Liz’ au Koweït | Expat’Interview #10

Carte d'identité

Salut Liz’ ! Alors toi, tu es expatriée dans un pays peu commun…

Oui, ça fait 3 ans que je vis au Koweït, à Salmiya exactement !

Salmiya Koweit

Franchement en lançant mon projet d’interviews d’expatriés jamais je n’aurais songé avoir le témoignage de quelqu’un expatrié au Koweït, c’est génial ! Et tu fais quoi là-bas ?

Je suis maitresse d’école chargée d’une grande section de maternelle

Tu es partie seule ?

Oui.

Je pense que tout le monde se pose déjà la question alors : pourquoi le Koweït ?

Je ne trouvais pas de travail en France, j’ai postulé dans plein de pays et seul le Koweït m’a répondu.

Et puis le Koweït était dans la liste parce que mon père y a travaillé il y a une vingtaine d’années. Je trouvais ça marrant de marcher sur ses pas. Surtout que le Koweït est un pays très peu connu…

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

L’entretien téléphonique avec le directeur de l’établissement. J’ai réalisé que je n’avais rien à perdre en y allant…

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

De l’excitation et de l’appréhension !

Tu parles quelles langues ?

Je parle français et anglais couramment.

Donc tu ne parles la langue officielle du pays (arabe koweitien). Tu dirais qu’il faut l’apprendre avant de venir ?

Pas forcément. C’est mieux de la parler j’imagine mais on peut très bien vivre sans.

En quoi ça t’a posé des difficultés ?

Pour me faire des amis et simplement pour le quotidien.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

Rien, je suis partie tellement rapidement que je ne pouvais pas faire mieux, honnêtement !

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur le Koweït ?

…nulle part !

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Rien non plus. Je trouve que mon arrivée s’est plutôt bien passée… Avec les difficultés que j’ai rencontrées, je m’en suis bien sortie !

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdu(e) ? Si oui, dans quel sens ?

Complètement ! Les coutumes sont différentes, je parlais très mal anglais, pas un mot de Koweitien. Il faisait 47 degrés à mon arrivée donc difficile de vivre la journée, je n’avais pas de voiture, les débuts ont été très compliqués.

47 degrés, OUCH ! Tu as dû avoir un ajustement au climat j’imagine…

Il fait CHAUD. C’est le désert ! Il faut s’habituer à vivre sous 40 degrés et + ! Et l’hiver il fait un froid de bord de mer, les maisons sont très mal isolées…

Du coup, j’imagine que tu as dû t’ajuster à l’habillement aussi ?

Evidemment, je vis dans un pays très traditionnel. Du coup, ça dépend d’où je vais. Sur mon lieu de travail, je m’habille comme en France, après ça dépend des endroits. Mais globalement, je ne porte pas de décolleté ou de débardeur, j’ai des jupes courtes mais elles ne sont pas sexy.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Je n’en ai pas plein mais je ne galère pas et je n’ai jamais galéré…

Des locaux ou des expatriés ?

Des locaux.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse à Salmiya ?

Je suis brune, matte, les yeux marrons alors je peux passer pour une Arabe. J’imagine que pour les blonds c’est différent !

Qu’en est-il des coutumes ?

C’est un pays très religieux… Par exemple, on ne mange ni ne boit dehors pendant le Ramadan.

As-tu dû ajuster ta façon de vivre ?

Oui, j’ai ajusté ma façon de vivre mais pas aux coutumes du pays. Ici, on vit la nuit, moi au contraire je vis exactement au rythme du soleil.

Est-ce-que tu as dû t’habituer à la nourriture ?

Les quantités sont énormes ! C’est beaucoup plus sucré, plus salé. J’ai pris 10kg la première année.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de travailler ?

Non, je travaille dans une école française.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oui et non. Les Koweitiens que j’ai rencontrés sont plutôt ouverts et curieux, donc je peux expliquer comment ça marche en France. Cependant, oui, il faut accepter la générosité extrême et un non-respect de l’espace vital (en France, on ne dérange pas, on n’appelle pas le soir etc. pas ici !)

Y a-t-il une législation particulière au Koweït ?

Oui ! La peine de mort n’est pas abolie ici et en tant qu’expatriée, je peux être renvoyée dans mon pays si je ne suis pas les règles.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation selon toi ?

La première année : l’administratif a été long… Vivre sans permis de conduire ni voiture a été très difficile.

