Liz’ au Koweït | Expat’Interview #10

Carte d'identité

Salut Liz’ ! Alors toi, tu es expatriée dans un pays peu commun…

Oui, ça fait 3 ans que je vis au Koweït, à Salmiya exactement !

Salmiya Koweit

Franchement en lançant mon projet d’interviews d’expatriés jamais je n’aurais songé avoir le témoignage de quelqu’un expatrié au Koweït, c’est génial ! Et tu fais quoi là-bas ?

Je suis maitresse d’école chargée d’une grande section de maternelle

Tu es partie seule ?

Oui.

Je pense que tout le monde se pose déjà la question alors : pourquoi le Koweït ?

Je ne trouvais pas de travail en France, j’ai postulé dans plein de pays et seul le Koweït m’a répondu.

Et puis le Koweït était dans la liste parce que mon père y a travaillé il y a une vingtaine d’années. Je trouvais ça marrant de marcher sur ses pas. Surtout que le Koweït est un pays très peu connu…

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

L’entretien téléphonique avec le directeur de l’établissement. J’ai réalisé que je n’avais rien à perdre en y allant…

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

De l’excitation et de l’appréhension !

Tu parles quelles langues ?

Je parle français et anglais couramment.

Donc tu ne parles la langue officielle du pays (arabe koweitien). Tu dirais qu’il faut l’apprendre avant de venir ?

Pas forcément. C’est mieux de la parler j’imagine mais on peut très bien vivre sans.

En quoi ça t’a posé des difficultés ?

Pour me faire des amis et simplement pour le quotidien.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

Rien, je suis partie tellement rapidement que je ne pouvais pas faire mieux, honnêtement !

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur le Koweït ?

…nulle part !

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Rien non plus. Je trouve que mon arrivée s’est plutôt bien passée… Avec les difficultés que j’ai rencontrées, je m’en suis bien sortie !

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdu(e) ? Si oui, dans quel sens ?

Complètement ! Les coutumes sont différentes, je parlais très mal anglais, pas un mot de Koweitien. Il faisait 47 degrés à mon arrivée donc difficile de vivre la journée, je n’avais pas de voiture, les débuts ont été très compliqués.

47 degrés, OUCH ! Tu as dû avoir un ajustement au climat j’imagine…

Il fait CHAUD. C’est le désert ! Il faut s’habituer à vivre sous 40 degrés et + ! Et l’hiver il fait un froid de bord de mer, les maisons sont très mal isolées…

Du coup, j’imagine que tu as dû t’ajuster à l’habillement aussi ?

Evidemment, je vis dans un pays très traditionnel. Du coup, ça dépend d’où je vais. Sur mon lieu de travail, je m’habille comme en France, après ça dépend des endroits. Mais globalement, je ne porte pas de décolleté ou de débardeur, j’ai des jupes courtes mais elles ne sont pas sexy.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Je n’en ai pas plein mais je ne galère pas et je n’ai jamais galéré…

Des locaux ou des expatriés ?

Des locaux.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse à Salmiya ?

Je suis brune, matte, les yeux marrons alors je peux passer pour une Arabe. J’imagine que pour les blonds c’est différent !

Qu’en est-il des coutumes ?

C’est un pays très religieux… Par exemple, on ne mange ni ne boit dehors pendant le Ramadan.

As-tu dû ajuster ta façon de vivre ?

Oui, j’ai ajusté ma façon de vivre mais pas aux coutumes du pays. Ici, on vit la nuit, moi au contraire je vis exactement au rythme du soleil.

Est-ce-que tu as dû t’habituer à la nourriture ?

Les quantités sont énormes ! C’est beaucoup plus sucré, plus salé. J’ai pris 10kg la première année.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de travailler ?

Non, je travaille dans une école française.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oui et non. Les Koweitiens que j’ai rencontrés sont plutôt ouverts et curieux, donc je peux expliquer comment ça marche en France. Cependant, oui, il faut accepter la générosité extrême et un non-respect de l’espace vital (en France, on ne dérange pas, on n’appelle pas le soir etc. pas ici !)

Y a-t-il une législation particulière au Koweït ?

Oui ! La peine de mort n’est pas abolie ici et en tant qu’expatriée, je peux être renvoyée dans mon pays si je ne suis pas les règles.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation selon toi ?

La première année : l’administratif a été long… Vivre sans permis de conduire ni voiture a été très difficile.

Quels conseils donnerais-tu à quiconque voudrait venir vivre au Koweït ?

Soyez prêt à envisager votre vie autrement que dans votre pays d’origine.

Pour conclure, comment décrirais-tu ton expatriation au global ?

Je dirais qu’elle est facile et agréable.


Aujourd’hui c’est sous une chaleur de presque 50 dégrés qu’on s’évade au Koweït grâce à Elisabeth (Liz’), une maîtresse d’école pas comme les autres ! Encore merci d’avoir répondu à mes questions Liz’ ! 🙂


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié sur mon blog !

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Marine Tokyoïte et entrepreneuse au Japon | Expat’Interview #9

Carte d'identité

Salut salut Marine ! Donc toi tu es une jeune entrepreneuse française de 26 ans n’est-ce-pas ?

Oui tout à fait, je suis co-fondatrice d’une entreprise (IT, applications mobiles) que j’ai montée au Japon en juin dernier (2018) avec mon compagnon japonais après avoir effectué une licence (4 ans au Japon) dans une université à Tokyo dans le domaine des relations et du commerce international.

