climat de la Bretagne avec plus de pluie, de la neige et des températures plus basses ! D’ailleurs les locaux sont assez surpris de voir des gens comme nous qui ont choisi de venir vivre ici, on a pas été mutés c’est un choix en toute conscience !

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

J’aime beaucoup une citation du pays qui dit : “il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que des mauvais vêtements !” Alors oui un peu c’est sûr, je me suis équipée en parka, vêtements chauds, chaussures de pluie, sac imperméable, mais pas de gros investissements.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux coutumes ?

Pas vraiment, ici c’est très cosmopolites, mais il y a quelques règles du quotidien ; on ne fait pas la bise et on ne serre pas la main, on dit juste bonjour et si l’on est vraiment proche on fait un câlin. Noël n’est pas à la même période. Ici le “fika” est très important, une vraie institution, c’est la pause café, et si on t’invite à un fika c’est très mal vu de refuser ! Rien de très violent 🙂

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de vivre ?

Oui, dans le sens positif ! Ici on est investi dans son travail, mais personne n’attend que tu fasses des heures supplémentaires, tu as du temps pour te consacrer à tes activités personnelles. En général, ici on est proche de la nature, le weekend tu pars te balader. Il y a le fika comme j’en ai déjà parlé mais aussi les after work qui sont très appréciés. De manière général ici c’est : bien être, sport, slow life, donc l’adaptation n’était pas difficile !

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de travailler ?

Je ne travaille pas encore, mais mon mari oui et j’ai eu pas mal d’entretiens donc je peux dire que c’est assez différent de la France. Ici c’est en mode flat management, pas beaucoup de hiérarchie et quand il y en a on ne la sent pas, tu peux aller frapper au bureau de CEO, cela ne choque pas ! C’est beaucoup dans le consensus, alors les décisions prennent du temps à être actées, mais une fois que c’est fait pas de retour en arrière. Pas de compétition entre les gens, tout le monde a à peu près le même statut, et c’est poussé par le fait que les impôts sur le revenus sont très élevés donc parfois une augmentation ne vaut vraiment pas le coup !

Est-ce que tu as dû t’ajuster à quoi que ce soit d’autre ?

La patience en général ! Le slow life a du bon, parfois on a du mal, on aurait envie que ça aille plus vite : l’administratif, les décisions au travail, cela va jusque dans les files d’attentes ou tu dois prendre un ticket avec un numéro même dans certains magasins pour payer à la caisse ! Il faut être patient ici.

Le mot de la fin ? 🙂

Je n’ai aucun regret, c’est une expérience fabuleuse, même si finalement on se serait dit que ce pays n’était pas fait pour nous j’aurais été heureuse de l’avoir fait !


Marie partage au quotidien son expérience de la vie d’expatriée en Suède sur son blog, sa chaîne YouTube et son compte Instagram ! N’hésites pas à aller la suivre dès maintenant :

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*© Photos : Marie, Affrenchie.

Le Montréal de Julie | Expat’Interview #3

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Bonjour Julie, je te remercie de prendre le temps de répondre à mon interview et de participer à mon projet ! Alors toi tu es une ancienne expatriée c’est bien ça ?

Oui, j’ai été expatriée 2 ans, de 2015 à 2017, à Montréal, au Québec, au Canada.

Pourquoi étais-tu là-bas ?

Après 3 ans dans le tourisme web et des études dans le journalisme je voulais vivre une expérience à l’étranger. Je suis partie grâce à un visa PVT*.

Quelle a été ta motivation première ?

Découvrir une nouvelle culture, vivre une expérience à l’étranger et puis peaufiner mon anglais.

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

Je dirais que c’était la mentalité française, la non-perspective d’évolution et le salaire dans le milieu professionnel.

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

De l’excitation !

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir cet endroit dans le monde en particulier ?

On a toujours adoré l’Amérique du Nord et on trouvait que le Canada était le parfait compromis !