Quels conseils donnerais-tu à quiconque voudrait venir vivre au Koweït ?

Soyez prêt à envisager votre vie autrement que dans votre pays d’origine.

Pour conclure, comment décrirais-tu ton expatriation au global ?

Je dirais qu’elle est facile et agréable.


Aujourd’hui c’est sous une chaleur de presque 50 dégrés qu’on s’évade au Koweït grâce à Elisabeth (Liz’), une maîtresse d’école pas comme les autres ! Encore merci d’avoir répondu à mes questions Liz’ ! 🙂


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié sur mon blog !

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Life’s Sweet In Singapore | Sat’Update #3

Day: Saturday the 8th, December 2018 (late afternoon).

Location: McDonald’s, at United Square Mall (Novena), Singapore.

Last event(s): very busy week at work, have made my first Singaporean friend & purchased my new BuJo for 2019.

Next event(s): building IKEA furniture that arrived at my apartment on Wednesday & getting internet connection at home.

Current state of mind: very excited to prepare lots of contents for the coming new year (more Blogposts, more Instagram pics, new Bullet Journal).

Current state of body: feeling good & full.


This week was extremely busy but at the same time life’s been so sweet here.

Here in Singapore, you never worry about the time, or the weather (even when it’s raining because you just get under the covered passages), or walking home at 2 a.m., or getting food whatever the time of day or night may be, or making friends…

Singaporeans are so friendly and genuine I still can’t believe they actually exist!

My new friend told me how she and her friends have always been afraid to go to France and all I can say is how much I can relate to it now that I can see how untroubled and oblivious life here may be…

I can’t wait to tell you all about it! I have been making lists of topics I absolutely want to cover on my blog and I can’t wait to sit down and write the related blog posts for you all!


Until next time (and don’t forget to travel),

Lilly,

aka The French Hat

Marine Tokyoïte et entrepreneuse au Japon | Expat’Interview #9

Carte d'identité

Salut salut Marine ! Donc toi tu es une jeune entrepreneuse française de 26 ans n’est-ce-pas ?

Oui tout à fait, je suis co-fondatrice d’une entreprise (IT, applications mobiles) que j’ai montée au Japon en juin dernier (2018) avec mon compagnon japonais après avoir effectué une licence (4 ans au Japon) dans une université à Tokyo dans le domaine des relations et du commerce international.

Ça a l’air génial ! Comment s’appelle ton entreprise ?

Notre entreprise s’appelle Sympathy (http://sympathy.world/). Notre première application mobile s’appelle WordWolf, un jeu du loup garou à base de thèmes et mots. Ce jeu, à la base japonais, a été traduit et localisé par moi. (voir plus bas pour les liens ! 😊)

WHOLE GAMEHOW TO PLAY

Nous avons choisi le nom « Sympathy » pour notre entreprise car c’est la traduction littérale de « kyokan », un concept japonais qui met en valeur l’empathie envers autrui.

Alors moi qui suis une grande fan du Japon et de la culture japonaise, je veux bien que tu m’en dises un peu plus là-dessus…

Eh bien le concept « kyokan » est à l’opposé de la société occidentale très portée sur l’individualisme et la compétition) afin de créer et maintenir le « Wa », l’harmonie japonaise pilier de leur culture.

Le concept du « kyokan » en quelques phrases : https://en.wikipedia.org/wiki/Kyokan

Et le « wa » : https://www.japantimes.co.jp/news/2016/12/17/national/media-national/western-culture-end-japanese-harmony/

Alors dis-moi, où es-tu expatriée exactement et depuis combien de temps ?

Ça fait déjà 7 ans que je vis au Japon, d’abord pour mes études et maintenant pour le travail. Je vis actuellement à Tokyo.

Dis m’en un peu plus sur ton chemin de vie. Comment ça se fait que tu es maintenant expat ? Quelle a été ta motivation ?

J’ai grandi à l’époque où les mangas commençaient à être très populaires en France (début 2000). J’ai été influencée par la culture pop japonaise et j’avais commencé à apprendre le japonais en autodidacte durant mes années collège. J’ai quitté la France très jeune après un baccalauréat général. Lycéenne, j’avais déjà effectué plusieurs séjours linguistiques d’été à Tokyo et je souhaitais y revenir sur une plus longue période afin de maitriser la langue et y continuer mes études. Après 3 ans d’études de la langue et de petits boulots, j’ai trouvé une université qui me plaisait énormément, et j’y ai été acceptée.