Ça a l’air génial ! Comment s’appelle ton entreprise ?

Notre entreprise s’appelle Sympathy (http://sympathy.world/). Notre première application mobile s’appelle WordWolf, un jeu du loup garou à base de thèmes et mots. Ce jeu, à la base japonais, a été traduit et localisé par moi. (voir plus bas pour les liens ! 😊)

WHOLE GAMEHOW TO PLAY

Nous avons choisi le nom « Sympathy » pour notre entreprise car c’est la traduction littérale de « kyokan », un concept japonais qui met en valeur l’empathie envers autrui.

Alors moi qui suis une grande fan du Japon et de la culture japonaise, je veux bien que tu m’en dises un peu plus là-dessus…

Eh bien le concept « kyokan » est à l’opposé de la société occidentale très portée sur l’individualisme et la compétition) afin de créer et maintenir le « Wa », l’harmonie japonaise pilier de leur culture.

Le concept du « kyokan » en quelques phrases : https://en.wikipedia.org/wiki/Kyokan

Et le « wa » : https://www.japantimes.co.jp/news/2016/12/17/national/media-national/western-culture-end-japanese-harmony/

Alors dis-moi, où es-tu expatriée exactement et depuis combien de temps ?

Ça fait déjà 7 ans que je vis au Japon, d’abord pour mes études et maintenant pour le travail. Je vis actuellement à Tokyo.

Dis m’en un peu plus sur ton chemin de vie. Comment ça se fait que tu es maintenant expat ? Quelle a été ta motivation ?

J’ai grandi à l’époque où les mangas commençaient à être très populaires en France (début 2000). J’ai été influencée par la culture pop japonaise et j’avais commencé à apprendre le japonais en autodidacte durant mes années collège. J’ai quitté la France très jeune après un baccalauréat général. Lycéenne, j’avais déjà effectué plusieurs séjours linguistiques d’été à Tokyo et je souhaitais y revenir sur une plus longue période afin de maitriser la langue et y continuer mes études. Après 3 ans d’études de la langue et de petits boulots, j’ai trouvé une université qui me plaisait énormément, et j’y ai été acceptée.

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

Comme je dépendais entièrement de mes parents financièrement, je ne pouvais pas être à 100% sûre de partir à la période choisie. En plus de cela, les évènements de Fukushima en 2011 (mon année de départ) ont rendu les choses un peu plus compliquées que prévu, et j’ai dû modifier et ajuster mes plans d’expatriation. J’ai toujours fait de mon mieux pour partir et préparer ma future expatriation, notamment en récoltant le plus d’informations possible sur la vie au Japon.

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

De l’excitation !

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir cet endroit dans le monde en particulier ?

Tokyo était la ville étrangère dans laquelle j’avais passé le plus de temps en tant que touriste (3 mois), et j’aimais ce dépaysement total.

Combien de langues parles-tu ? Quelles sont-elles ?

Je parle 4 langues : français, anglais, espagnol et japonais. J’ai pris quelques cours d’allemand et de chinois à la fac, mais je ne peux pas parler couramment.

En quoi parler japonais avant d’arriver sur place t’a aidée dans ton expatriation ?

Pour tout : trouver un boulot, pour trouver un endroit pour vivre, me faire des amis et simplement pour le quotidien. Aussi pour toutes les démarches. Le Japon est un pays où la paperasse et autres procédures sont extrêmement complexes. Ouvrir un compte en banque ou remplir des papiers prendrait énormément de temps si l’interlocuteur ne parlait que japonais. Et même en parlant japonais couramment, c’est souvent très long car il y a toujours toutes sortes de « vérifications » supplémentaires qui ne s’appliquent qu’aux étrangers.

As-tu rencontré des difficultés particulières à ton installation ?

Oui, pour trouver un logement. Louer un appartement au Japon en tant qu’étranger est compliqué car beaucoup de propriétaires refusent les candidatures sans même les inspecter. Même en étant accepté par le propriétaire, on peut se voir demander des garanties supplémentaires (loyer supplémentaire, société garante payante, etc.).

Est-ce-que tu conseillerais d’apprendre la langue avant de venir ?

Oui, sans hésiter.

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur l’endroit dans lequel tu t’es expatriée ?

Internet !

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation en général ?

S’adapter à la communication japonaise et apprendre à « décoder » leurs mots ou formules de politesse. Par exemple : un japonais ne dira pas directement « non » pour refuser, mais passera par diverses formules de politesse qu’il faut être capable de détecter pour éviter de le mettre mal à l’aise en tentant de lui soutirer un « oui » par des négociations.

Oui, je vois parfaitement ce que tu veux dire ! Maintenant que tu es partie, penses-tu que tu aurais dû te préparer différemment à ton expatriation ?

Non, car je pense qu’au final il n’est jamais possible d’être entièrement prêt à s’expatrier (en dehors des informations disponibles sur internet sur la société japonaise et les mœurs et coutumes). L’expatriation peut prendre mille et une tournures différentes selon les personnes que l’on rencontre et les choix que l’on fait sur place.

Je suis entièrement d’accord. Justement, que penses-tu que tu aurais pu faire différemment à ton arrivée sur place ?