Tu parles quoi comme langues ?

Je parle le français et l’anglais.

Du coup, tu connaissais les langues officielles du Canada. En quoi ça t’a aidée dans ton expatriation ?

Pour tout ! Trouver un boulot, trouver un endroit pour vivre, me faire des amis, et simplement pour le quotidien.

Est-ce-que tu conseillerais d’apprendre la langue avant de venir ?

Au Québec on parle autant français qu’anglais.

Quelle ont été les parties les plus difficiles de ton expatriation ?

Peut-être le changement des habitudes alimentaires et le fait d’être loin de la mer, car je viens du sud… ok ok être loin de la famille ce n’est pas si facile non plus.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation et à ton arrivée sur place ?

J’aurai encore plus voyagé même si j’en ai beaucoup profité. Et puis en arrivant, j’aurais parlé à plus de monde rapidement. Pourtant je suis connue pour être très bavarde, Mais en expatriation il faut faire plus d’efforts c’est normal.

Où as-tu trouvé le plus d’infos sur Montréal et le Québec en général ?

Les pages Facebook Pvtistes à Montréal, Logements à louer…

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

C’était un souvenir unique, je me souviens de notre arrivée à l’aéroport puis de tous nos premiers moments dans la ville. Je n’étais pas perdue j’avais des étoiles plein les yeux avec mon chéri et notre chat Silver qui faisait partie du voyage !

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Pas une centaine, mais j’ai de vrais amis sur qui je peux vraiment compter et avec qui j’ai passé deux années extraordinaires et rien que pour ça c’est magique. Je ne dis pas que toutes les rencontres se sont transformées en amitié non plus. Il y a des erreurs de parcours parfois !

Plutôt des locaux ou des expatriés comme toi ?

Plutôt des expatriés. Mais je me suis fait deux amies québécoises vraiment géniales dans le milieu professionnel.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse à Montréal ?

Oui, aucun souci ! À part si tu veux porter une doudoune Canada Goose et te faire remarquer comme un français râleur.

Quels conseils donnerais-tu à quiconque voudrait venir vivre à Montréal ?

Il faut profiter, s’ouvrir sur beaucoup de choses et ne pas comparer sans arrêt avec la France ça ne sert à rien même si c’est notre référence.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

Oui, pour nos premières courses par exemple, on avait pris exactement les mêmes ingrédients que lorsqu’on faisait nos courses en France et au vu de la facture finale, on a du adapter notre consommation avec les habitudes canadiennes. Au bout de 2 ans on connaissait toutes les promos par coeur et on arrivait à se faire plaisir avec des fromages, viandes… on consommait moins mais mieux.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oui dans le milieu de travail parfois on est très lisse mais ça cache un peu d’hypocrisie, il faut savoir être positif et aller de l’avant. Pour les rencontres aussi, il faut savoir relativiser, parfois ça colle avec des personnes parfois non, c’est aussi ça l’expatriation.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la législation ?

L’administratif était plutôt facile. Notre seul changement a été de devoir prendre un comptable pour faire faire nos impôts, c’est comme ça là bas.

Est-ce-que tu as du t’ajuster au climat ?

On appréhendait l’hiver et pourtant on a adoré. Et on a été très surpris de la saison estivale ou j’ai eu encore plus chaud que dans ma ville natale Marseille !

A la façon de s’habiller ?

Non, à part les gants de ski, des bons bonnets et des bonnes chaussures. Je n’étais pas habillée en tenue de ski tous les jours.

Aux coutumes ?

J’ai adoré la période d’halloween et l’automne de manière générale, on se sent vraiment en amérique du Nord. Puis toutes les parades et les activités de Noël aussi c’était féerique.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de vivre ? Dans quel sens ?

Ah oui je m’y suis plutôt bien adaptée. Moi qui vivait avec une voiture à Marseille, j’étais en vélo 6 mois de l’année à Montréal et je ralais beaucoup moins.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de travailler ? Dans quel sens ?