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

Comme je dépendais entièrement de mes parents financièrement, je ne pouvais pas être à 100% sûre de partir à la période choisie. En plus de cela, les évènements de Fukushima en 2011 (mon année de départ) ont rendu les choses un peu plus compliquées que prévu, et j’ai dû modifier et ajuster mes plans d’expatriation. J’ai toujours fait de mon mieux pour partir et préparer ma future expatriation, notamment en récoltant le plus d’informations possible sur la vie au Japon.

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

De l’excitation !

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir cet endroit dans le monde en particulier ?

Tokyo était la ville étrangère dans laquelle j’avais passé le plus de temps en tant que touriste (3 mois), et j’aimais ce dépaysement total.

Combien de langues parles-tu ? Quelles sont-elles ?

Je parle 4 langues : français, anglais, espagnol et japonais. J’ai pris quelques cours d’allemand et de chinois à la fac, mais je ne peux pas parler couramment.

En quoi parler japonais avant d’arriver sur place t’a aidée dans ton expatriation ?

Pour tout : trouver un boulot, pour trouver un endroit pour vivre, me faire des amis et simplement pour le quotidien. Aussi pour toutes les démarches. Le Japon est un pays où la paperasse et autres procédures sont extrêmement complexes. Ouvrir un compte en banque ou remplir des papiers prendrait énormément de temps si l’interlocuteur ne parlait que japonais. Et même en parlant japonais couramment, c’est souvent très long car il y a toujours toutes sortes de « vérifications » supplémentaires qui ne s’appliquent qu’aux étrangers.

As-tu rencontré des difficultés particulières à ton installation ?

Oui, pour trouver un logement. Louer un appartement au Japon en tant qu’étranger est compliqué car beaucoup de propriétaires refusent les candidatures sans même les inspecter. Même en étant accepté par le propriétaire, on peut se voir demander des garanties supplémentaires (loyer supplémentaire, société garante payante, etc.).

Est-ce-que tu conseillerais d’apprendre la langue avant de venir ?

Oui, sans hésiter.

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur l’endroit dans lequel tu t’es expatriée ?

Internet !

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation en général ?

S’adapter à la communication japonaise et apprendre à « décoder » leurs mots ou formules de politesse. Par exemple : un japonais ne dira pas directement « non » pour refuser, mais passera par diverses formules de politesse qu’il faut être capable de détecter pour éviter de le mettre mal à l’aise en tentant de lui soutirer un « oui » par des négociations.

Oui, je vois parfaitement ce que tu veux dire ! Maintenant que tu es partie, penses-tu que tu aurais dû te préparer différemment à ton expatriation ?

Non, car je pense qu’au final il n’est jamais possible d’être entièrement prêt à s’expatrier (en dehors des informations disponibles sur internet sur la société japonaise et les mœurs et coutumes). L’expatriation peut prendre mille et une tournures différentes selon les personnes que l’on rencontre et les choix que l’on fait sur place.

Je suis entièrement d’accord. Justement, que penses-tu que tu aurais pu faire différemment à ton arrivée sur place ?

J’aurais dû rechercher un autre logement à mon arrivée. Après quelques années sur place, je me suis rendue compte que la Guest House que je louais était très chère pour le lieu (banlieue, loin du centre) et l’état du bâtiment (très vieille maison japonaise peu entretenue).

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Pas vraiment. J’ai emménagé avec mon compagnon très rapidement. Après mon arrivée nous nous voyions quotidiennement et nous avons pris un appartement ensemble au bout de 4 mois au Japon.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Beaucoup de connaissances, mais les vrais amis se comptent sur les doigts de la main (comme partout).

Est-ce-que ce sont plutôt des locaux ou des expatriés comme toi ?

Les deux.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse à Tokyo ?

Non : peu importe le nombre d’années passées au Japon, un étranger restera un étranger. Le physique y étant pour beaucoup, les japonais peuvent avoir tendance à se souvenir de moi comme « l’étrangère du coin », plutôt que comme moi en tant qu’individu avec ma propre personnalité.

Quels conseils donnerais-tu à quiconque voudrait s’expatrier au Japon ?