J’aurais dû rechercher un autre logement à mon arrivée. Après quelques années sur place, je me suis rendue compte que la Guest House que je louais était très chère pour le lieu (banlieue, loin du centre) et l’état du bâtiment (très vieille maison japonaise peu entretenue).

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Pas vraiment. J’ai emménagé avec mon compagnon très rapidement. Après mon arrivée nous nous voyions quotidiennement et nous avons pris un appartement ensemble au bout de 4 mois au Japon.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Beaucoup de connaissances, mais les vrais amis se comptent sur les doigts de la main (comme partout).

Est-ce-que ce sont plutôt des locaux ou des expatriés comme toi ?

Les deux.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse à Tokyo ?

Non : peu importe le nombre d’années passées au Japon, un étranger restera un étranger. Le physique y étant pour beaucoup, les japonais peuvent avoir tendance à se souvenir de moi comme « l’étrangère du coin », plutôt que comme moi en tant qu’individu avec ma propre personnalité.

Quels conseils donnerais-tu à quiconque voudrait s’expatrier au Japon ?

Ne pas venir en pensant que le Japon est un pays paradisiaque. C’est souvent ce qui amène à un rejet du pays et à une énorme déception. Ne pas essayer de « devenir » japonais dans l’espoir d’être accepté. Rester soi-même et privilégier les amitiés et relations sincères qui vous acceptent tel que vous êtes. Et si vous n’aimez pas les grandes villes et la foule, il vaut mieux éviter de vivre à Tokyo.

Ça aussi j’en sais quelque chose, j’étais à Tokyo cet été et je n’avais jamais vu autant de monde de toute ma vie. Bon, rentrons un peu plus dans les détails maintenant ! Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

Non j’aime beaucoup la nourriture japonaise, que je cuisine quotidiennement à la maison. Mais la nourriture et les aliments disponibles en supermarché étant différents de la France, j’ai appris une nouvelle façon de cuisiner ainsi qu’un tout nouveau rapport vis-à-vis de la nourriture.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Oui, j’essaie de passer le plus inaperçue possible. Certains japonais peuvent se sentir stressés en présence d’étrangers s’ils n’en ont jamais rencontré auparavant.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la législation ?

L’obtention d’un visa peut être compliquée, et il faut être sûr(e) d’avoir le bon visa pour exercer une activité, vérifier le nombre d’heures maximum autorisées pour un petit boulot, quels secteurs sont interdits aux étrangers, etc.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

La météo est assez compliquée au Japon. Surtout l’été, très chaud et humide. Certaines maisons sont très mal isolées, rendant l’intérieur encore plus chaud que l’extérieur (ou froid pendant l’hiver). Cette année, nous avons encore 32 degrés à Tokyo alors que nous sommes en octobre. Il y a aussi beaucoup de typhons qui nous forcent à rester cloitrés chez nous et à prendre certaines précautions le temps qu’ils passent.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

La mode japonaise privilégie le mignon sur le sexy. Il y a beaucoup de rose et de froufrous. Les japonaises sont globalement plus petites que les occidentales. Les chaussures m’allant (taille 38 en France) sont souvent les plus grosses pointures disponibles ici. Certaines boutiques de chaussures ne proposent que des pointures classées comme « Small », « Medium », ou « Large ». Les pantalons des marques japonaises sont trop petits pour celles qui font un 38 ou plus en France. Il faut privilégier les marques japonaises « internationales » (UNIQLO), ou les marques étrangères (GAP, ZARA…).

Dans quel sens as-tu dû t’ajuster aux coutumes japonaises, la façon de travailler ?

A la maison, pas du tout, je reste comme je suis. Dans le monde du travail (lorsque je faisais des petits boulots), j’ai dû m’ajuster au service client japonais, qui est selon moi le plus strict et le plus codifié du monde. Cette adaptation peut être compliquée pour un français car l’employé est considéré comme inférieur au client et aura toujours tort face à ce dernier, quelle que soit la situation.

Par exemple, lorsque je travaillais dans une petite boutique située dans un grand centre commercial de Tokyo, il fallait lors de chaque ouverture matinale se placer devant la boutique, les mains croisées, celle de droite sur celle de gauche, un grand sourire sur le visage, et saluer 5 bonnes minutes les clients entrant tout en faisant courbettes sur courbettes : « bienvenue », « merci d’être venu chez nous », « regardez nos produits »… Le client (qui est Dieu, au Japon) n’a jamais tort, et il faut immédiatement s’excuser pour chaque acte qui pourrait le contrarier (se tromper de commande, faire tomber une pièce de monnaie devant lui, se tromper de mot dans la phrase que l’on voulait dire…).

Dans certains centres commerciaux « haut de gamme », le personnel qui veut prendre sa pause et aller dans les locaux réservés au staff doit s’incliner devant le client devant la porte qui relie le centre commercial aux locaux des employés. Ainsi, nous montrons une forme de respect au client en prenant notre pause « humblement » et en quelque sorte nous excusant de nous éloigner de notre lieu de travail.

Maintenant que j’ai ma propre entreprise, je travaille chez moi et j’évite le train bondé tous les matins et soirs, qui était un énorme facteur de stress pour moi.

Y a-t-il autre chose que tu aimerais dire sur les différences de coutumes et que je n’ai pas demandé ?