Oui, surtout faire attention à ne pas faire de vague et rester positif.

Est-ce que ton retour a été difficile ?

Oui les 6 premiers mois, une réelle dépression quand j’y repense avec le recul, j’étais vraiment au fond du gouffre. Je pleurais tous les matins.

Est-ce que du coup tu penses déjà à repartir ?

Au début on souhaitait repartir et on repartira peut-être mais en attendant on a trouvé de nouveaux projets et on a envie d’avancer près de notre famille pour le moment.

Si tu penses déjà à repartir, que feras-tu différemment ?

Je repartirai avec un projet pro et pas sans savoir ou je vais dormir et où je vais travailler. J’organiserai plus le projet on va dire. Mais c’était une première.

Ton dernier mot ? 🙂

Merci pour ces questions ça m’a fait revivre ces 2 magnifiques années d’expatriation. Bravo pour cette initiative Lilly

Je t’en prie Julie, merci à toi d’avoir pris le temps d’y répondre aussi sincèrement !


Julie est une super bloggeuse, super active, qui se décrit elle-même en tant que “Marseillaise survitaminée” ! C’est une véritable joie d’aller lire les articles de son blog, dans lesquels elle parle de tout, et qu’elle illustre de magnifiques photos. Elle a notamment toute une catégorie dédiée à son expatriation au Canada ; je t’invite à aller voir ça !

Son blog : Bird of Passage America

Sa page Facebook : Bird of passage

Son compte Instagram : @birdofpassage___

Son compte Twitter : @birdofpassage_

Son Pinterest : Birdofpassage


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*PVT : Le PVT est le Programme Vacances Travail (PVT), ou Permis Vacances-Travail, Visa Vacances-Travail (VVT) et Working Holiday Visa (WHV) en anglais. Il recouvre un ensemble de visas temporaires permettant à leurs détenteurs de voyager dans différents pays étrangers tout en y travaillant.

**© Photos : Julie, BirdOfPassage.

Sláinte ! L’Irlande avec Clotilde | Expat’Interview #2

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Bonjour Clotilde ! Alors toi tu as été expat’ à Dublin en Irlande c’est bien ça ? 🙂

Oui ! Pendant 2 ans, de 2011 à 2013.

Pourquoi y étais-tu ?

Après le bac, je suis partie en Irlande dans le cadre d’un double-diplôme en droit français et droit de common law.

Ah oui ! ça n’a pas du être facile ! Quelle a été ta motivation première ?

Je ne voulais pas aller à la fac à Paris.

Et le moment où tu as su que tu partirais ?

J’ai su que je partais quand mon dossier a été accepté.

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

Un mélange d’excitation et d’appréhension.

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir l’Irlande ?

C’était le seul pays partenaire avec ma fac française qui permettait de faire un double diplôme en anglais à l’époque. Et j’aime bien les moutons.

Quelles langues tu parles ?

Je parle le français et l’anglais. Je baragouine l’italien. J’arrive à comprendre quelques mots de suédois et je reconnais quelques mots écrits en gaélique.

Du coup, tu connaissais la langue officielle de l’Irlande.

En fait, les deux langues officielles sont l’anglais et le gaélique. J’avais déjà un bon niveau en anglais quand je suis partie. A Dublin, le gaélique fait surtout joli sur les panneaux, donc ça ne m’a pas posé de problème. Ça n’aurait pas été pareil dans tous les comtés d’Irlande ceci dit.

D’accord. Et au sujet de l’anglais, en quoi cela t’a aidée dans ton expatriation de bien le connaître ?

Pour tout franchement. Trouver un logement, me faire des amis, comprendre les cours…

Donc tu conseillerais de bien connaître la langue avant de partir ?