Ne pas venir en pensant que le Japon est un pays paradisiaque. C’est souvent ce qui amène à un rejet du pays et à une énorme déception. Ne pas essayer de « devenir » japonais dans l’espoir d’être accepté. Rester soi-même et privilégier les amitiés et relations sincères qui vous acceptent tel que vous êtes. Et si vous n’aimez pas les grandes villes et la foule, il vaut mieux éviter de vivre à Tokyo.

Ça aussi j’en sais quelque chose, j’étais à Tokyo cet été et je n’avais jamais vu autant de monde de toute ma vie. Bon, rentrons un peu plus dans les détails maintenant ! Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

Non j’aime beaucoup la nourriture japonaise, que je cuisine quotidiennement à la maison. Mais la nourriture et les aliments disponibles en supermarché étant différents de la France, j’ai appris une nouvelle façon de cuisiner ainsi qu’un tout nouveau rapport vis-à-vis de la nourriture.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oui, j’essaie de passer le plus inaperçue possible. Certains japonais peuvent se sentir stressés en présence d’étrangers s’ils n’en ont jamais rencontré auparavant.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la législation ?

L’obtention d’un visa peut être compliquée, et il faut être sûr(e) d’avoir le bon visa pour exercer une activité, vérifier le nombre d’heures maximum autorisées pour un petit boulot, quels secteurs sont interdits aux étrangers, etc.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

La météo est assez compliquée au Japon. Surtout l’été, très chaud et humide. Certaines maisons sont très mal isolées, rendant l’intérieur encore plus chaud que l’extérieur (ou froid pendant l’hiver). Cette année, nous avons encore 32 degrés à Tokyo alors que nous sommes en octobre. Il y a aussi beaucoup de typhons qui nous forcent à rester cloitrés chez nous et à prendre certaines précautions le temps qu’ils passent.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

La mode japonaise privilégie le mignon sur le sexy. Il y a beaucoup de rose et de froufrous. Les japonaises sont globalement plus petites que les occidentales. Les chaussures m’allant (taille 38 en France) sont souvent les plus grosses pointures disponibles ici. Certaines boutiques de chaussures ne proposent que des pointures classées comme « Small », « Medium », ou « Large ». Les pantalons des marques japonaises sont trop petits pour celles qui font un 38 ou plus en France. Il faut privilégier les marques japonaises « internationales » (UNIQLO), ou les marques étrangères (GAP, ZARA…).

Dans quel sens as-tu dû t’ajuster aux coutumes japonaises, la façon de travailler ?

A la maison, pas du tout, je reste comme je suis. Dans le monde du travail (lorsque je faisais des petits boulots), j’ai dû m’ajuster au service client japonais, qui est selon moi le plus strict et le plus codifié du monde. Cette adaptation peut être compliquée pour un français car l’employé est considéré comme inférieur au client et aura toujours tort face à ce dernier, quelle que soit la situation.

Par exemple, lorsque je travaillais dans une petite boutique située dans un grand centre commercial de Tokyo, il fallait lors de chaque ouverture matinale se placer devant la boutique, les mains croisées, celle de droite sur celle de gauche, un grand sourire sur le visage, et saluer 5 bonnes minutes les clients entrant tout en faisant courbettes sur courbettes : « bienvenue », « merci d’être venu chez nous », « regardez nos produits »… Le client (qui est Dieu, au Japon) n’a jamais tort, et il faut immédiatement s’excuser pour chaque acte qui pourrait le contrarier (se tromper de commande, faire tomber une pièce de monnaie devant lui, se tromper de mot dans la phrase que l’on voulait dire…).

Dans certains centres commerciaux « haut de gamme », le personnel qui veut prendre sa pause et aller dans les locaux réservés au staff doit s’incliner devant le client devant la porte qui relie le centre commercial aux locaux des employés. Ainsi, nous montrons une forme de respect au client en prenant notre pause « humblement » et en quelque sorte nous excusant de nous éloigner de notre lieu de travail.

Maintenant que j’ai ma propre entreprise, je travaille chez moi et j’évite le train bondé tous les matins et soirs, qui était un énorme facteur de stress pour moi.

Y a-t-il autre chose que tu aimerais dire sur les différences de coutumes et que je n’ai pas demandé ?

Oui, au Japon la valeur de l’argent est totalement différente de chez nous. Peut-être que c’est parce que les salaires sont un peu plus élevés au Japon qu’en France.