Oui, au Japon la valeur de l’argent est totalement différente de chez nous. Peut-être que c’est parce que les salaires sont un peu plus élevés au Japon qu’en France.

Au Japon, il y a par exemple la culture du « o-tooshi ». C’est une petite assiette plus mince qu’une entrée que le restaurant fait payer au client en guise de « frais de table ». Ce tarif (d’environ 5 euros par personne) est obligatoire dans la plupart des bars servant de l’alcool. Beaucoup de restaurants ont une politique d’annulation et demandent des frais (parfois très chers) que le client doit payer s’il annule sa réservation dans le restaurant.

Il y a aussi beaucoup d’autres situations dans la vie quotidienne qui requièrent de payer des frais qui peuvent être incompréhensibles pour un étranger. Pour les Tokyoïtes dont le salaire est plus élevé que dans les autres régions, il est plutôt banal de dépenser 100 euros par-ci par-là. Par praticité, beaucoup de japonais préfèrent payer pour recevoir un service plutôt que de demander l’aide d’un proche ou d’un voisin.

Sous prétexte que c’est « ennuyant », ma belle-soeur japonaise a refusé mon aide lorsque je lui ai proposé de mettre en vente sa télé sur internet et a préféré à la place payer 50 euros pour qu’une entreprise vienne la récupérer.

Je vois… j’aimerais te poser une dernière question sur les coutumes : lorsque tu étais étudiante, est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’enseignement « à la japonaise » ?

Oui. Les universités japonaises requièrent peu de « critical thinking » en général. Beaucoup de cours proposent des examens sous forme de QCM. Mon université était différente et assez globalisée, mais j’ai quand même eu peu de rédactions ou commentaires à faire par rapport à mes années lycée en France. Les japonais sont toujours très surpris lorsque je leur dis qu’en France, les lycéens doivent rester 4 heures pour rédiger un examen de philosophie.

Marine, je te remercie d’avoir partagé autant d’informations durant cette interview ! Je suis certaine que cela en aidera plus d’un(e). Pour conclure, comment décrirais-tu ton expatriation au global ?

Mon expatriation s’est dans l’ensemble bien passée, sinon je ne serais pas restée 7 ans. J’ai eu de la chance de pouvoir monter mon entreprise avec mon compagnon et de pouvoir travailler depuis mon domicile en faisant ce qui me plait.

L’entrepreneuriat est selon moi une excellente option pour de profiter de la vie au Japon « à son rythme » et en travaillant à sa façon. Il n’y a « que » 10 000 français expatriés résidant au Japon, et le chiffre n’augmente pas radicalement, ce qui veut dire que l’adaptation est difficile pour beaucoup.

La distance et la séparation familiale est certainement le sujet le plus récurrent quant aux difficultés rencontrées lors de l’expatriation au Japon. Je pense que le Japon est un pays fascinant. En revanche, beaucoup de français que je rencontre et qui ont déjà une longue expérience en tant qu’expatriés ne savent pas s’ils veulent rester au Japon toute leur vie.

Je pense que c’est une question difficile à laquelle on ne peut jamais vraiment avoir de réponse. Certains expatriés se sentent bien les 10 premières années, puis décident de rentrer en France du jour au lendemain car le Japon ne leur convient plus. Certains passent par la même étape au bout d’un an à peine. Mais certains sont au Japon depuis 40 ans, et s’y sentent très bien !

Une dernière chose à ajouter peut-être ? 😊

Pour plus d’informations sur l’entrepreneuriat en tant qu’étranger et la recherche d’emploi au Japon, voici une de mes interviews sur le site Tokyo Interlopers :

https://tokyointerlopers.com/2018/09/12/sclerotic-and-antiquated/


Je suis absolument ravie de vous présenter aujourd’hui l’interview de Marine, qui m’a donné un nombre faramineux d’informations de qualité sur sa vie d’expatriée à Tokyo ! Retrouve vite le jeu mobile de Marine sur l’iTunes Store et le Play Store !


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié sur mon blog !

Alix la New-Yorkaise | Expat’Interview #8

ID ALIX

Bonjour Alix c’est un plaisir de t’interviewer ! Que fais-tu dans la vie ?

Je travaille dans l’audiovisuel, assistante de production. Je suis freelance donc je fais beaucoup de choses différentes. Assistante de production, chargée du public et invités, traductrice…

Et donc tu vis à New York ! Depuis combien de temps ?

Depuis 4 ans maintenant.

Est-ce-que tu y es seule là-bas ?

Non, je suis avec mon mari.

Pourquoi es-tu partie ?

A l’origine c’était pour le boulot, mais désormais c’est surtout pour mon mari.

Dis m’en un peu plus sur ton chemin de vie, pourquoi New York ?

Après avoir obtenu mon diplôme de fin d’étude à NYC -j’étais à l’EFAP Paris* mais j’ai fini mon cursus à New York- j’ai obtenu un job dans une émission TV.

Depuis tout s’est enchaîné, je me suis mariée à un américain qui travaille aussi dans l’audiovisuel, il est caméraman. Grâce à mes connexions et les siennes nous avons agrandi notre réseau. Le fait d’être freelance m’a permis de lancer mon blog et bientôt des vidéos sur la vie d’expatrié et surtout sur NYC.

New York me rappelle beaucoup Paris… C’est une grande ville, qui bouge et surtout où il y a le plus d’opportunités de travail, avec L.A. bien entendu.