Oui.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

Étrangement ça n’a pas été de me retrouver dans un autre pays, mais de me retrouver seule pour la première fois.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

J’aurais appris à me faire à manger. Et j’aurais repéré le trajet qui mène de l’aéroport à l’université, je ne me serais pas contenté de prendre l’adresse de celle-ci en pensant que le GPS m’y mènerait sans problème.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Je n’ai pas grand-chose à redire sur mon arrivée sur place. Ça s’est plutôt bien passé.

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur l’Irlande et Dublin ?

Je me suis basée sur le site internet de mon université et des guides touristiques. J’avais aussi un contact avec une irlandaise qui vivait à Dublin et qui a répondu à mes questions sur la ville.

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Au sens littéral. On a eu du mal à trouver la fac ; une fois trouvée, à se repérer sur le campus ; et le soir on s’est perdus dans la ville.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Oui, j’en ai plein !

Est-ce-que ce sont plutôt des locaux ou des expatriés comme toi ?

Les deux !

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse en Irlande ?

Oui

Quels conseils donnerais-tu à quiconque voudrait venir vivre en Irlande ?

Ne prenez pas de parapluie, ça ne sert à rien il y a trop de vent. Ils ne rendent pas la monnaie dans les transports en commun donc prenez beaucoup de petite monnaie ou achetez une carte de transport ou mieux encore achetez un vélo. Dublin a beaucoup de pistes cyclables et ça vous évite le passage obligatoire par le centre-ville que font toutes les lignes de bus si vous ne voulez pas y aller.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

J’ai dû m’ajuster à me faire de la nourriture. Du coup je cuisinais ce que je connaissais, donc pas trop local.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Les étudiants irlandais s’habillent étrangement mais sinon il n’y a pas eu trop d’ajustement nécessaire.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la législation ?

Certaines choses me paraissaient banales en France et n’existaient pas en Irlande. Mais c’était plus une adaptation intellectuelle qu’administrative. Je n’ai eu besoin d’accomplir aucune démarche particulière en arrivant sur place.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

Pour les irlandais, au-delà de 25°C c’est la canicule. Il n’y a que deux saisons là-bas (le printemps et l’automne), et elles ont lieu plusieurs fois par jour. Il y a toujours du vent. Il ne fait pas trop froid en hiver.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

J’ai adopté une écharpe pour couper le vent.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux coutumes ?

Les coutumes sont assez similaires à celles de la France.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de vivre ?

Pareil, la façon de vivre est assez similaire.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon d’enseigner ?

Je n’avais pas été à la fac avant alors j’ai dû m’ajuster comme j’aurais dû m’ajuster si j’étais restée en France.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à quoi que ce soit d’autre ?

Pas que je me souvienne.

Est-ce que ton retour a été difficile ?

Oui, je ne voulais pas rentrer. L’Irlande m’a beaucoup manquée.

Est-ce que tu penses déjà à repartir ? Dans quelles conditions ?

Je pense repartir mais seulement pour les vacances, pas à long terme. Pas tout de suite en tout cas. Peut-être un jour si j’en ai la possibilité professionnellement parlant.

Si tu penses déjà à repartir, que feras-tu différemment ?

J’ai été exemplaire. A part sur le coup du repérage du trajet à l’aller ^^.

Et maintenant, que fais-tu dans la vie ?

Je protège le faible, la veuve et l’orphelin (en bas de l’échelle hiérarchique).

Un dernier mot (Jean-Pierre) ? 🙂

Sláinte!*

Je te remercie de tes réponses sincères et pleines d’esprit ! J’espère que nos lecteurs auront autant de plaisir à te lire !


Clotilde vient de créer un blog, sur lequel elle parle de sa nouvelle vie en Pays de la Loire, plus précisément à Pornic, où elle fait des tas de balades à vélo et les raconte (en y ajoutant quelques mots d’esprit et impressions) au travers de ses articles !

Le Blog de Clotilde: Pornic à vélo


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*Slàinte! : “santé !” en gaélique.