Au Japon, il y a par exemple la culture du « o-tooshi ». C’est une petite assiette plus mince qu’une entrée que le restaurant fait payer au client en guise de « frais de table ». Ce tarif (d’environ 5 euros par personne) est obligatoire dans la plupart des bars servant de l’alcool. Beaucoup de restaurants ont une politique d’annulation et demandent des frais (parfois très chers) que le client doit payer s’il annule sa réservation dans le restaurant.

Il y a aussi beaucoup d’autres situations dans la vie quotidienne qui requièrent de payer des frais qui peuvent être incompréhensibles pour un étranger. Pour les Tokyoïtes dont le salaire est plus élevé que dans les autres régions, il est plutôt banal de dépenser 100 euros par-ci par-là. Par praticité, beaucoup de japonais préfèrent payer pour recevoir un service plutôt que de demander l’aide d’un proche ou d’un voisin.

Sous prétexte que c’est « ennuyant », ma belle-soeur japonaise a refusé mon aide lorsque je lui ai proposé de mettre en vente sa télé sur internet et a préféré à la place payer 50 euros pour qu’une entreprise vienne la récupérer.

Je vois… j’aimerais te poser une dernière question sur les coutumes : lorsque tu étais étudiante, est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’enseignement « à la japonaise » ?

Oui. Les universités japonaises requièrent peu de « critical thinking » en général. Beaucoup de cours proposent des examens sous forme de QCM. Mon université était différente et assez globalisée, mais j’ai quand même eu peu de rédactions ou commentaires à faire par rapport à mes années lycée en France. Les japonais sont toujours très surpris lorsque je leur dis qu’en France, les lycéens doivent rester 4 heures pour rédiger un examen de philosophie.

Marine, je te remercie d’avoir partagé autant d’informations durant cette interview ! Je suis certaine que cela en aidera plus d’un(e). Pour conclure, comment décrirais-tu ton expatriation au global ?

Mon expatriation s’est dans l’ensemble bien passée, sinon je ne serais pas restée 7 ans. J’ai eu de la chance de pouvoir monter mon entreprise avec mon compagnon et de pouvoir travailler depuis mon domicile en faisant ce qui me plait.

L’entrepreneuriat est selon moi une excellente option pour de profiter de la vie au Japon « à son rythme » et en travaillant à sa façon. Il n’y a « que » 10 000 français expatriés résidant au Japon, et le chiffre n’augmente pas radicalement, ce qui veut dire que l’adaptation est difficile pour beaucoup.

La distance et la séparation familiale est certainement le sujet le plus récurrent quant aux difficultés rencontrées lors de l’expatriation au Japon. Je pense que le Japon est un pays fascinant. En revanche, beaucoup de français que je rencontre et qui ont déjà une longue expérience en tant qu’expatriés ne savent pas s’ils veulent rester au Japon toute leur vie.

Je pense que c’est une question difficile à laquelle on ne peut jamais vraiment avoir de réponse. Certains expatriés se sentent bien les 10 premières années, puis décident de rentrer en France du jour au lendemain car le Japon ne leur convient plus. Certains passent par la même étape au bout d’un an à peine. Mais certains sont au Japon depuis 40 ans, et s’y sentent très bien !

Une dernière chose à ajouter peut-être ? 😊

Pour plus d’informations sur l’entrepreneuriat en tant qu’étranger et la recherche d’emploi au Japon, voici une de mes interviews sur le site Tokyo Interlopers :

https://tokyointerlopers.com/2018/09/12/sclerotic-and-antiquated/


Je suis absolument ravie de vous présenter aujourd’hui l’interview de Marine, qui m’a donné un nombre faramineux d’informations de qualité sur sa vie d’expatriée à Tokyo ! Retrouve vite le jeu mobile de Marine sur l’iTunes Store et le Play Store !


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié sur mon blog !

Adapting To My Whole New Life | Sat’Update #1

Day: Saturday 1st December (afternoon).

Location: Starbucks, at Bugis+ (Singapore Mall in the city center).

Last event(s): finding an apartment in Singapore, moving in and starting on my new job.

Next event(s): going to IKEA to find what furniture I’m missing for my apartment.

Current state of mind: tired but getting used to Singapore.

Current state of body: still completed knackered + lacking sleep and food.


So these Sat’Updates are going to be a great way for me to talk to you directly through my blog! 🙂

Okay. So last Saturday I moved into my newly found apartment here in Singapore, which finally allowed me to breathe a little bit. I was so worried for the week before guys: I just couldn’t seem to find good apartments, even though I was visiting a lot of them. Everything was either too old or too expensive or both. Or too far away.