Quelle a été ta principale motivation pour rester ?

Travailler dans une grosse émission américaine. J’ai eu une grosse opportunité mais j’étais en plein processus de Green card, et peu de gens le savent mais pendant plusieurs mois, nous ne sommes pas autorisés à travailler… j’ai donc vu cette opportunité s’envoler mais je ne désespère pas.

Pour le moment je travaille sur de grosses émissions sur NYC.

Quel a été le point de non-retour, après lequel tu as su que tu partirais ?

J’ai tout simplement eu une opportunité que je n’aurais jamais eu si j’étais restée en France. Mon rêve absolu était de venir ici et de travailler dans la TV, je ne pouvais pas dire non.

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

Un mélange d’excitation et d’appréhension !

Tu parles combien de langues ?

2 : le français et l’anglais.

La connaissance de l’anglais t’a aidée dans ton expatriation ?

Oui, pour trouver un boulot et trouver un endroit pour vivre, et puis simplement pour le quotidien. Il faut parler anglais avant de venir.

Tu as rencontré des difficultés ?

Oui pour me faire des amis, et aussi dans le quotidien.

Pour les amis j’ai galéré, et je galère toujours. J’ai tout de même réussi à m’en faire, et ce sont plutôt des locaux.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

Je dirais le processus pour obtenir les papiers pour travailler. Les américains ne rigolent pas avec ça. Il faut souvent attendre plus d’un an, avoir un employeur prêt à débourser beaucoup d’argent. Ce n’est vraiment pas facile.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

Rien de différent. Il faut vivre au jour le jour et surtout être prêt moralement. Je me suis expatriée pour un an et j’ai rencontré mon mari, maintenant ça va bientôt faire 4 ans que je suis ici.

Heureusement que j’ai mon mari pour me soutenir. Il faut aussi avoir de la famille qui croit en vous.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Je pense que j’aurais du continuer à postuler pour d’autres opportunités. 6 mois après mon arrivée l’émission a été annulée et j’ai du tout recommencer à zéro. Il faut être très ouvert et ne jamais dire non à une opportunité de travail ici.

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur l’expatriation à New York et aux Etats-Unis en général ?

Nulle part… j’ai vraiment tout fait toute seule… j’aurais beaucoup aimé avoir de l’aide ou un endroit pour parler avec d’autres expatriés. Les US sont très prisés mais il y est très difficile de s’expatrier.

Je pense que beaucoup de gens ne souhaitent pas partager leur aventure car ils sont souvent ici sans papiers, ou ne veulent tout simplement pas partager comment ils ont obtenu leur visa.

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Heureusement pour moi, j’ai vécu deux ans à New York lors de mes études.

Mais la toute première fois était très stressante, je ne parlais pas anglais, j’avais tout juste 20 ans. Je quittais le cocon familial pour une vie à l’autre bout du monde. J’ai eu beaucoup de hauts et bas, mes parents peuvent en témoigner mais ça en valait le coup.

Aujourd’hui j’ai la vie que j’espérais, c’est pas parfait mais je ne pense pas que j’aurais pu accomplir autant de choses en si peu de temps en France.

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse à New York ?

Oui, plutôt.

Quels conseils tu donnerais à quiconque voudrait venir vivre en tant qu’expatrié à New York ?

Il faut s’accrocher, le vouloir et surtout ne jamais abandonner. C’est difficile mais vraiment top quand on arrive à travailler et vivre correctement ici. Il faut se faire beaucoup de contacts et toujours les relancer.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la nourriture ?

Ahh… la nourriture américaine… très très grasse… je me suis jamais posé la question. Oui j’ai du m’adapter mais ça n’a pas été si difficile.

Je me fais à manger quand je peux et j’évite quand je peux leur fast food. Même si j’y vais plus qu’en France, j’essaie de maintenir un minimum d’équilibre.

J’ai eu beaucoup d’empoisonnement alimentaire au tout début mais maintenant je fais beaucoup plus attention.

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux gens ?

Les américains sont très superficiels. Ils sont souvent vos amis pour une raison, ils cherchent toujours à savoir ce que vous pouvez leur apporter. Il faut s’ajuster et jouer le jeu.

C’est aussi comme ça que j’ai pu me faire autant de contacts car il faut juste savoir comment s’y prendre. Les vraies amitiés sont rares.

Est-ce-que tu as du t’ajuster au climat ?

L’hiver est violent ici, c’est vrai qu’en France on a pas des hivers aussi froids.

Ici à NY on passe d’un extrême à l’autre. Il va faire très très froid en hiver et très très chaud en été. On n’a pas de mi saison…

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux types de vêtements ?

Non, pas vraiment.

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux coutumes ?

Pas vraiment. À part Thanksgiving, je n’ai pas vraiment du m’adapter à leurs coutumes.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de vivre ?

J’ai gardé ma façon de vivre européenne. Je l’ai même imposée à la maison. 3 repas par jour assis à table. Et le dimanche c’est repos, si l’on peut.

Les américains vivent dans le mouvement, ils ne s’arrêtent jamais de travailler ou de bouger.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de travailler ?

Les américains travaillent non-stop, ne comptent pas leurs heures de travail. Ils rentrent chez eux et continuent à travailler. Pas de 35h ou 4 semaines de vacances ici.