In the end, I found an apartment that was just right for me, and after that, I slept for almost 2 days straight: worrying so much had exhausted me, and I also wanted to be at the top of my game for my new job starting the next Monday (November 26).

My week was very tiring, and challenging, but now that weekend is here, I’m starting to feel better, and a bit more used to the city and its way of living. Starting to get my marks here. 🙂

For now, things are still a bit hectic, because I still don’t have internet at my new place: I’ll be getting it in 10 days, on December 10th, and after that everything will be back to normal I promise!

I have a LOT to tell you about my first days here, and my first thoughts and impressions, so stay tuned for lots of interesting and insightful contents!


Until next time, take care of yourself,

Lilly,

aka The French Hat

I Left France For Singapore! | J’ai quitté la France pour Singapour | Expatriation #2

MY SECOND VLOG: I LEFT FRANCE FOR SINGAPORE!

On my YouTube Channel Lilly Out And About!

Don’t forget to go and subscribe to it to support me 🙂


MON SECOND VLOG : JE PARS SEULE A SINGAPOUR !

Sur ma chaîne YouTube Lilly Out And About !

N’oubliez pas d’aller vous abonner pour me soutenir 🙂

The Big Move! | Le grand déménagement ! | Expatriation #1

MY FIRST VLOG: THE BIG MOVE!

The big day has arrived: I’ve uploaded my very first vlog on my brand new YouTube channel! As promised I’ve created a YouTube channel for vlogs, videos about Singapore, expatriation tips, and even more to come! My channel name is Lilly Out And About! Don’t forget to go and subscribe to it to support me 🙂

I’m really getting into this vlogging thing actually, so I may upload daily vlogs, we’ll see! I’m guessing everything in my new life in Singapore will be interesting to see, but of course let me know whether you’d like to see specific content!

I really hope you like it, I’ve put my heart into this! ❤


MON PREMIER VLOG : LE GRAND DEMENAGEMENT !

Le grand jour est arrivé : j’ai posté mon tout premier vlog sur ma toute nouvelle chaîne YouTube ! Comme je l’avais promis, j’ai créé une chaîne YouTube pour mes vlogs, vidéos sur Singapour, astuces sur l’expatriation, et bien plus à venir ! Le nom de ma chaîne YouTube c’est Lilly Out And About ! N’oubliez pas d’aller vous abonner pour me soutenir 🙂

En fait j’aime vraiment bien vlogguer, donc je vais peut-être faire des vlogs quotidiens, on verra ! J’imagine que tout ce que je vais vivre ici sera intéressant à voir, mais bien sûr n’hésitez pas à me dire si vous souhaitez voir du contenu en particulier!

J’espère que vous aimerez, j’y ai mis tout mon coeur ! ❤

Bear With Me: I’m Only Switching Continents! | Sat’Update #1

Day: November 17 (morning).

Location: at a friend’s house, in Suresnes (Parisian suburbs).

Last event(s): leaving my apartment in France.

Next event(s): expatriation in Asia coming in approximately 30 hours.

Current state of mind: not ready for what’s coming tomorrow.

Current state of body: completed knackered.


I just wanted to update you guys on my life because everything went so fast I didn’t have a chance to post anything on my cherished blog for about 2 weeks!

Those last two weeks easily were the busiest two weeks of my entire life: I’ve moved out of my apartment in Versailles (France), said goodbye to Versailles Palace, and that took my friends and family (and I) three days in total (saturday morning until monday evening). For three days, I had to stay alert without discontinuing, which was extremely exhausting.

But I’ve done it, and now I’ve moved out and most of my stuff is in transit, between here and there… Lost in Translation? haha just kiddin’, I’m way too tired to make witty remarks xD

I’ve even vlogged everything so that you’ll be able to see! We’ll talk about my YouTube channel and its future in another blogpost, but I’m just saying: you’ll have a Moving Vlog coming your way soon 🙂

Soooo yes, my main photo for this blogpost is quite blurry on purpose: this is only meant as a teaser for my upcoming vlog!! Tell me whether you’re excited about it, I sure am myself!!!

Anyway, I am leaving France tomorrow evening, and I’ll be arriving in Asia on Monday afternoon.

IS THIS REALLY HAPPENING?!


See you on my next round of adventures!

Lilly,

aka The French Hat