Mon premier job était ici, je n’ai pas vraiment travaillé à plein temps en France, donc je ne connais que le mode américain, mais je sais que de nombreuses personnes expatriées ont du mal à s’adapter au rythme de travail.

Durant ta période étudiante est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon d’enseigner ?

Pas vraiment mais je trouve que l’on était assez libres. Ils nous laissaient faire beaucoup de choses nous-mêmes.

Ils ont des examens importants à la mi-semestre et en fin de semestre. C’est là où vous bossez le plus, mais comme dans toute université.

Ton dernier mot ? 🙂

Il faut se lancer mais y réfléchir à deux fois. Ce n’est pas facile et sans un plan bien défini on peut vite avoir des désillusions. Mais NYC c’est cool, il faut venir XD 🙂


C’est avec un grand plaisir que je partage aujourd’hui l’interview d’Alix, la New-Yorkaise du blog ! 🙂 Alix gère un super blog sur lequel elle partage énormément de choses sur sa vie d’expat’ alors n’hésites pas à aller la suivre !

Blog d’Alix : Vis ma vie d’expatriée

Instagram d’Alix : @vismaviedexpatriee

Elle représente aussi C my Cities à NYC, une entreprise qui aide à programmer des voyages et même des déménagements pour ceux qu’ils veulent s’expatrier ou les étudiants. Si ça t’intéresse ça se passe ici :

Site Web Cmycities : cmycities.com


Si toi aussi tu es expat’ ou que tu l’as été, participe à mon projet et raconte ton histoire en remplissant le questionnaire qui se trouve sur cet article pour avoir l’opportunité d’être publié sur mon blog !


*EFAP Paris : Ecole de communication (site internet : EFAP).

Rémy (Indiana Jones) en Australie| Expat’Interview #7

ID rémy

Salut Rémy ! Alors raconte-moi un peu ton expatriation/ voyage/ aventure ?

En effet c’était tout ça à la fois ! En fait, j’ai fait 1 an et demi de voyage, backpacking, pour partir à la découverte d’un autre mode de vie. J’ai pu le faire suite à un arrangement avec mon employeur, en cumulant la pose d’un congé sabbatique + d’un congé sans solde !

Ah oui quelle chance ! Qu’est-ce-qui t’avait poussé à demander ça ?

Quand un ami m’a dit qu’il était ok pour partir aussi : à ce moment j’ai su que c’était sûr que je partais !

Tu as ressenti quoi ?

Beaucoup d’excitation !

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir l’Australie en particulier ?

Un ami pouvait me trouver un job dès mon arrivée.

Tu étais où ça ?

A Perth exactement.

Perth Australie

Tu parles quelles langues ?

Français et anglais, et j’ai des bases en allemand et italien.

Du coup tu connaissais la langue du pays dans lequel du partais. En quoi cela t’a aidé ?

Pour tout : trouver un boulot et un endroit pour vivre, me faire des amis et simplement pour le quotidien. Trouver un boulot a tout de même été la chose la plus compliquée.

Est-ce que tu conseillerais d’apprendre la langue avant de venir ?

C’est un plus mais il n’y a rien de mieux que d’être sur place pour apprendre.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

La gestion du budget pour alterner travail et voyage.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Mieux caler la date d’arrivée sur la date de début du job (saisonnier)

Où as-tu trouvé le plus d’infos sur l’Australie ?

En faisant des recherches Internet, en allant consulter des forums, etc.

Le jour où tu es arrivé, est-ce-que tu t’es senti perdu ?

Non, j’avais bien préparé mon arrivée.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Oui je m’en suis fait des tas !

Plutôt des locaux ou des expatriés ?

Les deux !

Est-ce qu’il est facile de se fondre dans la masse en Australie ?

Oui, plutôt.

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui voudrait venir vivre en Australie ?

De bien gérer son budget !

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la nourriture ?

Oui, le fromage me manquait 🙂

Est-ce-que tu as du t’ajuster aux gens ?

Pas spécialement.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la législation ?

Pas spécialement non plus.

Est-ce-que tu as du t’ajuster au climat ?

Un peu, le climat est plus chaud.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à l’habillement ?

Pas spécialement non plus !

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de travailler ?

Oui, les jobs réalisés étaient beaucoup plus manuels que celui exercé en France.

Est-ce-que tu as du t’ajuster à la façon de vivre ?

Oui, j’ai du m’adapter à la vie en mode backpacking !

C’est-à-dire ?

Eh bien en fait je ne suis pas resté en Australie les 1 an et demi : j’ai aussi fait 6 mois de backpacking en Asie !

D’accord ! Je comprends mieux !

Oui mon expérience est davantage une vie de voyage plutôt qu’une expatriation à proprement parler 🙂

Je vois ! Le retour a du être vraiment difficile.

Oui, le retour au train train quotidien n’est pas évident.

Et tu penses déjà à repartir ?

Oui, mais plus sur des périodes de vacances (déjà reparti 3 semaines en Inde) pour ne pas nuire à ma vie professionnelle.

Je te remercie de tes réponses Rémy, je pense que tout cela intéressera pas mal de personnes ! A la prochaine !


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Sláinte ! L’Irlande avec Clotilde | Expat’Interview #2

Carte ID

Bonjour Clotilde ! Alors toi tu as été expat’ à Dublin en Irlande c’est bien ça ? 🙂

Oui ! Pendant 2 ans, de 2011 à 2013.

Pourquoi y étais-tu ?

Après le bac, je suis partie en Irlande dans le cadre d’un double-diplôme en droit français et droit de common law.

Ah oui ! ça n’a pas du être facile ! Quelle a été ta motivation première ?

Je ne voulais pas aller à la fac à Paris.

Et le moment où tu as su que tu partirais ?

J’ai su que je partais quand mon dossier a été accepté.

Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

Un mélange d’excitation et d’appréhension.

Qu’est-ce-qui t’a fait choisir l’Irlande ?

C’était le seul pays partenaire avec ma fac française qui permettait de faire un double diplôme en anglais à l’époque. Et j’aime bien les moutons.

Quelles langues tu parles ?

Je parle le français et l’anglais. Je baragouine l’italien. J’arrive à comprendre quelques mots de suédois et je reconnais quelques mots écrits en gaélique.

Du coup, tu connaissais la langue officielle de l’Irlande.

En fait, les deux langues officielles sont l’anglais et le gaélique. J’avais déjà un bon niveau en anglais quand je suis partie. A Dublin, le gaélique fait surtout joli sur les panneaux, donc ça ne m’a pas posé de problème. Ça n’aurait pas été pareil dans tous les comtés d’Irlande ceci dit.

D’accord. Et au sujet de l’anglais, en quoi cela t’a aidée dans ton expatriation de bien le connaître ?

Pour tout franchement. Trouver un logement, me faire des amis, comprendre les cours…

Donc tu conseillerais de bien connaître la langue avant de partir ?

Oui.

Quelle a été la partie la plus difficile de ton expatriation ?

Étrangement ça n’a pas été de me retrouver dans un autre pays, mais de me retrouver seule pour la première fois.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment pendant ta préparation à l’expatriation ?

J’aurais appris à me faire à manger. Et j’aurais repéré le trajet qui mène de l’aéroport à l’université, je ne me serais pas contenté de prendre l’adresse de celle-ci en pensant que le GPS m’y mènerait sans problème.

Qu’est-ce-que tu aurais fait différemment à ton arrivée sur place ?

Je n’ai pas grand-chose à redire sur mon arrivée sur place. Ça s’est plutôt bien passé.

Où as-tu trouvé le plus d’infos et les meilleures infos sur l’Irlande et Dublin ?

Je me suis basée sur le site internet de mon université et des guides touristiques. J’avais aussi un contact avec une irlandaise qui vivait à Dublin et qui a répondu à mes questions sur la ville.

Le jour où tu es arrivée, est-ce-que tu t’es sentie perdue ?

Au sens littéral. On a eu du mal à trouver la fac ; une fois trouvée, à se repérer sur le campus ; et le soir on s’est perdus dans la ville.

Est-ce-que tu as réussi à te faire facilement des amis ?

Oui, j’en ai plein !

Est-ce-que ce sont plutôt des locaux ou des expatriés comme toi ?

Les deux !

Est-ce-que tu dirais qu’il est facile de se fondre dans la masse en Irlande ?

Oui

Quels conseils donnerais-tu à quiconque voudrait venir vivre en Irlande ?

Ne prenez pas de parapluie, ça ne sert à rien il y a trop de vent. Ils ne rendent pas la monnaie dans les transports en commun donc prenez beaucoup de petite monnaie ou achetez une carte de transport ou mieux encore achetez un vélo. Dublin a beaucoup de pistes cyclables et ça vous évite le passage obligatoire par le centre-ville que font toutes les lignes de bus si vous ne voulez pas y aller.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la nourriture ?

J’ai dû m’ajuster à me faire de la nourriture. Du coup je cuisinais ce que je connaissais, donc pas trop local.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux gens ?

Les étudiants irlandais s’habillent étrangement mais sinon il n’y a pas eu trop d’ajustement nécessaire.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la législation ?

Certaines choses me paraissaient banales en France et n’existaient pas en Irlande. Mais c’était plus une adaptation intellectuelle qu’administrative. Je n’ai eu besoin d’accomplir aucune démarche particulière en arrivant sur place.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster au climat ?

Pour les irlandais, au-delà de 25°C c’est la canicule. Il n’y a que deux saisons là-bas (le printemps et l’automne), et elles ont lieu plusieurs fois par jour. Il y a toujours du vent. Il ne fait pas trop froid en hiver.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à l’habillement ?

J’ai adopté une écharpe pour couper le vent.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster aux coutumes ?

Les coutumes sont assez similaires à celles de la France.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon de vivre ?

Pareil, la façon de vivre est assez similaire.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à la façon d’enseigner ?

Je n’avais pas été à la fac avant alors j’ai dû m’ajuster comme j’aurais dû m’ajuster si j’étais restée en France.

Est-ce-que tu as dû t’ajuster à quoi que ce soit d’autre ?

Pas que je me souvienne.

Est-ce que ton retour a été difficile ?

Oui, je ne voulais pas rentrer. L’Irlande m’a beaucoup manquée.

Est-ce que tu penses déjà à repartir ? Dans quelles conditions ?

Je pense repartir mais seulement pour les vacances, pas à long terme. Pas tout de suite en tout cas. Peut-être un jour si j’en ai la possibilité professionnellement parlant.

Si tu penses déjà à repartir, que feras-tu différemment ?

J’ai été exemplaire. A part sur le coup du repérage du trajet à l’aller ^^.

Et maintenant, que fais-tu dans la vie ?

Je protège le faible, la veuve et l’orphelin (en bas de l’échelle hiérarchique).

Un dernier mot (Jean-Pierre) ? 🙂

Sláinte!*

Je te remercie de tes réponses sincères et pleines d’esprit ! J’espère que nos lecteurs auront autant de plaisir à te lire !


Clotilde vient de créer un blog, sur lequel elle parle de sa nouvelle vie en Pays de la Loire, plus précisément à Pornic, où elle fait des tas de balades à vélo et les raconte (en y ajoutant quelques mots d’esprit et impressions) au travers de ses articles !

Le Blog de Clotilde: Pornic à vélo


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*Slàinte! : “santé !” en gaélique.

Moving To Singapore For Love: Brianna’s Story | Expat’ Interview #1

BRIANNA

Hey Brianna, thank you for joining me on this adventure! Can you tell me a bit more about yourself and about your expatriation in Singapore? What was your motivation to go?

Well, I’ve always wanted to start my own business and I fell in love with a New Zealander working as an expat in Singapore. So I’ve expatriated myself to be with my loved one, and I wanted to experience something new!

What was the turning point for you?

When he asked me and I lost my job in the US. It gave me no excuse and I had nothing to lose.

How did it felt then?

Exciting!

How long have you been there?

It has been 2 years.

What made you choose this place in the world in particular, besides the fact that your boyfriend was living there?

Singapore is modern, there are lots of opportunities for traveling, and so many other expats who are new and in a similar position as me.

How many languages do you speak?

I speak two languages, Polish and English.

As an English speaker, you already knew the official language of Singapore (one of them actually). How did it help? Do you recommend learning it beforehand?

It helped with making friends, and just daily life in general. If you don’t speak English, you don’t particularly have to learn it beforehand.

Did you encounter any difficulties?

Yes, getting a job and finding a place were a difficult part, and also making friends: in fact I still struggle to make friends, and the ones I have are mostly other expats, not locals.

What do you think is the reason for that?

Singapore is not an easy place to blend in as an expat’: there are just too many different cultures with not a lot in common and people tend to stay to themselves.

I see what you mean. Having said that, what do you think was the most difficult part of your expatriation?

Keeping myself busy and dealing with loneliness.

Looking back on it now, what would you have done differently upon your arrival there?

Explore more instead of sitting at home feeling homesick.

And what would you have done differently during your preparation?

I would have spent more time saying goodbye to my family and favorite places.

On your day of arrival there, did you really feel lost? How so?

Yes. I thought, ‘what now?

Where did you get the most/best information about the place of your expatriation?

My boyfriend and meeting other expats giving me advice.

What advice would you give to anyone looking to come live as an expat’ in Singapore?

Go out and make friends.

Duly noted! Now, about the adjustments you needed to make during your expatriation: how about the food there?

Yes it needed adjusting. Most things were spicy and Asian food. Coming from the US, there aren’t too many options for western food.

Did you need an adjustment to the people? How so?

Yes. I wasn’t used to the big city rudeness and I have a hard time walking through large crowds of people.

Did you need an adjustment to the legislation?

No, not really.

Even though the Singaporean legislation is one of the most restrictive in the world?

I guess I found some laws quite strange and bizarre and sometimes I think the government is a bit too strict with ridiculous things such as the ban of chewing gum, not being fair about same sex marriage laws, etc. But none of the laws here have affected my daily living lifestyle so I don’t mind and I am respectful of the country’s legislation. Although I believe strongly in better rights for the lgbt community here.

Did you need an adjustment to the climate? How so?

Yes. It’s so humid and hot year round. I miss seasons.

Did you need an adjustment to clothing? How so?

It’s so hot and I only wear clothes that I can sweat in. I don’t put as much effort into fashion, hair, and makeup like I used to. The hot humidity makes it hard.

Did you need an adjustment to the customs?

A little bit.

How so?

I find the “singlish” slang to be very hard to understand. It’s english, but they throw in a bunch of other words and phrases that I don’t understand as a native English speaker. I’ve also had to deal with hatred just because I am an American. And getting used to the hawker street feed was hard for me at first. But now I love it!

I see. Did you also need an adjustment to the way of living? How so?

Yes. Things here are much more expensive and you spend most of your time indoors.

Did you need an adjustment to the work life? How so?

Yes. This is the first time I am full time working for myself.

Did you need an adjustment to anything else?

Yes, I had to get used to the time difference making it hard to sometimes call family and friends back home.

Your last word? 🙂

Singapore is a fun place to grow and enjoy life in the modern clean city but I wouldn’t stay here forever.

Well thank you so much Brianna! It has been a real pleasure interviewing you!


Brianna de Gaston is a very successful YouTuber and Instagram influencer. She creates great content about her expatriation in Singapore, but also about fashion, lifestyle and traveling! Check out her social media:

Brianna’s YouTube Channel: Brianna in Singapore

Brianna’s Vlogging YouTube Channel: Brianna and James

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Brianna’s Blog: http://www.globalfashiongal.com/

Brianna’s Patreon Page: https://www.patreon.com/GlobalFashionGal


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*© Photos: Brianna, Brianna in Singapore.